Double descente dans les catacombes parisiennes

Entre le 11 et le 14 Novembre, je suis allée à Paris, avec des collègues pour faire une descente dans les catacombes de la capitale. L’une des meilleures expériences que j’aie jamais faite.

Donc le Jeudi 11 Novembre, je prend très tôt le matin le train pour Lyon, où un collègue passe me prendre en voiture. Nous prenons une 3ème personne et là, direction pour Paris.

Nous arrivons dans la Capitale vers 17h. Parking, bouffe du soir, préparation, etc. Nous descendons une première fois à 22h environ via une grosse plaque qui donne sur un puits de 20 m de profondeur. Ce soir là nous avons joint un groupe plutôt nombreux. C’est donc dans une ambiance festive que nous évoluons depuis la zone Nord du réseau.

Il est rapidement 23h. Nous nous arrêtons un temps pour faire le point et se reposer (nous allons à plutôt vive allure). En dessous, des spirales, des spirales partout ! Au plafond du Bureau du Centre. Des spirales…

Nous nous réunissons ensuite dans la salle de l’Apéro. Il est environ 1h du matin.

Ensuite, le groupe se scinde. Certains remontent, d’autre restent. Vers la fin, nous nous décidons à trouver un endroit pour dormir. Car nous allons passer la nuit dessous. C’est dans la zone nommée Assas que nous trouvons un endroit sympa.

Dormir dans les catacombes est quelque chose de spécial. Le lieu n’est pas de tout confort. Le noir et le silence y est TOTAL. Quand je dis, TOTAL, c’est TOTAL : Pas un seul bruit ne peut parvenir à vos oreilles (hormis ceux de votre organisme qui du coup sont parfaitement audibles), et pas le moindre photon pour venir exciter votre rétine. Je parviens malgré tout à trouver le sommeil, malgré de nombreux réveils pour changer de position.

Nous nous levons à 8h30. Il ne fait pas jour allons… A 30 mètres sous terre il fait toujours nuit. Rapide petit déjeuner nous prenons la direction Sud pour y trouver une sortie. Anschluss, le Bunker Allemand, le réseau Sud est là. Plus fréquenté, plus taggé. Nous nous arrêtons dans une salle pour casser la croûte puis repartons. C’est à 14h30 environ que nous regagnons l’extérieur. Fin de la première descente.

Nous revenons au parking pour nous décrasser un peu, faire le point sur le matos, prendre de nouvelles réserves. La 2nde descente sera plus longue, et nous marcherons moins aussi.

C’est sur les 17h que nous revenons dans les catacombes. Toujours depuis le GRS (Grand Réseau Sud).

Passage par un endroit nommé « Le Château ». En effet, un véritable château-fort y est construit ! C’est à la lumière chaleureuse la lampe acéto que nous éclairons la salle (en plus des bougies), de façon à avoir une ambiance agréable pour photographier.

Diaphragme fermé à fond pour obtenir de belles aigrettes. En dessous, la lampe à acétylène (fusion HDR).

Nous gagnons une salle dénommée « La Vague » dans laquelle une belle fresque reproduisant l’oeuvre japonaise trône.

Je signe le lieu d’un lightpainting.

« La Plage » jouxte cette salle. J’y fait du lightpaint. Notez l’espèce de reproduction du tableau de Picasso : Guernica.

21h. Passage dans la Salle aux Champignons. D’autres reproduction de tableaux y sont présente.

Nous trouvons refuge pour la nuit dans une petite salle apparemment récemment creusée. Nous faisons chacun notre petit nid pour y dormir. Il est environ 23h quand nous nous couchons. La nuit sera moins calme que la précédente. Des passages dans la galerie attenante sont parfaitement audibles. Pour ma part j’arrive à bien dormir quand même (malgré l’inconfort et quelques rafraîchissements).

Lever sur les 9h30. Le point sur la nourriture nous fait rapidement savoir qu’on ne pourra pas tenter de passer une nuit supplémentaire dans les catacombes. Nous devons donc nous résoudre à devoir remonter en fin de journée.

Départ donné à un peu plus de 10h. Direction le nord du réseau pour aller visiter quelques salles. Nous repassons par les galeries sous le cimetière. Celles-ci sont vraiment agréables à parcourir. Nous tombons sur un carrefour vraiment esthétique, qui se divise en 5 branches. On s’y pose pour prendre de nombreux clichés.

Deux panoramique façon ultra-grand angle.

Eclairons à l’acéto l’un des pans de ce croisement. En dessous, une des plaques.

Lightpainting spiralé.

Nous repassons brièvement au Bureau du Centre (juste quelques formalités administratives pour voir si tout est en règle). Rassurés, nous allons un peu plus au Nord.

Nous passons 2h dans la salle dite « Le Bocal ». Cette salle avait été vandalisée. Ce n’est que récemment que celle-ci a été remise en l’état. Elle est donc bien propre, et donne envie d’y rester.

Deux nouveaux panos « 10 mm ».

Si jamais un graveur lit ces lignes, il y a un petit boulot pour lui.

Je finis par quelques lighpaints.

Je range de façon définitive mon appareil photo dans mon sac, et nous revenons dans le Sud. Nous sortons, et il est 18h environ. 25h sous le sol parisien.

25h de bonheur.

9 réflexions au sujet de « Double descente dans les catacombes parisiennes »

  1. Super intéressant ce reportage dans les catacombes !! ça donne très envie d’y aller !
    Noir total … voilà qui feraient rêver les astronomes amateurs si on pouvait voir la voûte étoilée …

  2. Très beau récit de ces quelques heures passées sous terre!
    On dirait véritablement que c’est une ville sous la ville avec toutes les œuvres sur les murs, on a pas idée de ce que l’on a sous nos pieds quand on visite Paris.

  3. Ma-gni-fique! J’ai exploré des anciens labyrinthes dans les sous-sols de la capitale alsacienne, et cela m’a donné envie de renouveler l’expérience à Paris.

  4. De biens belles photos. Si cela te dit (pour un éventuel autre passage sous Paris), j’aimerais communiquer en mp. Merci … et encore Bravo !

    1. Fiouu. Cela fait 7 ans depuis cette descente dans les catas, je ne pourrai pas te dire précisément. Je me souviens qu’il faut remonter le GRS plein Nord, et aller au delà des ossuaires. Faudrait que je retrouve le plan pour mieux situer, car là c’est très flou.

      1. Oui, je pensais bien que ça serait pas évident à retrouver, vu la date de ta descente. J’étais même étonné d’avoir une réponse sur un article aussi ancien. Pas grave, je demanderai au amis cataphiles. Merci d’avoir répondu en tout cas

Laisser un commentaire