Archives pour la catégorie Fourmis

Paysage et macro au mois de Mai

Et une balade en ce joli de mois de Mai, les manteaux on les met jamais (enfin, d’après ce cher Laurent Voulzy). Cela faisait un moment que je n’étais pas revenue dans la colline. La végétation s’est considérablement développée, fournie, colorée de multiples fleurs. Le printemps quoi ;). Même si bon, il devrait faire nettement meilleur à cette époque de l’année.

Quelques céréales laissées à l’état sauvage, dont la régularité de la hauteur de pousse force le respect.

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Contemplations orageuses depuis le Pain de Sucre

Entre le Mont Puget et la Montagne Carpiagne, réside toute une série de reliefs, dont le plus important s’appelle « Le Pain de Sucre ». Il culmine à 417 mètres, soit plus que Marseilleveyre, sommet ô combien connu des Phocéens. A chaque fois qu’il m’arrivait de passer par le Col Ricard, je voyais ce petit sommet, à portée de main, avec l’envie d’y aller.

Voici une carte pour bien s’y retrouver. J’ai mis en hautlumière le fameux relief.

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Je vous offrir du rêve d’abord, en prenant le métro puis le bus. Pourtant je suis parti détendu hein.

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Miranda, un an après

Alors voilà, cela fait maintenant une bonne année que j’ai récupéré une reine fourmi du genre Camponotus Aethiops, que j’ai nommée Miranda. Les choses étaient très prometteuses au départ mais elles ont dégénérés assez vite du fait d’une mauvaise gestion de certains paramètres. La situation n’évoluait guère, j’ai même fait preuve d’un indigne malveillance (eau et nourriture qui manquaient).

Il y a environ un mois, je surveille Miranda et n°1. Seulement, plus de traces de n°1. Celle-ci a sans doute du donner sa vie pour être dévorée par sa reine. Chose rare mais qui se produit dans ce genre de situation extrême. J’avais pourtant disposé de la nourriture.

Une semaine plue tard, c’est un peu la mort dans l’âme que je me résigne à aller attraper le tube à essai, le boucher et confier Miranda à la Nature (ce qui en fait revient à la condamner à une mort assez certaine), à Luminy. Sauf que, y a du changement. Je vois deux superbes nymphes. J’ignore comment elles on pu se développer aussi vite mais le fait est qu’elles sont là. A la loupe, je vois le reflet de nombreux oeufs et larves (un petit paquet de dix environ au total). Je décide d’annuler l’opération. En quelques jours, l’une des nymphes se colore de plus en plus. Et au quatrième, une fourmi est debout ! N°2 est née. Pendant ce temps, n°3 se manifeste sous forme de nymphe qui prend des couleurs.

Au final, c’est deux ouvrières qui naissent. N°2 et N°3. Je ne m’amuserais même pas à tenter de les distinguer, c’est peine perdue. Je donne un papillon à manger. En l’espace de 24h, il n’en reste plus rien. Le couvain est bien présent. Au dernier comptage (le 22 Juillet), il y a 5 oeufs, 3 larves et un cocon. Dans quelques jours il devrait éclore et me donner une troisième ouvrière, si le destin ne me contredit pas.

Place aux images.

A droite les deux ouvrières. La première qui liquéfie quelques grains de sucre et la seconde qui va à la « citerne ».

Portrait de famille à gauche et vue générale de l’installation à droite. J’aime ce genre de lumière.

Vue avec le 50 mm retourné. On voit clairement le cocon.

Comment vont Miranda et N°1 ?

Ben, plutôt bien ma foi ! La mouche que je leur est donné à manger n’est pas finie. Il doit rester encore pas mal de nourriture. Je viens ce matin de réapprovisionner la « citerne ». Le couvain est très beau, je le surveille de près. J’espère simplement qu’il pourra arriver à son terme. Il n’y a plus de raison qu’elles le mangent (en espérant qu’elles n’y aient pas pris goût…).

Quelques images pour confirmer le bon état de santé de Miranda et de son unique descendante actuellement, N°1.

Vue faite au flash, à 200 mm en mode macro. Flash diffusé avec le bricolage maison, à savoir une feuille de papier placée devant. Cela permet d’obtenir une lumière plus douce, moins agressive. Toutefois sans les ombres on distingue mal les reliefs. Pour ceci que je préfère les photos exécutées avec la lumière de ma lampe frontale, sans flash, comme à droite. L’on peut voir les anneaux de l’abdomen assez dilatés, preuve de la bonne santé des individus.

Séance de trophalaxie. Notez le couvain, aussi bien visible à gauche qu’à droite.

Je tente une macro encore plus important en utilisant la méthode de l’objectif retourné (le zoom placé à 200 mm, la mise au point au plus proche). Cela me permet d’obtenir une assez bonne vue sur le couvain. On peut dénombrer 8 larves en cours de développement, dont une à gauche à un stade plus avancé. A droite vue de dessus. Une de mes favorites, avec les reflets sur la chitine de Miranda.

Ce couvain est très prometteur. J’espère qu’enfin cela donnera de nouvelles fourmis, des futures N°2, N°3, N°4, etc.

Le point sur mes fourmis

Depuis le temps, vous deviez commencer à vous poser des questions sur mes fourmis. Donc une mise à jour.

Je dois tout d’abord dire que je n’ai pas été très attentionné durant les mois de Décembre à Février. En effet, je n’avais pas renouvelé la nourriture, mais plus grave, je n’avais pas vu que toute l’eau de la « citerne » s’était évaporée.

Donc j’ai repris les choses en main en remettant un morceau de fruit, du sucre et de l’eau. La réaction ne s’est pas faite attendre : en quelques jours, je me suis rendu compte que l’abdomen de l’ouvrière que j’ai baptisée temporairement « n°1″ (temporairement car par la suite il va m’être difficile de faire la distinction entre toutes) montrait des signes de dilatation, preuve qu’elle s’est nourrie et abreuvée. Ouf ! Je tiens à signaler que la population est toujours la même, soit : Miranda et n°1.

Ce soir j’ai remis de la nourriture avec un morceau de viande. L’occasion pour moi de faire quelques clichés (« on veut des preuves que les otages sont vivants !!! »).

N°1 qui analyse l’échantillon tout frais de viande, en passant sur le bout de pêche. A droite on peut voir le coton humide placé en sortie de la citerne. Image de droite, Miranda et sa fille unique (pour le moment).

Puis des clichés réalisés à la chaude lumière d’une lampe torche, bien meilleure que celle procurée par le flash qui est dur à mon goût. A droite vue globale du terrain de chasse.

N°1 qui manipule une larve. D’ailleurs, le couvain est vraiment en faible nombre. Il doit y avoir 3 oeufs et une larve. Mais guère évident de distinguer quoi que ce soit sur le fond immaculé du plâtre.

Cette larve est la promesse de voir arriver n°2. D’ici quelques semaines normalement. Suffit juste pour moi de changer régulièrement de nourriture. Le printemps déboulant à toute vitesse, l’ont va voir de plus en plus d’insectes. Ce sera l’occasion de passer à cet aliment de choix, riche en protéines (moyennant un passage au frigo pour tuer d’éventuels acariens).

EDITH : trois nouvelles photos.

Moment « intime », une trophalaxie entre n°1 et Miranda. Il s’agit d’un échange buccal de nourriture, très courant chez les fourmis. La reine sera d’ailleurs nourrie de cette façon jusqu’à la fin de ses jours. En dessous de cette dernière, ce n’est pas une larve mais une nymphe (après avoir ausculté à la loupe). Il se trouve que c’est le seul indice de couvain, je n’ai pas vu les oeufs. Peut-être sont-ils cachés dans le coton ? Cela dit, avoir une nymphe est la promesse de voir arriver n°2 dans une petite semaine (si tout se passe bien). Notez comme n°1 a pris du volume au niveau de son abdomen, au point d’en révéler la couleur de la chair entre les plaques de chitine.

Macro plus importante sur n°1 (faite en plaçant le zoom à 200 mm, retourné sur l’apn). Technique très délicate et assez aléatoire en somme. Toutefois le cliché n’est pas vilain. La profondeur de champs est très faible, ce qui explique le flou sur certaines parties du corps.

Des nouvelles de Miranda : ça avance enfin !

Voilà pas mal de temps que je n’avais pas fait de point sur ma reine fourmi.

La situation étant peu intéressante j’ai préféré ne rien dire. D’autant plus que mon déménagement au début du mois dernier n’avait pas arrangé les choses.

Mais reprenons le cours des événements là où je les avais laissés.

Le couvain était assez conséquent et prometteur. Mais voilà, chose que je n’avais pas envisagé : l’eau -légèrement sucrée- s’est tarie assez vite, et d’autre part il semblerait que celle-ci aie cristallisé sur le coton, empêchant l’accès à Miranda à l’eau. Mais l’eau même légèrement sucrée semblerait avoir causé d’autres soucis plus grave. Alors que le début des pontes et le développement se déroulait bien, la reine s’est mise à dévorer nymphe et cocons pour ne plus avoir que quelques oeufs. Nous sommes alors à la mi-Août. J’incrimine le sucre car en fait elle n’en avait absolument pas besoin et que cela aurait boosté trop vite les développement, chez cette espèce (Camponotus Aethiops) qui possède des rythmes plutôt lents.

Saisi par l’urgence, je met en place un nouveau tube à essai, avec de l’eau pure cette fois-ci, en face du premier duquel j’ai ôté le coton. Je laisse un mince filet pour que l’air passe mais pas la moindre fourmi. Mon idée de départ était que Miranda migre dans le tube neuf. Las ! Bien au contraire, elle se met à s’en servir de dépotoir (excréments, fragments de cocons, etc.). En fait, elle ne migrera pas.

Les jours qui suivent, je constate une amélioration. Elle se remet de nouveau à pondre et à ne pas dévorer le couvain. Entre-temps, je déménage. Nous sommes alors début Septembre.

Un cocon a éclos pour laisser naître une nymphe. Je porte mes espoirs dessus. Mais au bout d’une semaine, je n’en trouve plus trace. Miranda a du le dévorer ! Sans doute a-t-elle pris goût à ce genre de repas qui il est vrai apporte pas mal de protéines (et permet d’évacuer le trop plein de sucre ?).

Quoiqu’il en soit, le couvain n’a pas la vigueur des premiers jours. Mais son développement avance. Miranda doit sans doute manger quelques oeufs de temps à autre ou bien elle contrôle désormais sa ponte un peu mieux. Une larve se transforme en cocon et rapidement en nymphe.

Et cette nymphe sera la bonne. Mi-Septembre. Au cours de deux longues semaines, ma reine s’en occupera. Et en l’espace de 5 jours, je la vois prendre des teintes brunes de plus en plus prononcées.

Et ENFIN, le 3 Octobre (J+88 !!!!), la nymphe totalement noire se lève : la PREMIERE ouvrière est debout. Je m’empresse de prendre un cliché.

On peut bien apprécier la différence de taille entre l’ouvrière et sa reine.

Cela signe un nouveau départ.

J’ai vite fait de vider la boite de Ferrero Rochers que j’ai acheté le Week-End, pour en faire l’aire de chasse. Je perce un trou sur le côté qui servira de point d’accès à un tube qui sera relié à la future cité que je creuserait dans la bloc de béton cellulaire que je garde bien au chaud. Je prépare du plâtre et j’en tapisse le fond. Séchage d’une journée complète.

Et arrive le moment de l’introduction du tube à essai dans l’aire de chasse. Je désolidarise le premier tube (avec Miranda dedans) que je place avec délicatesse dans la boite qui sera désormais l’aire de chasse. Panique dans le tube : les antennes se dressent, s’agitent en tous sens. Mais mes deux chères fourmis retrouvent leur calme. Leur tube est désormais ouvert sur l’extérieur, d’où proviendra eau … Et nourriture !

Voici l’installation. Deux tubes. L’un tout neuf rempli presque à fond d’eau toute fraîche, avec le coton imbibé au bout dans lequel les fourmis viendront puiser. Le premier tube dans lequel les fourmis resteront. Deux petites lamelles en plastique sur lesquelles je disposerais divers aliments : cotons imbibés de liquides sucrés, insectes morts (passés au congélateur durant 72 heures pour tuer tout acarien), miettes de gâteaux, bout de jambon, etc. Bref, une alimentation variée mais qui devra être assez riche en protéines au départ. Pour le moment j’ai placé quelques miettes de gaufrettes et un coton imbibé de sirop.

Quid de l’évasion des occupants ? A cela, une parade très efficace a été trouvée par les éleveurs de fourmis : le « talcool », un mélange de talc et d’alcool médical à 90°, qui forme comme une pâte que l’on dispose avec le doigt sur le pourtour de la boite. L’alcool étant très volatile celui-ci s’évapore presque instantanément, et le talc reste. Cela forme une barrière très poudreuse et très instable sur laquelle les pattes des fourmis n’auront pas prise. Après quelques essais, elle en auront marre de chuter par terre.

L’ouvrière sera sans doute assez rapidement chargée d’aller inspecter l’extérieur et tenter d’y trouver de quoi nourrir le couvain, et la reine.

Voilà pour cette grosse mise à jour. Miranda et sa première ouvrière vous saluent bien !

Miranda – J+32

De retour de la 19ème Rencontre Nationale d’Infoclimat (un bon nombre d’images arriveront très bientôt sur ce blog à ce propos), je vous donne des nouvelles de ma reine fourmi que j’ai laissé livrée à elle-même durant la semaine passée. Il y avait alors une larve bien formée et des oeufs allant vers le stade larvaire. C’est avec une bonne surprise que je découvre que la larve a passé rapidement le stade du cocon pour devenir une nymphe ! Les autres oeufs sont devenus des larves, mais il y en a moins qu’avant. Miranda a du sans doute dévorer quelques oeufs histoire de regagner des forces (chose courante à ce stade du développement du couvain). La nymphe devrait arriver à son terme assez rapidement et je disposerais de ma toute première ouvrière. Notez sur l’image les fragments du cocon, ainsi que la nymphe à droite.

Le stade suivant va être d’aménager un terrain de chasse dans lequel je disposerais le tube, que j’aurais ouvert. Je pourrais commencer à participer plus activement à l’élevage en donnant de l’eau aux premiers individus ainsi que de la nourriture.

Des nouvelles de Miranda – J+22

22 ème jour depuis que j’ai recueilli cette reine Camponotus Aethiops.

Le couvain évolue bien. J’ai une larve bien développée, qui ne devrait plus tarder à tisser un cocon autour d’elle-même, et deux autres larves en pleine croissance, plus 8 oeufs. Remarquez sur chaque oeuf un petit point noir qui correspond au foetus en plein développement.

Je ne pense pas pouvoir assister à la formation du premier cocon car je serais absent à partir de ce Dimanche et pour une semaine (19ème Rencontre Infoclimat, qui se déroule à Saint Geniez de Bertrand). Je ferais d’ailleurs une dernière petite pression sur le coton pour l’imbiber un peu plus. A mon retour, il devrait y avoir au moins 1 cocon et deux larves bien formées.

Sinon, j’ai acheté les premiers éléments qui constituerons le futur nid de la colonie. A savoir : béton cellulaire (5x50x60 cm) et mortier fin pour blinder le nid (car l’espèce fourmi que j’aurais sait creuser le béton cellulaire).

J’ai pris soin de commencer à dessiner le plan des salles et galeries de ce nid. J’en détaillerais plus tard les aspects techniques.

PDF en taille réelle

Les traits noirs correspondent à des cloisons que j’ouvrirais progressivement, à mesure que l’évolution de la cité (je vais préférer ce terme à celui de nid, vous m’en excuserez) évoluera.

Dites bonjour à Miranda !

C’est en effet le nom désormais officiel de la reine Camponotus Aethiops que j’élève en ce moment même, et qui je l’espère aura une longue et nombreuse descendance. Notez à quel point son abdomen s’est dilaté : ce sont les organes reproducteur qui se mettent à occuper un volume important (des oeufs sont sans doute en train d’être fécondés). Je préfère ce genre d’ambiance que des photos au flash qui écrase tout les reliefs. J+17

Rajout de la vue du tube à essai à J+20. On distingue clairement une larve, qui s’est développé assez rapidement à mon grand étonnement.