Archives de catégorie : Paysage

Mars, by Curiosity – A Sol 1856 Postcard

Curiosity est hissée sur le plateau de la crête Vera Rubin. Sa vue est sans pareille. La vue la plus spectaculaire jamais obtenue depuis la surface d’un autre monde. Ce monde, c’est Mars. Le rover a pointé sa caméra la plus puissante pour obtenir ce panorama saisissant de son site d’atterrissage au cœur du cratère Gale. Devant un paysage caillouteux, se dressent, comme les ruines d’un autre temps, les buttes Murray. A l’arrière, à la douceur contrastant vivement avec l’aspect brut de l’endroit, les dunes Namib. Tous ces endroits ont été explorés par Curiosity. Et au loin, les immenses platitudes du fond du cratère, qui se terminent par ses montagnes, qui forment des remparts, aussi haut que les Pyrénées sur Terre. Si je ne devais retenir qu’une seule image devant résumer Mars, ce serait celle-ci.

Curiosity has reached the summit of Vera Rubin ridge. The view is like no other. The most spectacular view ever taken on the surface of another world. This world, is Mars. The rover have pointed her most powerful camera to capture this breathtaken panorama of her landing site, in the heart of Gale Crater. In front of a cobbled landscape, reach, like ruins from an other time, the Murray buttes. Just behind, with a smoothness contrasting sharply with the raw look of the place, Namib dunes. All of these places were explored by Curiosity. And far away lays the deep plains of the crater, which ends with is mountains, tall as the Pyrénées on Earth. If I had to keep one image that could contains all of Mars, I would choose this one.

Orage du 14-15 Août 2017

En cette fin de soirée du 14 Août, qui fut une journée marquée par un pic de chaleur correct pour la saison (34.6°C de tx relevé à Bergerac-Roumanières, moi je dis que c’est correc’). Donc bref, la porte du salon qui donne sur le balcon était grande ouverte, histoire de faire circuler un peu de fraîcheur, tandis qu’Arté diffusait Sa Majesté Des Mouches, film qui souleva chez moi un intérêt inattendu. Sauf que.

Sauf que voilà, j’entendais un bruit de fond ressemblant à du tonnerre. Assez incrédule je me dis que c’est sans doute quelques camion ou autre qui circule. D’autant qu’il n’y avait pas de flashs dans le ciel, donc bon. Sans parler de la modélisation Arôme qui était littéralement à pleurer et ne montrait rien de spécial.
«Allons voir le radar pluie quand même histoire de.» me dis-je intérieurement, avec cet emploi de la 1ère personne du pluriel signifiant que- Rien en fait. On s’en moque, non ? Donc le radar. Et voilà le machin qu’il y a l’écran :

Et merde. Et merdemerdemerde. Qu’est-ce que ça fout là ça ? Je suis même pas préparée pour sortir là. Et c’est très électrique d’après la carte indiquant l’activité foudre.
Alors : remise de la carte SD dans le boitier, contrôle de la batterie : c’est à fond. Je choppe le trépied. Et en route. Bon, pas très loin quand même, sur un palier contre un bâtiment de la résidence, avec un point de vue pas trop moche donnant sur l’Ouest, en gros.

L’activité électrique est très « panoramique ». Ça va un peu dans tous les sens, et nombreuses sont les décharges en nappe. De ce point de vue je ne peux saisir que ce cliché, avant d’être forcée de rentrer et devoir photographier depuis le balcon (ce qui est loin d’être un inconfort).

Oui il y a un grosse goutte de flotte sur la photo. Zut ! Toutefois, observation très intéressante sur ce cliché, qui montre une décharge en nappe de grande ampleur, qui illumine toute la face inférieure de l’orage, qui présente par ailleurs une base élevée et peu consistante. Il ne m’en faut pas plus pour déduire que c’est un orage en fin de vie, et qu’il n’en n’a sans doute plus pour longtemps avant de s’évaporer. Mais tant que le potentiel électrique est là, il continuera à produire de longues décharges ramifiées. Ce qui s’avérera être le cas.

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Orages du 31 Juillet – 1er Août 2017

On va bien finir par le garnir cet été 2017 ! Parce que oui, force est d’admettre que -excepté le 18- ce mois de Juillet fut assez décevant en terme d’activité orageuse, même si ça et là il y eu quelques crépitements intéressants, notamment en matinée du 29 Juillet, avec des orages de moyenne couche.

Bref, Juillet devait se terminer par une nuit orageuse, au vu des modélisations qui annonçaient la formation de cellules sur le département, celles-ci devant s’évacuer rapidement en direction du Nord-Est et y devenir plus virulente. C’est donc sans surprise que au moment du coucher de Soleil nous (oui, nous : mon compagnon et moi) assistions à l’éclosion de cellules orageuse de moyenne couche. A ce moment là nous étions sur la rive droite de la Dordogne, parfait endroit pour observer cette évolution.

Et puis sur le radar cela forme des grappes de cellules qui évoluent assez rapidement. A Bergerac il ne tombera que quelques gouttes.

Puis je tente de faire quelques clichés de l’activité électrique, sans vraiment beaucoup d’espoirs car je n’ai ni mon trépied, ni l’obscurité suffisante. Toutefois je parviens à saisir un bout d’arc électrique, sur fond de long rideau de pluie.

Et.

C’est tout.

On rentrera à notre appartement, les orages s’étant évacués vers des contrées plus septentrionales, il ne reste plus qu’à aller se coucher (tardivement pour nous, d’ordinaire à 1h00 du matin).

 

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Orages du 18 Juillet 2017

Alors !

Donc voilà, après deux flops, fallait espérer que la règle «Jamais deux sans trois» puisse être invalidée. Et ce fut chose faite la nuit dernière, avec une belle activité orageuse mettant un terme à plusieurs semaines sans saveurs mais non sans chaleur.

C’est depuis le pays basque espagnol que la délivrance kéraunique proviendra, avant de remonter tranquillement tout le long de l’Aquitaine, franchissant d’abord les Pyrénées, puis Biarritz, le bassin d’Arcachon avant de se perdre en région girondine et périgourdine.

Voici un peu la tronche du machin peu avant que je me mette en selle :

Orage de chaleur assez caractérisé, la base des courants ascendants (non visible ici) est large et par conséquent il ne faut pas se laisser leurrer par le radar pluie qui montre des précipitations lointaines alors que le ciel en Dordogne commençait à se charger.

On a attendu un peu avant d’y aller toutefois.

A ce moment là, je suis sur le Vieux Pont de Bergerac, et j’assiste à un spectacle que je rêvais de voir se produire depuis cet endroit précis : un arcus en début de soirée !

Cet arcus n’est pas menaçant véritablement (il manque pas mal de « dents » ou « crochets » vers le bas, signes de rafales destructrices), mais il a une belle bouille, et une partie de sa structure est détachée de la base des courants ascendants.

Autre vue, un peu plus large sur la structure.

L’arcus passera rapidement au dessus de nos tête, avec de belles bourrasques de vent, soulevant la poussière … et nous arrosant de l’eau du jet placé sur la Dordogne (visible au centre de l’image ci-dessus).

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Survols de Jupiter par Juno

Depuis un an déjà que la sonde Juno est en orbite autour de Jupiter et multiplie les prises de vues. Dernièrement elle vient de célébrer son septième survol rapproché de la géante gazeuse, avec notamment un passage pile au dessus de la Grande Tache Rouge, célèbre tempête qui règne dans son atmosphère depuis des siècles.

Since one year yet that Juno spacecraft is in orbit around Jupiter and multiplied photo-shots. Lastly, she had celebrate her seventh flyby of the gas giant, with a fly exactly the Great Red Spot, famous storm which reign in the atmosphere since centuries.

Les images de la sonde Juno sont incroyablement complexes à traiter, car prise sous la forme de bandes contenant les trois couches RVB, avec un léger décalage à chaque fois, correspondant à plusieurs rotation de la sonde sur elle-même. J’ai renoncé à en faire le traitement, qui est lourd, et nécessite des connaissances que je n’ai pas. Toutefois, sur Terre, il existe un dénommé Gerald Eichstädt, qui a trouvé un moyen de faire l’assemblage de toutes ces bandes RVB, en tenant compte des effets de décalages, de distorsions et de parallaxe sur Jupiter. Résultat : des images nettes, qui sont un excellent matériel de base pour pouvoir jouer avec.

Juno’s pictures are incredibly tricky to process, because of the RGB bands, with some shifts between them, corresponding to the spacecraft rotation. I renounced for now to make the processing of it, it’s heavy and it needs knowledge that I don’t have. But, on Earth, there is this one guy named Gerald Eichstädt, woh found a way to process these RGB bands, by correcting distorsions, parallax shifting. The result is clear pictures, that are an excellent basis to play with. 

Voici un exemple de ce que j’ai pu faire à partir du travail de Gerald. Dans cette image j’ai voulu restituer la sensation visuelle qu’aurait Jupiter si on était en train d’accompagner Juno dans sa descente vers son périgée de l’orbite n°6 (ou « périjove 6, aka PJ6) aux alentours de la mi-mai 2017.

Here is an example of what I could do with Gerald work. In this picture I wanted to restitute the visual feeling of Jupiter if we were traveling along with Juno during her descent to her perijove orbit point #6, around May 2017.

Et une version moins éblouissante toutefois, où les détails sont plus clairement visibles.
And a less blushing version, were the details are more visible.

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Heading Vera Rubbin Ridge – A Sol 1739 Postcard

Curiosity avance doucement mais surement en direction de la prochaine étape de sa mission : la crête Vera Rubin, intéressante pour son hématite (un minéral qui se forme notamment en présence d’eau). La vue se dégage de plus en plus sur le cratère Gale car le rover prends de la hauteur.

Curiosity is driving slowly but surely toward the next leg of her mission : Vera Rubin Ridge, interesting for its hematite (a mineral found to be made in places containing water). The view is getting to be better an better on Gale crater, because the rover is climbing, actually.

Orage du 8 Juin 2017

Cela faisait depuis trois jours environ que je scrutais les modèles pour comprendre dans quelles conditions nous allions passer d’une journée à 30°C à une journée à 24°C. En effet, il était prévu qu’entre la journée du Jeudi 8 et du Vendredi 9 nous connaissions dans le Sud-Ouest un bref épisode de chaleur suivi d’une fraîcheur remarquable. Généralement, un tel rafraîchissement ne va pas sans quelques étincelles.

A J-1 le modèle Arôme précise sa vue et montre bel et bien la formation d’un système orageux sur les Pyrénées-Atlantique et sur l’océan, qui remonterai en direction de la région bordelaise, tout en gagnant en puissance. Associé à un coup de galerne (coup de vent brutal que connaît régulièrement le littoral atlantique pouvant être très dévastateur), les rafales allaient se montrer assez importantes.

Voici la modélisation à H-12 :

Et puis, le temps-réel succède à la modélisation. Avec un calage parfait par rapport à ce qui était prévu numériquement (je rappelle que ce sont des modélisation brutes de décoffrage, tout droit sortie des supercalculateurs de Météo-France). Des cellules commencent à s’organiser au large des Landes. Notez les températures relevées sur Météo-Alerte. Il fait chaud. Le maximum a été de pratiquement 35°C ce jour-là.

Les cellules débarquent sur le littoral atlantique puis passent sur le Bassin d’Arcachon, occasionnant des rafales de 93 km/h environ à Biscarosse. On voit que le système s’organise progressivement en ligne. Bergerac sera concernée par la partie extrême-est du système.

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Orages les 2 et 3 Juin 2017

L’activité orageuse fut plutôt importante au mois de Mai, mais la grande majorité des orages ont eu lieu de jour, sans structure notable. Et la seule fois où il y avait de l’activité électrique nocturne, mais étant en déplacement à Périgueux (je rentrais d’une permanence d’une association LGBT ce soir-là), je n’ai pas pu faire de photos, à part ce cliché un peu approximatif en faisant une longue pose à travers le pare-brise de la voiture.

Bref, retour aux choses sérieuses.

En ce 2 Juin, nous venons de passer par plusieurs jours de chaleurs assez élevées pour la saison (trois jours à 30°C voire un peu plus). Mais les conditions anticycloniques se sont terminées pour laisser place à un flux de Sud-Ouest instable, qui s’est soldé notamment par une activité orageuse très intense de la Bretagne jusqu’aux côtes du Nord-Pas-de-Calais (orage supercellulaire). Breeef. Revenons au 2 Juin 🙂

Ce soir là, une cellule orageuse, compact, se déplaçant assez lentement, se forme sur le Lot-et-Garonne.

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