Archives de catégorie : NLC

En orbite autour de la Terre II

Et cette fois-ci depuis l’ISS.

Car j’avais fait ceci.

Evidemment, je ne suis jamais montée à bord (!). Cela dit, je suis tombée il y a quelques jours sur ce site magnifique :

http://eol.jsc.nasa.gov/

Il catalogue toutes les photos prises par les astronautes à bord de la station spatiale depuis qu’elle est mise en service. Il y en a de toutes les sortes, et pour les sujets les plus inattendus. Il faut dire que le spectacle de la Terre vue depuis l’orbite, à environ 450 km, doit être sans cesse renouvelé. 16 couchers et levers de Soleil par jour…  La planète défile sous le regard, des nuages la recouvrant, dans la mince pellicule atmosphérique, si délicate. Oui, le spectacle doit être de toute beauté.

Depuis ce site, j’ai récolté quelques images que je trouvait vraiment bien, et que j’ai décidé de traiter comme si c’étaient mes propres photos. Par contre, j’ai conservé les mentions de la photo dans le petit bandeau blanc.

Je commence tout d’abord avec cette vue montrant une partie de la Provence, vue dirigée vers le Sud, consistant en l’assemblage de deux vues. On peut parfaitement distinguer la côte Méditerranéenne ainsi que l’Etang de Berre. Marseille est également discernable. Nous pouvons nous amuser à retrouver des sommets comme la Sainte Baume, la Sainte Victoire, le Luberon, etc.

Partons sur le reste du globe avec ces quelques vues du limbe terrestre.

Ici un rémanent de cyclone tropical. A droite, la Lune se couche, tandis que des cellules orageuses éclatent en avant plan. On peut constater à quel point l’astre lunaire est terne comparé à la Terre.

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NLC le 18 Juillet – toujours du bonheur !

Cela commence toujours de la même façon : tout d’abord une rumeur à l’Est. Serait-ce nos yeux qui nous jouent des tours ? Seraient-ce des jeux de contrastes sur les couches de brumes ? L’aurore n’est pas encore arrivée, et déjà la rumeur se fait de plus en plus présente.

Puis les prises de vue de l’appareil photo confirment la rumeur qui devient réalité tangible. Et puis les choses semblent s’emballer. Il fait toujours nuit, et les nuages noctulescents sont déjà là !

A partir de là, tout peut être possible. Vont-ils provoquer une véritable éruption de filaments électriques ? Vont-il s’estomper trop vite ? Vont-il irradier à l’horizon ?

La réponse ne tarde pas à se faire connaître. Dans l’aube naissante, les voiles gagnent en intensité. Et ils se parent de subtiles dentelles.

Le spectacle au dessus des tours de verre et d’acier est sublime. Je prend un panorama à haute-résolution sur les voiles diaphanes.

Le noeud du spectacle se déroule à ce moment là. Cet instant où la lumière solaire illumine avec force les nuages noctulescents, et que l’aube n’est pas encore trop insistante.

Mais cette dernière arrive, inéluctablement.

Des draperies déchaînées résistent encore. Je reste comme hypnotisé par elles.

Oui, il est temps de rentrer. Les NLC tirent leur révérence au dessus du centre urbain.

Les Voiles Merveilleux étaient là [NLC le 16 Juillet 2010]

3h du matin. Si au moins ce métro pouvait être ouvert à cette heure-ci ! Mais non, il faut que je marche, durant 3 kilomètres afin de parvenir au point de vue Ultime. L’endroit où j’espère obtenir LE cliché. Je crois prendre un raccourci, mais en fait il me fait perdre du terrain. Je parviens toutefois à l’Erasmusbrug. Je jette un oeil en direction de l’Est, là où tout doit basculer. Et le contact est brutal. Entre les tours de béton, d’acier et de verre, des ondes diaphanes, aux lueurs électriques. ILS sont là. Les NLC…

Je m’immobilise un temps sur l’Erasmusbrug. Je prend ce panorama que j’aurais voulu prendre l’an passé, tant qu’il était encore temps. Le Willemsbrug est visible, enjambant la Maas. Et au dessus, l’objet de tous mes désirs…

Je gagne une structure située un peu au dessus du quai situé à l’Est de l’Erasmusbrug. Vision insolite d’une ville ultra-moderne surmontée de nuages surréels.

Les anges qui m’avaient enivrés l’an passé sont là de nouveau, à tisser la toile céleste. Je peine à en croire mes yeux.

Un tout petit peu plus tard. La structure semble comme immuable, suspendue dans le temps et le vide presque spatial de la mésosphère.

Pour la tour de droite, c’est sans doute un spectacle inédit car elle s’est érigée sur le sol de la ville en quelques années. Je me souviens encore des grues qui s’élevaient en cet endroit l’an dernier.

Et puis l’aube devient de plus en plus insistante. Je le sais, cela conduira à la disparition progressive de ces nuages noctulescents.

Des voiles résistent encore en direction de ce pont métallique.

Une dernière série de clichés pour composer le dernier panoramique de cette folle fin de nuit.

Sur le chemin du retour, je me pose la question si je n’ai pas finalement rêvé tout ça.

Les NLC, ou le rêve éveillé…

Retour à Rotterdam – Jour 2

Journée en 3 parties

Infrarouge !

Je me suis baladé avec mon filtre IR pour faire quelques clichés dans la ville. Chaque vue résulte d’une pose de 30 s (100 iso). Cela procure l’étrange sensation que les rues sont vides alors qu’en réalité elle sont agitées.

Le ciel s’est dégagé en fin de journée, j’ai pris quelques clichés à proximité de l’endroit où je passe la nuit.

Jouons avec la Lune

Parti sur les quais pour aller voir si ça NLC, j’ai surpris la Lune en train de flirter avec la tour Euromast et une grue située en avant plan. L’occasion de jouer avec l’astre.

Vue plus large montrant la Lune qui joue à cache-cache avec la grue, et Vénus à droite.

Nuages noctulescents !

Le soir venu, je suis allé du côté de Wilhelminaplein histoire d’avoir un excellent point de vue sur les NLC (car je suis quand même venu en partie pour ça).

Eh bien j’ai pu avec plaisir en voir. Bon, pas très intenses mais suffisamment visibles. Sur les longues poses cela dit, on peut en voir un peu plus.

Contexte au 18 mm. La zone concernée n’est pas très large.

Assemblage panoramique de deux clichés.

Et puis vers la fin l’ensemble a perdu en clarté.

Mais ce qu’il faut retenir : je suis vraiment contente de pouvoir revoir ces NLC tant convoités.

Rotterdam 1 an – Retour en images : Juin

Suite de la série de mes retours en images pour les 1 ans de mon séjour à Rotterdam avec 2 nouvelles images.

NLC du 8 juillet

Quelques fragments de NLC plutôt faibles, surtout à cause de nuages présent tout au long de la nuit, et qui sont devenus de plus en plus nombreux, me forçant à abandonner plus tôt que prévue la séance de photos.

Les images, et un seul panorama qui semble montrer des extensions vers l’Ouest. Captures entre 3h25 et 3h47 du matin.

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NLC du 6 Juillet 2009

Eh bien ça continue! Faut dire que j’ai envie d’en profiter le plus possible.

Bon, le ciel ne s’est pas embrasé non plus, c’était plutôt faible, et assez haut. Par contre, une belle extension en direction de l’Ouest.

Les images, prises entre 3h55 et 4h16 du matin.

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Et deux vues panoramiques.

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Quand je disais que c’est faible, c’est que C’EST faible!

NLC du 4 juillet

Mais vraiment rien à voir avec ceux du 2 juillet. Faibles et plus hauts dans le ciel. Et plus tardifs aussi, car ils se sont manifestés entre 4h05 et 4h30 du matin.

Les images.

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Vraiment faibles quoi.

Et deux panoramiques, avec dernier qui est un peu acrobatique (bah vi, j’ai pas de grand angle donc un peu galère quoi).

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NLC, Volcanic sunset, etc.

Comment s’y retrouver? Sous l’impulsion d’un personne sur internet me demandant de l’aider à s’y retrouver, je suis parti pour faire un schéma explicatif.

Finalement, il y aura 3 schémas, étape par étape. Ceci devrait vous aider à bien comprendre les conditions de visibilité des nuages noctulescents, de l’aspect rougeoyant tardif du ciel causé par les nuages de poussière et de dioxyde de soufre provenant d’un volcan, et du ciel étrangement rayé observable peu avant et après le coucher du Soleil.

Tout d’abord, il faut savoir que bon, la Terre est ronde (non, sans blague???). Que se passe-t-il alors deux heures avant le lever du Soleil (ou deux heures après). Les exemples ne sont valables que lorsqu’il y a les nuages/poussières recherchées. Sinon, c’est pas la peine. Les flèches jaunes montrent le trajet de la lumière du Soleil.

Ceci :

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Les NLC situés dans la mésosphère à une altitude moyenne de 80km capturent très rapidement les premiers rayons du Soleil alors que l’observateur est encore dans la nuit et que seules les 1ères couches de l’atmosphère sont exposées à la lumière solaire. Ces NLC reflètent une petite partie du rayonnement et les font devenir visible et arrivent à bien contraster sur un fond de ciel encore sombre.

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Mais plus tard (ou plus tôt), ce sont les couches plus basses de l’atmosphère qui attrapent les rayons du soleil. Ainsi, les particules situées dans la troposphère arrivent à refléter les rayons solaire alors que le NLC s’évanouissent sur un fond de ciel clair. Dans le même temps, l’incidence des rayons n’est plus suffisante pour les rendre bien visible. Par contre, les nuages volcaniques reflètent bien la lumière solaire et il en résulte une aube précoce ou un crépuscule tardif.

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Et puis lorsque le Soleil va faire son apparition, les rayons du Soleil passent au travers des nuages volcaniques et les rendent visible par effet de transparence (les zones les plus denses étant les plus sombres). Il va de soi que les NLC sont inobservable dans une telle configuration.

Voilà, j’espère que cela pourra aider certains à s’y retrouver dans ce véritable jeu de lumière qu’est le crépuscule ou l’aube.

NLC à Rotterdam le 2 juillet 2009 – Instant suspendu dans le temps…

Presque 15 jours sans apercevoir le moindre nuage noctulescent.

Et puis ce matin, alors que je finissais de regarder un documentaire sur la mission Mars Exploration Rover (Roving Mars), j’ai jeté un oeil vers le Nord. Il est alors 3h15 du matin. Et je vois des franges bleutées apparaître sur un fond de ciel encore sombre. Des NLC! Je prend une première photo alors qu’il est 3h18.

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Déjà, à ce moment là, je trouve le spectacle de toute beauté.

La structure évolue légèrement alors que le fond du ciel commence à diffuser les premiers rayons d’un Soleil encore lointain. Il est 3h25.

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Et puis je commence à faire une session de panoramiques, dont en voici un, capturé à 3h33. Des éléments supplémentaires sont apparus, promesse d’un spectacle à venir.

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3 minutes de plus…

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Et puis au Nord et à l’Est, tout s’accélère. Des éléments supplémentaires se dévoilent en sortant de l’ombre du globe terrestre. Il est 3h38, et les NLC se parent de couleurs délicates, saturées par le voile invisible des poussières volcaniques du volcan Sarichev. Je commence à prendre la mesure de la scène qu’il est en train de se jouer là-haut.

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Je ne veux perdre aucun détail de ce complexe de NLC. Ici, un panoramique haute-résolution réalisé alors qu’il est 3h45.

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Un niveau de complexité supplémentaire est alors atteint. Il ne s’agit plus seulement d’ondulation, mais d’une véritable dentelle cosmique en train de se tisser sous mes yeux. Je tente maladroitement de faire un light painting. Mais je préfère abandonner plutôt que de risquer de perdre de vue un si beau moment.

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Je peine à contenir une certaine émotion et repars vers une nouveau panorama. Les couleurs sont d’une incroyable diversité. Il est alors 3h53.

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Une vue rapprochée et centrée sur la partie la plus riche du complexe. 3h54 à gauche. Vue plus large à droite, 3h56. Je suis vraiment aux anges. On peut se prendre à rêver de ces mêmes anges en train de tisser cette voile céleste, ondulant au gré des vents mésosphériques.

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4h00 du matin. Nouveau panoramique. La scène est à couper le souffle. Je crois être en train de rêver.

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Oui, je dois être en train de rêver. Ces nuages sont d’une terrible beauté. 4h03 lorsque je prend ce cliché rapproché.

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Je décide de descendre et d’aller près de l’étang qui fait face aux appartements. La présence incongrue de cette étang rajoute au surréalisme de la scène. Il est 4h08. Je ne peux plus me défaire de ces nuages d’une beauté sidérale, sidérante. Je ne sais même plus quoi penser tellement le spectacle est beau.

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Je m’immobilise un instant sous ce ciel aux dentelles merveilleuses.

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Et puis, la Terre dans son formidable élan, lent mouvement du fin fond des Âges, nous entraîne vers l’Est et le Soleil. L’éclairage des nuages noctulescents diminue tandis que l’aube devient inévitable. Les nuages se retirent de la scène.

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Bientôt, il ne reste plus que des franges d’écume de cette mer imaginaire si capricieuse.

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Et c’est sous le regard du couple provisoirement formé par Mars et Venus (à droite de l’image) que le dernier acte de la scène prend fin.

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Il est alors 4h28.

Je décide de rentrer.