Titanic 2012 – Dans le ventre de la bête

Aucun commentaire • Expédié le 13 avril 2012 à 01:17 dans CapharnaümTitanic

Bon alors j’annonce, pas de dessin encore ce jour-ci. Je ne sais pas, j’y arrive pas. Va falloir trouver la motivation pourtant…

Donc c’est sur les 9h que je me réveille et me lève. Je me suis fait livrer le petit déjeuner dans mon salon ce coup-ci. Je passe vraiment de bonnes nuits dans cette suite. Il faut dire que le lit est divinement confortable, la chambre d’un silence incroyable. J’entendais juste de temps à autre quelques pas dans le couloir, mais rien de bien important. Bref, passons ces détails. Je profite donc de mon petit déjeuner dans la partie salon de la suite, un des hublots, qui ressemble plus à une fenêtre qu’à un hublot, est ouvert, et laisse franchement entrer le Soleil. Je me penche au travers de l’ouverture pour constater à quel point je suis haut par rapport au niveau de l’océan. Le petit déjeuner terminé, je prends un bon bain, et m’habille pour une petite visite au travers du Titanic.

Je ne vais sans doute pas tout visiter, d’une part parce que je n’aurais pas le temps en une journée, et que d’autre part, j’ignore si tout est « visitable ».

Il est 10h45. Je prends la direction de l’avant du navire, pour aller rendre visite à la timonerie. Je n’en suis vraiment pas loin toutefois. Je débouche tout d’abord sur la passerelle, où les officiers sont affairés. Je m’adresse à l’un d’eux pour savoir s’il est possible de me présenter le poste de navigation. La météo étant calme, le navire effectuant sa marche de croisière, il se trouve qu’il a du temps à m’accorder. Je l’entends même dire «This ship is so brilliantly conceived that we can go straight to New-York without move a finger» [trad. «Ce navire est tellement bien conçu que nous pourrions aller droit sur New-York sans bouger le petit doigt.»]. J’esquisse un sourire, assez gêné. Si seulement lui aussi savait…
Il me présente tout d’abord la passerelle, qui est à l’air libre, ouverte de part et d’autre, avec de larges fenêtres devant en cas d’intempéries. Il m’indique les différents instruments de navigations, dont la roue auxiliaire, qui est en quelques sortes le « volant » du paquebot. Je demande si je peux tenir la barre. Hé oui, je vais tenir la barre du Titanic. Jamais dans ma vie je n’aurais imaginé ça ! Je grimpe sur la petite estrade qui est devant, et on me tends tout délicatement la roue. Je la saisis, le plus fermement possible. C’est très doux comme mouvement. Mes mains commencent à légèrement poisser sur les poignées. L’émotion sans doute. Je préfère repasser la direction à quelqu’un de plus compétent. Je demande à regarder de plus près les espèces d’instruments qui possèdent des inscriptions sur le côté. Ce sont des télégraphes. Ceux-ci servent à donner des ordres dans la salle des machines afin de commander l’allure du navire. Je lance une petite question : «Full Astern, have you ever use it onboard ?» [trad. «Arrière Toute, vous l’avez déjà utilisé à bord ?»]. Non, me répond-t-on, jamais en pleine vitesse de croisière, et qu’il n’y a pas trop de raisons pour l’utiliser. J’aurais presque envie de lui dire que ça ne saurait tarder… La visite se poursuit dans la timonerie, qui est la partie totalement abritée de la passerelle. Celle-ci sert en cas de grosses intempéries, et l’hiver. Elle présente les mêmes instruments de navigation que ceux situés dans l’abri de la passerelle. Mon regard est attiré par un tableau, qui présente une vue en coupe longitudinale du navire, avec les différents compartiments. Des voyants lumineux indiquent si les portes étanches de chaque cloisons sont fermées ou non. Aussi, de simples interrupteurs peuvent faire basculer les portes. Je demande ce qu’il se passerait si les 6 premiers compartiments étaient inondés. L’officier me dit qu’au maximum 2 voire 3 compartiments pourraient être touchés lors d’une collision, mais SIX ! Non il n’y croit pas, et me rassure d’office que jamais cela n’arrivera. Je ne préfère pas argumenter plus en avant…
(suite…)