Concernant mon père

Avertissement : cet article ne se situant pas dans la ligne éditoriale de ce blog, son autrice vous prie de s’en excuser par avance. Merci

Cet article n’est pas une lettre ouverte. Mais plutôt une plaidoirie à charge. Devant le silence assourdissant de la personne qui me sert de père, et devant son obstination à ne pas reconnaître les faits, et que non, je ne lave pas mon linge sale en famille, je vais dévoiler les actes scandaleux de ce personnage sur la place publique.

Tout d’abord, quelques éléments chronologique histoire de situer le contexte.

Avant de connaître ma mère en 1984, Alain -c’est son prénom, désolée mais je ne vais rien masquer, pas même son identité, c’est à lui d’assumer, pas à moi (note : nous partageons le même nom de famille)-, il avait une autre femme, avec laquelle il a eu une relation qui a duré trois ans environ. Iels se sont marié-es, ont eut une fille (ma demi-sœur donc), avant de lâchement abandonner son ex-femme suite à la honte d’avoir caché le fait qu’il n’avait plus de travail (mais lui continuait de le lui faire croire, mascarade qui a duré des mois). La procédure de divorce a été rapidement expédiée vu les circonstances graves. Il n’a pas voulu se présenter au tribunal et a fait exprès d’arriver en retard au jugement. Il fut condamné à verser une pension alimentaire à sa fille et à s’occuper d’elle. Cela n’a pas pu durer et il a fuit de nouveau devant ses responsabilités. Cela vous permet de comprendre un peu mieux le personnage, c’est important pour la suite.

Donc, Marmande, 1984. Mes parents se rencontrent dans un restaurant. Ma mère tombe assez vite sous le charme, puis sous l’emprise de ce beau jeune brun, beau parleur, qui lui promet monts et merveilles. Rapidement, ma mère en a marre du logements qu’iels occupaient à Marmande et dégote un travail ainsi qu’un logement à Alain … dans la ville de Bergerac. A cette époque là, ma mère est déjà enceinte de moi. Il se montre déjà très possessif durant cette période à l’encontre de ma mère. Jaloux et voulant absolument tout contrôler d’elle. Elle n’a pas de travail et est donc mère au foyer (du moins après ma naissance le 11 Mai 1985).

Deux ans plus tard, encore sous la pression de ma mère et de son initiative, on déménage de Bergerac pour nous installer dans la petite commune de Varennes, toujours en Dordogne. C’est durant nos 4 années de présence là-bas que mon petit frère naît (en Novembre 1989). C’est à cette époque là que mes souvenirs deviennent plus clairs («Quand on a 4 ans, on ne se souvient pas.» Arthur, Kaamelott, Livre V). Et le portrait que je tire d’Alain est déjà clair : il me terrorisait. Il criait souvent, et n’hésitait à recourir aux violences physiques. Avec ma mère il n’était guère plus tendre, et celle-ci ne pouvait pas tellement intervenir. Je crois que c’est sous ce règne de terreur que j’ai lié une confiance envers elle.
Après Varennes, Creysse. 12 Juillet 1992. C’est encore à ma mère que nous devons notre nouveau logement, c’est elle qui a fait toutes les démarches. C’est elle qui sauve -une fois de plus- les meubles. Mais Alain ne se montre pas plus reconnaissant que ça. Il continue à vouloir la contrôler, et à saboter toutes ses initiatives d’être un peu plus indépendante financièrement. Que ce soit ces formations ou ses stages.

Et je vais sauter littéralement 23 années. 23 années durant lesquels le comportement d’Alain reste peu ou prou le même : terreur, peur, contrôle, et emprise psychologique. Je sortirais pour ma part de tout cela en 2005, lors du commencement de mes études. Mon frère me suivra quelques années plus tard, laissant donc ma mère seule avec lui. Durant quelques temps j’ai cru constater un mieux dans leur relation. Écran de fumée… Que j’étais naïve. Nous l’avions tous-t-es été.

En 2015 toutefois, ma mère se révolte enfin. Elle ouvre les yeux sur certaines choses et met en application un plan qui lui trottait dans la tête depuis quelques temps : le quitter et vivre sa vie. Elle se trouve donc un appartement à Bergerac, et déménage. Mais c’était sans compter sur le fait qu’Alain possède plus d’un tour dans son sac. Il use de chantage affectif, promet qu’il va changer… Ma mère se laisse avoir par ces belles paroles et revient vivre avec lui, et annule la procédure de divorce en cours. Elle en profite pour me proposer son appartement à Bergerac, raison pour laquelle je quitte Dijon, avec mon compagnon.

Retrouvailles avec mes parents. La première rencontre, à Creysse, se déroule plutôt bien, mais non sans incident (il fera une mauvaise réflexion à mon compagnon). On se reverra deux autres fois par la suite, et je comprends très vite que non, Alain n’a pas changé. C’est toujours le même personnage. Ma mère déchante assez rapidement également. Et commence à regretter amèrement sa décision de s’être remise avec lui…

Deux ans s’écoulent. Et ma mère me fait part de sa décision d’en finir avec lui, de le quitter. Définitivement cette fois-ci. Elle me propose que elle, mon compagnon et moi trouvions un nouveau logement, plus spacieux, et vivions ensemble. C’est fin Juillet 2017 que les choses s’accélèrent. Je trouve un bel appartement dans une maison dans un quartier calme. Celui-ci semble plaire à ma mère, et nous le visitons. Et dans la foulée, signons le contrat de bail. Nous laissant un mois pour nous organiser. Surprise quand mi-Août ma mère me fait part du fait qu’elle a quitté Alain et désire avancer son installation avec nous. Je l’accueille dans notre ancien logement.

Et c’est à partir de là que les choses vont se gâter. Car voyez vous, Alain ne veut pas l’entendre de cette oreille. C’est pour lui inacceptable. Et il mettra tout en œuvre pour mettre des bâtons dans les roues à ma mère. Mon frère n’est pas resté de côté. Un an avant, il est venu lui aussi s’installer à Bergerac. Et s’est épuisé à raisonner Alain, sans succès. Il a pourtant fait tout son possible, même de se mettre en colère. Cela ne fonctionnant pas il a décidé d’arrêter les frais.
Vers la fin du mois d’Août nous tentions de calmer le jeu et de poser nos conditions. Histoire de trouver une trêve. Un traité de paix en somme. Nous sortirons de ces négociations assez ravi-e-s. Tout en restant un peu sur nos gardes.

En cette fin d’Août, tout est en place. Le déménagement est planifié, la location du camion aussi, les papiers du logement en ordre. Jusqu’à ce qu’une nouvelle nous tombe sur le coin du crâne : ma mère consultait son solde à la banque. Elle est à découvert de pratiquement 500€ ! 500 balles. Nous ne comprenons pas d’où cela vient. Toutes ses charges fixes ont été payées, elle a pu encore récemment faire des achats. Quelque chose cloche. Je lui propose d’examiner les détails de ses dépenses sur son compte en ligne. Et nous constatons deux irrégularités : deux retraits effectués au bureau de Mouleydier, pour une somme de 446€ et de 40€. Comment de telles sommes ont-elles pu être retirées dans un guichet ? Simple : 5 ans plus tôt, ma mère avait accordé à Alain une dérogation sur son compte courant. Lui permettant d’effectuer des retraits en liquide (car semble-t-il il était en galère financière. Soit.).

Voici l’extrait de compte qui prouve mes dires :

C’est le coup de massue. Et légalement rien que nous ne puissions faire pour le contraindre à rendre cet argent. Alors nous contactons par téléphone le voleur. Il nie en bloc. Cette méthode s’appelle du gaslighting, nier les faits et mutiler la vérité. Typique des comportements toxiques (j’espère que vous aviez compris jusque là que Alain était manipulateur, et toxique). Ma mère prends toutefois l’initiative de lever la procuration. Et modifier son mot de passe sur Internet concernant son compte en banque. Cela limitera les dégâts.

Début Septembre c’est le temps du déménagement, cela ne nous laisse pas trop de temps pour mettre la pression à Alain afin qu’il rende l’argent. Les charges financières de ce mois de Septembre sont très lourdes. Et achève le peu d’argent restant à ma mère. Mon frère parvient à faire reconnaître à Alain que c’est bien lui pour les 446€ (mais pas les 40€ bizarrement). Soit-disant pour le loyer du foyer conjugal, alors que celui-ci est déjà payé, par ma mère. Ce qu’il a fait avec cet argent on n’en sait rien. On sait qu’il a remis 150€ de la somme totale (486€) sur le compte en banque de ma mère, mais c’est tout. Il lui reste donc 336€ à rendre.

A l’heure où j’écris l’article, la situation est au point mort. Ma mère va reprendre la procédure de divorce. Au passage, j’ai oublié de noter que nous avions voulu aller à Creysse récupérer ses meubles, sans succès, car l’artiste a … changé la serrure. Et c’est pas bon pour lui. Vraiment pas bon, car il se met en position d’illégalité en empêchant sa femme d’accéder au domicile conjugal.

Cet article je le met en ligne car je sais que Alain refuse d’admettre la vérité. Car il refuse également d’entendre raison. Et l’uns des seuls moyens pour le faire plier c’est d’afficher publiquement et nommément ses actes. L’époque où on lavait notre ligne sale en famille est révolue… A charge de revanche.

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