Juin 2020

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Orages, occultation, NLC (oui oui…). Voici le mois de Juin 2020 depuis Bergerac.

Occultation de Vénus par la Lune • 19 Juin

Le Vendredi 19 Juin devait se produire une occultation de Vénus par la Lune. Dans des circonstances un peu compliquées : le Soleil serait déjà levé, la Lune et Vénus à proximité de celui-ci. Il devait me falloir être prudente, car je comptais utiliser mon 200/1000.

Donc je met le matériel en place, depuis le petit balcon qui donne sur le Sud. Pointage peu aisé mais j’y parviens finalement.

Télescope noir sur une monture blanche, dirigé vers le ciel bleu

Je place mon 70D au foyer, et je commence les photos. Ça va être rapide, et ça va pas forcément bien donner.

Croissant de Lune peu contrasté sur fond bleu, et croissant de Vénus très lumineux, en bas à gauche tout contre le croissant lunaire

Puis Vénus se met à disparaître.

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Orages du 4 Mai 2020

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Le printemps s’affirme. Et avec lui, les orages se devaient forcément de revenir (mais pas fatalement hélas comme le montre l’an dernier).

Arôme

Tout d’abord, cela faisait depuis plusieurs jours qu’une « dégradation » devait avoir lieu sous l’influence d’une goutte froide au large de l’Europe. Avec le modèle Arôme de Météo-France, la situation se précisait.

Cela doit commencer par le Sud-Ouest, comme toujours. De l’instabilité remonte de l’océan, et arrive sur des terres chauffées. En effet, il faisait chaud cet après-midi là, on relève jusqu’à 35°C en pays basque, et pas moins de 31,2°C en Dordogne, à la station de Daglan. Une journée franchement estivale, précocément chaude.

Rapidement, le front orageux doit remonter en direction du Nord-Est, accompagné d’un front de rafales clairement visible à l’avant des précipitations.

La situation pour Bergerac doit devenir intéressante à 23h environ. Ce qui fixe le départ pour un point de vue proche (proche car confinement car COVID-19, je vais pas vous faire un dessin) plus tôt, sur les 22h pour avoir le temps de voir arriver l’orage.

Et vers minuit, le tout devrait avoir franchi la Dordogne.

Temps-réel

Cela n’arrive pas si souvent que ça que le temps-réel s’accorde avec la modélisation. Le plus fréquent, les orages ont une voire deux heures d’avance. Ce ne sera pas tellement le cas ici.

Voici la carte des précipitations à 22h. Comparez avec la modélisation. C’est aussi à peu près à ce moment là que nous décidâmes de partir pour le point de vue d’urgence, situé à quelques pas (véridique) de Prigonrieux.

Le spectacle est au rendez-vous. De nombreuses décharges en nappe se produisent sous une base nuageuse aux contours fibreux.

Je vous laisse regarder les images, elles sont toutes assez semblables, mais toutes assez esthétiques. J’ai pas pu me résoudre à choisir.


Je me dit «il me faut ceci, plus proche !». L’orage ne perds pas en intensité. J’élargis légèrement l’angle de champs, les décharges commençant à prendre trop de place.


J’augmente une nouvelle fois l’angle de champs. L’orage se rapproche. De la foudre se matérialise, au centre de l’image. Notez la base des courants ascendants qui est haute, et un peu diffuse, turbulente. C’est l’uns des signes d’un orage dans la fin de sa vie. Cette base va s’évaporer, tout doucement…

Après un court passage en 18mm, je bascule carrément en ultra-grand angle. Des éclairs commencent à zébrer le zénith. Sur le cliché ci-dessous, on voit bien cette base élevée, parcourue de remous et aussi de virgas (précipitations ne touchant pas le sol). Vers la fin de sa vie, l’orage s’étale, son sommet prends de plus de surface, tandis que la base s’évapore, couche après couche. Les manifestations électriques sont moins fréquentes, par contre, elles sont plus spectaculaires, des décharges en nappes, des éclairs qui rampent, qui couvrent toute la face inférieure de ce qui deviendra un reliquat d’enclume cumuliforme.


Nouvelle et impressionnant décharge rampante, qui illumine au passage un joli nuage laminaire, habituel dans ce genre de configuration.

Puis. Un coup de foudre impressionnant claque dans l’air, ce sera pratiquement le dernier. Une décroissance en chapelet lui suivra (c’est lorsque le canal de foudre s’éteint progressivement en de multiples petites boules rouges qui forment, en pointillés, l’ancien arc électrique). Notez au passage le canal secondaire qui se détache de l’impact de foudre, à à peine 15 ou 20 m du sol.

Le cliché ci-dessus sera le dernier de l’orage. Je rentre dans la voiture, car la pluie commence à tomber.

Voici le radar à cet instant.

Durant l’attente, j’aperçois des illuminations plus lointaines, au même endroit qu’au début de la séance photo. Quelques cellules se sont formées à l’arrière. J’attends la fin de la pluie, et ne parvient qu’à réaliser que ces clichés de cet orage qui, de toutes manière, s’évaporera bien vite.

Sur cette dernière image radar, on voit le premier front orageux, affaibli. Et les cellules qui lui succèdent, qui s’affaiblissent, elles aussi. Mais je suis satisfaite. C’était un bel orage de printemps !

 

Noctulescent Clouds on Mars

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Au Sol 2417 (25 Mai 2019), Curiosity a tourné ses caméras sur le ciel, pour capturer des nuages qui n’avaient jamais vraiment été observés sur Mars. Des nuages noctulescents.

J’avais, à l’époque, réalisé l’assemblage à partir des images jpeg immédiatement disponibles. Voici le résultat :

On Sol 2417 (May 25. 2019), Curiosity pointed her cameras toward the sky in order to catch clouds never really observed on Mars. Noctulescent clouds.

I had back in that time stitched the panorama from the jpeg pictures available then. Here is the result : 

Mais bon, bien qu’assez bon, le résultat n’est pas impeccable. Il m’a fallu beaucoup de travail sous Hugin pour que les images fusionnent bien entre elles.

Le temps passe et les images du Planetary Data System furent disponibles. J’ai pu enfin les travailler pour obtenir un résultat plus appréciable, que voici.

But, whereas quite good, the result is not clean. I had to work the frames quite a bit to have a seamless panoramic.

Time’s passing. Pictures from Planeteray Data System are available. I finally had the occasion to work them to give a better result, see bellow.

La différence est sensible, avec des détails plus fins également. Mais je ne pouvais pas m’arrêter là, et j’ai fait une version colorisée, dont les couleurs ont été prélevées sur diverses images, dont un jeu d’images Mastcam réalisées sur d’autres NLC.

We can catch the differences, with finer details. But, I couldn’t stop there, so, I made a colorized version, using various image like a set of Mastcam pictures taken on other NLC.

Orages du 18 Juin 2019

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Quand le temps-réel fait un joli croc-en-jambe à la modélisation…

Je m’explique.

Voici ce que le modèle Arôme prévoyait pour le département. De jolies cellules orageuses, jeunes et vigoureuses, allaient se former presque sous nos yeux, promettant un beau spectacle.

Modélisation numérique montrant le vent en surface avec des flèches, les rafales de vent en couleur et les zones de pluie, concernant la Dordogne et le Lot-et-Garonne.

D’ailleurs, ce soir là, le radar semble se diriger en partie vers cette modélisation. C’est le moment où je décide de partir, tranquilou, vers mon spot favori, qui ne m’aura vue que deux fois cette année (oui, les orages, vous êtes où là ???), c’est-à-dire : Malfourat.

Une petite cellule se forme sur le Lot-et-Garonne à proximité de la Dordogne

L’attente

Du coup, en attendant que les cellules se mettent doucement en place sur la limite 24-47, je me pose et photographie le joli coucher de Soleil, sur le thème, évident, de la convection.

Plus largement. On voit que ça se bouscule pas mal sur l’horizon. Mais je ne m’alarmerais pas plus que ça.

En fait, personne ne s’alarme. Je ne prends même pas comme signe évocateur cette silhouette d’ours, ou de loup, qui se dessine dans les nuages, en contre-jour.

Ni même sur la beauté de ces tours de cumulus congestus.


Je finis quand même pas regarder sur le radar. Et … euh…

QUOI ??

 

La détente

Je resterai un long, très long moment sur mon point de vue, à guetter l’horizon Ouest. A repérer les premiers flashs à mesure que la nuit s’immisce tout autour. Tentant quelques photos, sans succès. Trop clair. Peux pas tenter le 400 iso.

Finalement, de la foudre se manifeste, et je parviens à la photographier. Canal très rouge, car très loin.

Et le radar à l’heure correspondante :

Comme vous pouvez le voir, c’est loin. Une petite cellule tente de se former sur le « nez » du département de la Dordogne pendant ce temps.

Cela sera la séance photo la plus immobile et la plus zoomée que j’aie jamais fait depuis les coups de foudre extranuageux saisis depuis Notre-Dame-de-la-Garde, à Marseille. C’était un autre temps dans ma tête…


Nouvelle foudre. Un peu moins rouge, un peu plus proche. Constatez les nombreuses ramifications.

Pas mal de temps s’écoule. De nombreux clichés sont inintéressants.

J’ai oublié de préciser qu’un vent d’Est à décoiffer Crowley n’arrêtait pas de souffler.

Nouvel impact de foudre, bien plus lumineux. Regardez le début de structuration devenant visible avec l’avancée de l’obscurité.

A la faveur des très nombreux intranuageux, la structure de cet orage, assez particulier je dois dire car celui-ci, ou plutôt devrais-je dire, ceux-ci car il s’agit d’un complexe multicellulaire, s’est formé à l’étage moyen, planant à une hauteur inhabituelle. Raison pour laquelle ses courants ascendants (bases lisses) sont bien visibles, malgré la distance (100 km environ).

Et ici, on devine bien un arcus multicouche, avec des nuages laminaires.

La photo suivante est plus évocatrice.

Ainsi que la suivante encore.

Le radar à ce moment là ressemble à ceci.

Pour ensuite ressembler à ceci.

Deux lignes multicellulaires, donc une temporairement en arc au NE, s’organisent.

Je continue les clichés, en me déplaçant un peu, ouvrant un peu l’angle de champs. Spectacle toujours aussi impressionnant. Les coups de foudre sortent un peu plus de leur tanière.

Notez le nuage laminaire.

Je me déplace pour avoir une meilleure vue sur l’horizon NO, où désormais la majeure partie de l’activité électrique se concentre. Un peu plus de décharges qui se déroulent à l’horizontale (décharges rampantes). Signe que le multicellulaire est en phase d’étalement.

Le cliché ci-dessus sera le dernier véritablement bon de ce système orageux, qui m’aura tenue en haleine durant près de trois heures.

Je tenterai de photographier une jeune et éphémère cellule orageuse, un peu surprenante, passant à l’Est.

Visible ici sur le radar.

Celle-ci aura une courte durée de vie, mais sera très électrique, produisant un vrai spectacle au dessus de Monbazillac et son château.

C’est avec encore quelques décharges intranuageuses loin sur l’horizon Nord que je rentrerai. Sans essuyer la moindre goutte de pluie, par ailleurs.

 

 

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La France sans nuages

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En cette fin de Septembre, une situation anticyclonique exceptionnelle règne sur l’Europe de l’Ouest. Une occasion rare de voir le territoire français métropolitain vierge de tout nuage (sauf pour le Languedoc-Roussillon qui connaît quelques cumulus).

Une image MODIS, assemblée et retravaillée par mes soins, à 250 m/px.

5296 × 5096 • 8.3 Mo

Orage du 28 Août 2018

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Deux semaines sans orages, avec par moment de véritables coups de chaleur et une journée automnale. C’est à peu près ce qu’il aura fallu attendre avant qu’une nouvelle promesse kéraunique se manifeste. Ce sera le cas le 28 Août, avec un véritable coup de chaleur avant une onde orageuse en début de soirée.

Voici la situation à 20h30. Une petite activité pré-orageuse, faible, s’était manifestée plus tôt dans la journée, dont on voit des traces sur le radar, à l’Est de la Dordogne. A l’Ouest, les véritables orages arrivent. Vite.

Trois quart d’heures plus tard, le système s’est bien avancé. Photo contextuelle suivi du radar à la même heure. Sur la photo, on note le profil du bord d’attaque de l’arcus situé sur la Gironde, très loin d’ici. Structure compatible avec l’imagerie radar, sur laquelle j’ai dessiné en pointillé la position des arcus de cet orage multicellulaire en ligne, ainsi que l’angle de champ de la photo. Sur cette dernière, on distingue également une petite illumination du nuage, sur le centre-droit.

J’aurai un peu de difficulté à photographier les premiers éclairs et autres impacts de foudre mais finalement, ça paie. A droite, en hors-champ, on distingue un petit arc lumineux : il s’agit d’uns des quelques avions à être changés de leur trajectoire, l’aéroport de Mérignac (près de Bordeaux) étant sous l’orage.

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