Des nouvelles de Miranda : ça avance enfin !

Voilà pas mal de temps que je n’avais pas fait de point sur ma reine fourmi.

La situation étant peu intéressante j’ai préféré ne rien dire. D’autant plus que mon déménagement au début du mois dernier n’avait pas arrangé les choses.

Mais reprenons le cours des événements là où je les avais laissés.

Le couvain était assez conséquent et prometteur. Mais voilà, chose que je n’avais pas envisagé : l’eau -légèrement sucrée- s’est tarie assez vite, et d’autre part il semblerait que celle-ci aie cristallisé sur le coton, empêchant l’accès à Miranda à l’eau. Mais l’eau même légèrement sucrée semblerait avoir causé d’autres soucis plus grave. Alors que le début des pontes et le développement se déroulait bien, la reine s’est mise à dévorer nymphe et cocons pour ne plus avoir que quelques oeufs. Nous sommes alors à la mi-Août. J’incrimine le sucre car en fait elle n’en avait absolument pas besoin et que cela aurait boosté trop vite les développement, chez cette espèce (Camponotus Aethiops) qui possède des rythmes plutôt lents.

Saisi par l’urgence, je met en place un nouveau tube à essai, avec de l’eau pure cette fois-ci, en face du premier duquel j’ai ôté le coton. Je laisse un mince filet pour que l’air passe mais pas la moindre fourmi. Mon idée de départ était que Miranda migre dans le tube neuf. Las ! Bien au contraire, elle se met à s’en servir de dépotoir (excréments, fragments de cocons, etc.). En fait, elle ne migrera pas.

Les jours qui suivent, je constate une amélioration. Elle se remet de nouveau à pondre et à ne pas dévorer le couvain. Entre-temps, je déménage. Nous sommes alors début Septembre.

Un cocon a éclos pour laisser naître une nymphe. Je porte mes espoirs dessus. Mais au bout d’une semaine, je n’en trouve plus trace. Miranda a du le dévorer ! Sans doute a-t-elle pris goût à ce genre de repas qui il est vrai apporte pas mal de protéines (et permet d’évacuer le trop plein de sucre ?).

Quoiqu’il en soit, le couvain n’a pas la vigueur des premiers jours. Mais son développement avance. Miranda doit sans doute manger quelques oeufs de temps à autre ou bien elle contrôle désormais sa ponte un peu mieux. Une larve se transforme en cocon et rapidement en nymphe.

Et cette nymphe sera la bonne. Mi-Septembre. Au cours de deux longues semaines, ma reine s’en occupera. Et en l’espace de 5 jours, je la vois prendre des teintes brunes de plus en plus prononcées.

Et ENFIN, le 3 Octobre (J+88 !!!!), la nymphe totalement noire se lève : la PREMIERE ouvrière est debout. Je m’empresse de prendre un cliché.

On peut bien apprécier la différence de taille entre l’ouvrière et sa reine.

Cela signe un nouveau départ.

J’ai vite fait de vider la boite de Ferrero Rochers que j’ai acheté le Week-End, pour en faire l’aire de chasse. Je perce un trou sur le côté qui servira de point d’accès à un tube qui sera relié à la future cité que je creuserait dans la bloc de béton cellulaire que je garde bien au chaud. Je prépare du plâtre et j’en tapisse le fond. Séchage d’une journée complète.

Et arrive le moment de l’introduction du tube à essai dans l’aire de chasse. Je désolidarise le premier tube (avec Miranda dedans) que je place avec délicatesse dans la boite qui sera désormais l’aire de chasse. Panique dans le tube : les antennes se dressent, s’agitent en tous sens. Mais mes deux chères fourmis retrouvent leur calme. Leur tube est désormais ouvert sur l’extérieur, d’où proviendra eau … Et nourriture !

Voici l’installation. Deux tubes. L’un tout neuf rempli presque à fond d’eau toute fraîche, avec le coton imbibé au bout dans lequel les fourmis viendront puiser. Le premier tube dans lequel les fourmis resteront. Deux petites lamelles en plastique sur lesquelles je disposerais divers aliments : cotons imbibés de liquides sucrés, insectes morts (passés au congélateur durant 72 heures pour tuer tout acarien), miettes de gâteaux, bout de jambon, etc. Bref, une alimentation variée mais qui devra être assez riche en protéines au départ. Pour le moment j’ai placé quelques miettes de gaufrettes et un coton imbibé de sirop.

Quid de l’évasion des occupants ? A cela, une parade très efficace a été trouvée par les éleveurs de fourmis : le « talcool », un mélange de talc et d’alcool médical à 90°, qui forme comme une pâte que l’on dispose avec le doigt sur le pourtour de la boite. L’alcool étant très volatile celui-ci s’évapore presque instantanément, et le talc reste. Cela forme une barrière très poudreuse et très instable sur laquelle les pattes des fourmis n’auront pas prise. Après quelques essais, elle en auront marre de chuter par terre.

L’ouvrière sera sans doute assez rapidement chargée d’aller inspecter l’extérieur et tenter d’y trouver de quoi nourrir le couvain, et la reine.

Voilà pour cette grosse mise à jour. Miranda et sa première ouvrière vous saluent bien !

2 réflexions sur “ Des nouvelles de Miranda : ça avance enfin ! ”

  1. Miam des insectes morts dans le congelo, je crois qu’on va annuler le repas prévus chez toi ! Sans rancune ! :D :D

    PS: N’essaye pas les cadavres, ça prend trop de place.

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