Rando en Aveyron à Salles-la-Source

Aucun commentaire • Expédié le 21 avril 2026 à 09:22 dans MétéoPaysage

Ce Samedi 18 Avril, je partais pour Salles-la-Source, au prix de 3h30 de route, pour aller retrouver des collègues d’Infoclimat, pour une rencontre entre membres du Sud-Ouest.

L’occasion de découvrir un bel endroit à la géologie et à la végétation variée.

Petit résumé en photo d’un bel après-midi ensoleillé, avec une chaleur quand même assez inhabituelle pour cette mi-Avril.

Nous partons depuis le village, au pied d’une belle chute d’eau. La « Source » qui confère son nom au village (notons que beaucoup de localités française comporte « source » dans leurs noms).

Une falaise rocheuse avec pas mal d'arbres, vue d'assez près, et une belle chute d'eau à gauche de l'image qui se déverse dans un plan d'eau, sorte de mare, presque circulaire

La balade est pour le moment assez tranquille. Devant nous, de beaux paysages de collines forestières et d’herbes verdoyantes et fleuries.

Paysage de collines avec vallée sur la gauche, un village sur une pente, une rangée d'arbres en avant qui sert d'arriere-plan à un champ fleuri

Paysage assez similaire, collines et vallée, très forestier, mais ici le bocage est ouvert et une belle zone d'herbe s'étire jusqu'à nos pieds. Le ciel est bleu, parcouru de quelques nuages d'altitudes peu importants

On découvre une autre chute d’eau, beaucoup plus chétive, mais qui offre une belle palette de couleurs !

Tableau contrasté de roches exposées, de roches moussues, avec des filets d'eau qui y coulent, en cascade discrète. Des arbres accrochés aux rochers entourent le tout.

Passage derrière quelques édifices abandonnés, aux caves ouvertes qui expulsent leur fraîcheur. Repos à l’ombre bien mérité.

A l'ombre d'une paroi de mur en pierre très ancien, le chemin à son pied, étroit avec végétation imposante à l'opposé du mur, mais très proche

La rando se corse quand il s’agit de grimper via un chemin rocheux étroit, très pentu, me rappelant certains passages que j’empruntais dans le Massif des Calanques. Toutefois, je n’ai plus la souplesse et l’efficacité que j’avais alors. J’arriverai là-haut vraiment essoufflée, regrettant de ne pas avoir pris avec moi ma Ventoline (vous ai-je dit que je suis asthmatique ? J’ai découvert ça l’an dernier. Figurez-vous que… Bon, pour une autre fois).

Là haut, une halte bien reposante, sous un renfoncement dans la falaise, provoqué par l’érosion au fil des éons.

Repos au pied d'une paroi de falaise érodée, formant un col inversé dans lequel on peut s'abriter du Soleil, tout à gauche. Le reste de l'image : des arbres dont le feuillage est d'un vert éclatant.

Sous la falaise, qui forme un mur et un abri, le chemin terreux le longe, bordé d'une végétation peu épaisse

On longe un chemin en corniche, la vue est vraiment belle sur cette vallée.

Deux gros rochers anguleux, sombres et recouverts de mousses et lichens servent d'ancre au premier plan, l'arrière plan étant constitué d'une belle vue sur la vallée et les collines forestières, sous un Soleil écrasant et un ciel bleu insolent barré ci et là de trainées de condensations

Puis, nous débouchons sur le plateau, avec un paysage de causses assez typique de la région.

Paysage de causses avec un large champs fleuri, quelques arbres qui bordent le lointain. Devant nous, une clôture de fils barbelés et de ronces

Soudain : de la neige !

Oui, là-bas, tout au fond. Sur ces reliefs lointains. Le Massif Central on dirait, non ?

Zoom sur l'horizon qui dévoile ce paysage de causses, qui mêle petits arbres et champs d'herbe rases. Au loin, derrière l'horizon, se dressent des reliefs déchirés et ponctués de neige : c'est le Massif Central. Quelques cumulus humilis planent en avant

Avec les labels permettant de comprendre ce qu’on voit :

Même vue mais avec les différents reliefs avec labels. De gauche à droite : Roc des Ombres 1633 m 75.5 km, Puy Chavaroche 1739 m 72.4 km, Puy de la Tourte 1704 m 75,5 km, Puy Mary 1693 km 47,3 km, Puy de Pérache 1806 m 74,8 km et Puy Griou 1690 m, 71,5 km.

On découvre cet arbre solitaire, dans son champs d’herbes rases. Très photogénique.

Une arbre très esthétique, pratiquement symétrique, pratiquement parfait et archétypal du mot arbre, dressé sur un champs d'herbes rases et un horizon parfaitement délimité, sans aucun autre arbre alentours

Le paysage complet d’ailleurs est assez photogénique. La marche ici est aisée et on avance à belle allure. Mais il fait quand même chaud.

Encore ce paysage de causses typiques, la roche apparaît parfois là où l'herbe ne peut pas pousser. C'est légèrement ondulé. Le ciel est cireux, quelques cumulus plus important se développent sur le lointain

Soudain : re-de la neige ! C’est le Plomb du Cantal. Je crois… ? Ou le Puy de Sancy plutôt.

Quelques champs aux bordures délimitées par des haies et des clôtures, un distributeur de foin posé là, tout petit dans ce cliché fortement zoomé. Tout au fond, le Plomb du Cantal, le sommet du massif central, tacheté de neige. Quelques cumulus roulent sur le ciel

Et ici, avec les labels. Hé si c’était bien le Plomb du Cantal ! Le Puy de Sancy n’est pas visible ici.

La même vue zoomée, mais avec des labels indiquant les différents sommets. De gauche à droite : Puy Brunet 1806m 69.5 km, Plomb du Cantal 1855 m 70.3 km et Puy Gerbet 1640 m 68,8 km

«Il est fort dangereux, Frodon, de sortir de chez soi, on prend la route et si on ne regarde pas où l’on met les pieds on ne sait pas jusque où cela peut nous mener.»

Bilbon Saquet – La Communauté de l’Anneau

Chemin forestier bordé d'arbres et d'une végétation variée, qui ondule doucement avant de se perdre dans le fond.

On revient sur la bordure du plateau, où la vue est tout aussi belle, avec un village qui semble être hors du temps, préservé.

Une partie d'un village suspendu dans le temps comme dans la haute vallée, entouré de forêts et des parois rocheuse qui sont visibles ci et là. Quelques rochers sont à nos pieds, recouverts partiellement de terre et d'herbe

Dernier point de vue depuis l’endroit dit du Belvédère. Ce serait sympa d’y photographier des orages…

Vue à contrejour sur la vallée boisée, au dessus de quelques toits en ardoise, qui reflètent fortement la lumière solaire. De plus en plus de cirrus occupent le ciel.

Comme d’habitude, nous terminons notre rencontre en terrasse, verres en main.

Je devrais me résoudre à partir vers les 18h, car la route du retour va être longue également. J’arriverai de nuit en Dordogne, avec quelques flashs d’orages de chaleur qui se sont développés sur le Nord du département. Un genre de comité d’accueil en gros.

Lac de Charmes – Sol 1797 • Actu Marsrovers Images

Aucun commentaire • Expédié le 17 mars 2026 à 17:37 dans MarsPaysage

[FR]

Hé oui.

Hé oui hé oui.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas publié une Carte Postale de Mars, en provenance du rover Perseverance. J’ai trouvé le paysage sympa, pour ne pas dire magnifique, et je me suis dit que j’allais assembler la mosaïque de la caméra WATSON, où le rover prends la pose. Je ne trouve plus vraiment d’informations sur la situation actuelle du rover, les dernières mises à jour sur le site officiel datant de Décembre dernier. Mais, une chose est certaine, nous avons quitté le cratère Jezero et nous aventurons désormais sur de nouveaux domaines géologiques, après l’exploration du delta asséché. Le véhicule robotisé est sur un secteur nommé Lac de Charmes, nom français, en référence à quoi, je n’en sais rien. Oui… Ça fait un moment que je suis déconnectée des actus martiennes. Et ne me demandez pas ce que devient Curiosity !

Quoiqu’il en soit, cette nouvelle production martienne est l’occasion de mettre enfin à jour mon site Marsrovers Images, qui accueille de nouvelles images produite ces dernières années après mon burn-out de 2022. Je vais peut-être doucement m’y remettre, en tout cas ça fait plaisir de revoir tout ceci. Peut-être. J’ai également actualisé la bannière du site, je délaisse le Mont Sharp pour les paysages accidentés de Syrtis Major.

[ENG]

Oh yes.

Oh yes oh yes.

It’s been a long time since I published a Postcard from Mars, by Perseverance. I found the landscape nice, not to say gorgeous, and I let myself stitch the WATSON mosaic, where the rover self pose. I can’t find more informations about the current status of the rover, the last updates dating from last December. But a few certain things, like we have definitively left Jezero Crater, and we reach new geological terrains, after the exploration of the dried river fan. The rover is on a place called Lac de Charmes, a french name, but for what ? I don’t know. Yes… It’s been a while I’ve been connected to martians news. And don’t ask me about Curiosity on the matter.

Whatever the case, this new product is the occasion to finally update Marsrovers Images, which home new pictures made during the last years since my burn-out in 2022. I may be slowly give my take from time to time to mars rover imagery but it’s a real pleasure ! I also updated the header of the website, abandonning Mount Sharp for the rocky terrains of Syrtis Major.

Vue large sur un paysage martien, dont l'horizon est parcouru de nombreuses collines, avec la vue qui porte assez loin par endroits, surtout à droite. Toute la partie droite est occupée par le rover Perseverance, gros engin à plusieurs roues, recouvert de poussière par endroit, dont les caméras situées sur un mât observent un groupe de gros rochers juste à gauche, certains ayant reçu des marques de polissage circulaire. C'est le milieu de la journée, le Soleil illumine fortement la scène par le zénith.

7794 x 7794 px – 12.5 Mo

Étui pour synthé – Phase 2

Aucun commentaire • Expédié le 23 février 2026 à 16:00 dans Doctor WhoImpression 3DNot A One Day Build

Avant toute chose

L’an dernier j’avais publié un article sur la construction d’un étui pour mon synthé, et comment je m’étais dirigée vers une esthétique TARDIS, même si celle-ci ne sautait pas franchement aux yeux.

J’ai profité d’une période de calme la semaine dernière pour reprendre cet étui et y ajouter un élément incontournable de son esthétique : la plaque située sur sa porte gauche, qui sert de petite porte pour le téléphone qui est dedans (sauf qu’ensuite le Docteur demandera à ce que le téléphone soit accessible depuis l’intérieur). Je vais m’attacher à reproduire cette plaque, mais avec quelques petites modifications car mon étui ne va pas abriter un téléphone mais un synthé.

Extrait d'un épisode de Doctor Who, l'épisode The Church on Ruby Road, avec le Docteur, incarné par l'acteur noir Ncuti Gatwa, qui s'apprête à rentrer dans la TARDIS tout en saluant quelqu'un hors cadre et derrière lui. Il a la main sur la poignée métallique. Sur l'autre battant de la porte, à gauche, on peut bien voir la plaque intitulée POLICE TELEPHONE et le reste de son texte.

Voici ma version de cette plaque, fait sous Inkscape, et donc vectorisée.

Texte du TARDIS modifié. Blanc sur noir, police mélange de Futura et de Din, tout en majuscule. En anglais, ça commence par : Keyboard, Free for use of Public, Music & Sounds obtainable immediately, Players & crew respond to urgent songs, Pull to Open.

Mon intention au départ était de faire appel à une entreprise locale spécialisée dans la découpe laser pour obtenir un jeu de lettres que j’aurais pu disposer sur une planche en bois peinte en noir. Ou sur une plaque de PVC noir. Peu importe. Pour apprendre que pour une découpe laser, les petits caractères allaient être compliqués à obtenir car le I par exemple fait à peine 2mm de large. Je dois donc changer mon fusil d’épaule et trouver une autre solution.

Cette autre solution viendra avec mon imprimante 3D, qui permettra une impression de toutes les lettres. Il ne me manquait quelques éléments supplémentaires pour m’y mettre sérieusement. De la peinture bleue, la même que j’avais utilisé avant. C’est de la peinture pour carrosserie sous forme de bombe. C’est dans un Norauto que je fini par en trouver. J’achète aussi de la peinture noire et blanche, de la colle dite « glycéro » pour une bonne tenue et un bon pouvoir couvrant. Enfin, une autre bombe, de vernis transparent, une laque quoi, pour verrouiller le résultat final.

Deux bombes, l'une de peinture bleue métallisée dédiée pour l'étui et la couleur TARDIS, l'autre pour le dépôt d'un vernis transparent. Plus bas, deux petits pots de peinture laquée noir et blanc. Le tout est posé sur l'étui dont peut voir la poignée de transport chromée.

Avant tout ceci, j’avais changé les loquets, ou fermoirs, car les précédents ne correspondaient pas à cette esthétique « coffre » que je voulais. J’en trouve et les remplace. Et ça donne bien mieux.

Loquet de fermeture brillant (ou chromé) vissé sur la fermeture. Il a l'allure d'un loquet qu'on trouverait sur un étui d'instrument de musique du commerce. Derrière, un peu dans le flou, un des anciens support des anciens loquets, qui ont été ôtés, laissant place à des petites zones de bois non peintes.

Vous constaterez que derrière se trouvent deux pièces de bois qui servaient de supports aux anciens fermoirs, surtout pour les vis qui risquaient de forer de l’autre côté. Ceux-ci seront enlevés, il faudra repeindre par dessus.

Vue à peu près identique, sauf que cette fois-ci le loquet fait face au ciel. Les pièces de bois servant de support aux anciens loquets ont été enlevées, révélant une zone de bois non peinte plus large. Les trous qui servent de passage aux vis sont visibles dans ces zones, qui ont été par ailleurs poncées pour les préparer à la peinture.

Du bois

Je m’attèle désormais à faire le support et le cadre. Je n’aurais pas d’autre choix que d’utiliser des lamelles en bois aux bords arrondis, car je n’en trouve pas aux bords durs. La plaque sera du contreplaqué 5 mm. Découpe, ajustements, papier de verre tout ça. Disposition pour voir. Car c’est là que sera posée cette plaque.

Test de disposition des différents éléments constituant la plaque TARDIS, qui forme presque un cadre photo, mais sans photo

J’imprime sur papier A4 le texte de cette plaque pour le mettre dans le contexte. Afin d’avoir un premier sentiment et une prévisualisation du résultat final.

Sur le dessus de l'étui sont disposés des tasseaux fins qui forment un cadre autour d'une petite planche de bois, recouverte par un papier imprimé du texte TARDIS modifié

Je marque les positions des divers éléments, et il est temps de coller le cadre. Pas le fond car j’en aurais besoin. Vous connaissez la chanson : colle à bois et séchage d’une journée.

La même scène, sans le papier imprimé, avec le pot de colle à bois et un pinceau plat. Tout est prêt à être collé, sauf la plaque centrale.

Le cadre a été collé, il est maintenant sous presse avec du tissu, une planche de bois aggloméré mélaminé blanc, mes deux contrepoids de télescope et un pot rempli de petites billes de verre

Du PLA

Le gros du sujet : le lettrage. J’avais déjà fait l’extrusion 3D du fichier vectoriel. Les lettres feront 1 mm d’épaisseur. Ça peut sembler faible mais ce sera vraiment visible.

Le texte TARDIS modifié en lettres 3D dans une fenêtre du logiciel Blender. Les dimensions qu'on peut lire à droite indiquent 184 mm de large, 224 mm de long pour 1 mm d'épaisseur

Et importation dans la découpeuse pour impression.

Le texte TARDIS modifié dans le logiciel dédié à l'impression 3D déposé sur une représentation visuelle de la plaque d'impression de la marque Elegoo

Allons-y !

Mon imprimante 3D qui imprime le texte TARDIS modifié. On peut voir qu'une bonne partie des lettres est déjà formée.

C’est quand même un drôle de sentiment de voir sous ses yeux un objet se construire après l’avoir vu qu’en 3D dans mon ordinateur. Au passage, j’ai du annuler la première impression car il y avait un gros problème : la hauteur de la plaque était inconsistante et les pièces n’adhéraient par correctement au support, ce qui a conduit à leur arrachage durant le process. J’ai donc du refaire la mise à niveau, la calibration tout ça. Le deuxième jet sera définitif avec des lettres tenant fermement au support. J’ai même mis de la colle « spéciale » (en fait juste de la colle en bâton d’écolier) pour être sûre et certaine de l’adhérence.

Puis, 1h30 plus tard, l’impression se termine. Je suis bluffée par le résultat. Ouiii y a quelques imperfections de ci et de là mais c’est peu visible. C’est grisant. J’ai pas envie d’y toucher. C’est trop beau !

L'impression est finie, les lettres du texte sont désormais existante sur forme de plastique.

Zoom sur la partie centrale des lettres, qui brillent sous une lumière tamisée, révélant le tracé de l'impression filaire dans les lettres

(suite…)

Quand je faisais de l’argentique (jetable)

Aucun commentaire • Expédié le 13 février 2026 à 17:43 dans PaysageUrbanité

Récemment, j’ai passé en revue un bon paquet de photos de famille et dans le lot, des photos que j’avais prises également, avec un simple appareil photo jetable. C’était la bonne époque ça, on voulait tout faire jetable. Mais c’est fini, n’est-ce pas ? On a fini par comprendre qu’il faut faire durer les choses, les réparer, et l’importance de pouvoir archiver et posséder nos médias. Non ? Comment ça ?

Quoiqu’il en soit, ça tombe quand même sous l’onglet « j’ai fais de la photo argentique« . J’ai pu numériser tout ça. Enfin, « tout ça ». L’équivalent d’une pellicule.

C’était lors de l’été 2004. Mois d’Août ? Je crois. A Saint-Julien-les-Martigues, j’ai passé un superbe été sous le toit de la maison familiale de feu mon grand-père, ainsi que mes oncles et tante.

J’avais emporté dans mon sac un appareil photo jetable, et j’avais l’intention de surtout photographier du paysage. Et comme j’étais en pleine obsession maladive pour ces sondes robotisées qui s’étaient posées sur Mars plus tôt dans l’année, avec un dossier que j’avais commencé à écrire et à alimenter en images, je me prenais un peu aussi pour un rover et je voulais faire des panoramas. Mais attention à gérer le nombre de poses correctement.

Allez, les photos. Il y en a pas beaucoup, car ce sont des panoramas. Ceux-ci attendaient depuis 21 ans qu’ils puissent être assemblés. Et je les présente tels que j’aurais aimé les voir il y a 21 ans, comme des panoramas issus des caméras des rovers Spirit et Opportunity, avec les bordures noires.

Ici, panorama 360°, le premier que j’aie fait de ma vie, et le seul que j’aie jamais fait avec un appareil photo argentique. C’est à Saint-Julien-les-Martigues, au sommet de la colline près de l’Ancien Moulin de Saint-Julien, dont les murs cylindriques en pierre calcaire forment les extrémités de l’image. J’avais adoré cette vue. Tout comme j’avais adoré arpenter la colline comme si j’étais Spirit qui arpentait les collines Columbia sur Mars.

Panorama complet sur 360°, de plusieurs photos assemblées entre elles, qui montre un paysage de garrigue typique, la méditerranée en fond quand celle-ci n'est pas cachée par quelques collines de pins. Le Soleil est écrasant, les couleurs sont vives, on pourrait presque sentir la chaleur de cette journée d'été. Quelques lignes électriques de THT hantent le site jusqu'à l'horizon.

Marseille. La Cité Phocéenne s’offrait à mon regard dans son intégralité pour la première fois dans ma vie. C’était une vision extraordinaire pour moi, petite bergeracoise qui n’a jamais vu la splendeur d’une telle ville.

J’ai pu exécuter deux panoramas. L’un face au Soleil de cette brillante fin de journée, avec la Côte Bleue. Et l’autre, montrant les collines situées à l’Est de la ville, dont une colline qui était encore pour moi encore anonyme, mais qui sera mon lieu favori sur cette planète les années à venir : le Mont Puget.

Panorama de 3 photos sur la ville de Marseille vue de Notre Dame de la Garde, avec le Soleil qui décline sur l'horizon, se reflétant fortement sur la mer. La ville est devant nous, en contrejours multiples de découpes de bâtiments, bordée par des collines plus loin et le trait de la Côte Bleue

L'Est Marseillais vu depuis la Bonne Mère, qui montre son océan de bâtiments couverts de tuiles ocres et autre immeubles plus récents, plus éloignés. Imperturbables, les collines, pareilles à des montagnes, semble contenir ce raz-de-marée urbain. Celle située plus au Sud présente ses immenses strates calcaire et sa forme étagée. C'est lui le Mont Puget.

Enfin, on termine ce petit tour de Provence par une vue sur Toulon. Ville que j’ai trouvé moins resplendissante, à titre personnel.

La ville de Toulon depuis l'intérieur des terres, vision tournée vers l'extérieur où l'on voit la mer, et des collines à droite et à gauche. Devant nous, les végétation provençale mélange de petits arbres et grandes herbes.

Et en guise de scène post-générique post-scriptum, une photo de mon premier télescope, un SkyWatcher 130/900 sur monture EQ2, avec une petite motorisation un axe. Je l’avais déjà décoré de ces triangles jaunes dont j’avais fait mon outil visuel. Outil dont je me sers toujours à l’heure actuelle par ailleurs.

Mon télescope assemblé sur sa monture, dans ma chambre, dont on ne voit qu'une toute petite partie, devant la porte grande ouverte, dévoilant le couloir. Sur mon télescope des triangles jaunes autocollants colonisent le tube optique. Sur le mur à gauche, quelques photos de galaxies côtoient des photos de Saturne.

Caisson pour imprimante 3D

5 Commentaires • Expédié le 18 janvier 2026 à 17:13 dans Impression 3DNot A One Day Build

Car cela devait arriver, fatalement. J’ai une imprimante 3D. Le modèle ? Une Elegoo Neptune 4 Plus, achetée en profitant des soldes de fêtes de fin d’année, donc une fraction du prix d’origine. Une belle bête avec un joli volume d’impression de 32 x 32 x 38.5 cm. Soit presque 40 cm de haut ! Avec ceci je pourrais imprimer des casques intégraux par exemple. Comme celui d’un Cybermen et je pourrais convertir toute la Terre. AHAHAHAHA.

En attendant, je ne pouvais pas me permettre de laisser cette imprimante 3D à l’air libre, avec les poussières, les poils de chats, les courants d’air et les grosses variations d’humidité. L’humidité étant la véritable ennemie des filaments, que ce soit le PLA, le PETG ou l’ABS.

Donc c’est l’occasion de faire une sérieuse construction : une enceinte d’isolation hygrométrique. Ou caisson. C’est pareil. A peu près. Non ?

Pas mal d’inspiration depuis Adam Savage car il a fait un superbe caisson tout en plexiglass. Au départ, c’était un peu mon intention, des panneaux de plexiglass rigides, rivetés sur des barres en alu profil carré de 20mm. Comme ici, sur cette modélisation 3D.

Rendu en 3D depuis Blender montrant dans les grandes lignes le caisson d'isolation, genre de gros parallélépipède dont les arrêtes sont constituées de barres d'aluminium, les faces sont transparentes car constituées de plexiglass, l'avant est ouvert pour laisser la possibilité d'installer une porte, qui est montrée comme un panneau de plexi flottant. L'ensemble repose sur une table basse rouge aux pieds épais. Dessus, un cylindre représente l'emplacement du rouleau de filaments.

On est sur un caisson aux dimensions assez imposantes : 578 x 650 x 750 (mm). Celui-ci reposera sur une base, faite maison également, dont j’ai l’intégralité des matériaux par ailleurs. La porte je l’imagine tenue par une charnière piano et l’étanchéité réalisée par le rôle conjoint d’un … joint d’isolation thermique et d’un loqueteau magnétique. Le reste de l’étanchéité du caisson, sans doute une colle ou un truc du genre. Et bah vous serez étonné.e.s par la simplicité de la réalisation de cette dernière.

En attendant :

Partir sur de bonnes bases. Une base en l’occurrence.

Avant de commencer à s’enjailler sur le caisson, il serait bon de pouvoir le disposer sur une petite table basse afin de l’accueillir, et avoir l’imprimante pas trop haute ni trop basse.

Voici le matériel à ma disposition :

Et en photo.

Une planche rouge rectangulaire, posée sur la tranche, contre le pied de mon bureau, avec au sol juste devant 4 poutrelles en bois de profil carré, et les vis qui serviront à l'assemblage dessus.

Bon, il est temps de sortir la perceuse et d’y aller.

Un trou.

Détail sur un coin de la planche rouge montrant un trou impeccable pratiqué dans un angle.

Puis un autre, fait avec un forêt Forstner, que je peux enfin mettre à profit. Ça va permettre de « couler » la tête de vis dans le bois.

Un des trous de cette planche, avec un agrandissement de son entrée, réalisé par une mèche Forstner 15mm qu'on voit posée à côté

Et puis les 4 pieds sont aussi perforés.

Les 4 poutrelles de profil carré, ou futurs pieds de la table, perforés en leur centre

Assemblage. Ça tient, on peut passer à la suite.

La table qui va accueillir le caisson et l'imprimante 3D, assemblée, posée sur ses 4 pieds, avec un léger déport en avant de la planche rouge

Des barres ! En alu.

C’est l’histoire d’une meuf qui a horreur du travail du métal. J’ai déjà coupé du métal par le passé. C’est chiant. Ça coince. Ça grippe. Ça part pas comme on veut. Mais je me disais : «Attends si ça se trouve l’alu ça va être cool.» Le foreshadowing tout ça.

Je me décide enfin à couper ces barres en alu. J’en ai 6 de 2 m chacune. 12 sections à produire.

Tout d’abord faut faire les traits de coupe et suivre le plan de coupe. A la lettre.

Deux pages intérieures de mon cahier de croquis détaillant le plan de coupe du multiglass et le plan de coupe des poutrelles en aluminium. Dessus sont posée règles en ruban et stylo feutre pour disposer les marquages sur l'une des poutrelles, posée juste en dessous, et dont on ne voit qu'une partie

Et vous avez vu l’erreur ? Si si, regardez attentivement. Revenez plus haut où j’annonce les dimensions du caisson. Maintenant regardez le plan de coupe. Vous l’avez maintenant ? Parce que moi, je l’avais pas du tout. Mais alors : pas du tout.

Et donc, je coupe.

Détail sur l'une des nombreuses coupes à la scie à métaux manuelle montrant l'aluminium coupé en deux, avec un peu de poudre métallique autour

Et ça se coupe bien. Avoir une lame toute neuve aussi, ça aide, je ne vous le cacherait pas. Par contre, sur plusieurs coupe : ça dévie. Et parfois même sévèrement, de plusieurs millimètres.

Mais cela ne me décourage pas, même si ça fait souffler quand même…

Etabli en bois qui semble avoir bien vécu au vu des traces de peintures et de coupes, qui sert de support au débitage des différentes poutrelles en aluminium. Celles qui sont terminées sont stockées plus loin

Travail en cours sur l'établi situé sur la terrasse. Les poutrelles coupées sont presque finies. Sur la partie droite de la planche sont disposées les chutes.

Voilà les 12 sections, posées en groupes, sur le carton de l’imprimante 3D, toujours dans son emballage.

A l'intérieur, je regroupe par 3 groupes de longueurs les poutrelles. A gauche on peut voir la planche en contreplaqué qui servira de porte. Sous les poutrelles, la grosse boite en carton qui contient l'imprimante 3D, marquée du logo d'Elegoo

(suite…)

Meilleurs Vœux 2026

Aucun commentaire • Expédié le 1 janvier 2026 à 00:18 dans AstronomieCapharnaümPaysageSoleil

Dessin numérique de paysage crépusculaire, sur lequel est appliqué un léger filtre bruité, ce qui donne un petit effet rétro. Le texte Meilleurs Vœux 2026 est dans le ciel, incliné vers la droite, chaque lettre évoquant les phases d'une éclipse. L'éclipse est totale sur le O de Vœux, avec un anneau de diamant et la couronne solaire visible. Mon logo, lettre d et b, est disposé à gauche en bas.

L’année 2025 se termine.

Une année qui fut moins productive que la précédente, mais qui aura quand même été intéressante. Du moins, tout dépends sous quel angle on aborde les choses…

Point de vue météo, cette année fut marquée par un néant absolu en terme d’activité orageuse photogénique. Aucune des quelques sorties que j’ai pu faire n’a donné de résultats. Cette région aussi, en marge de Périgueux, n’offre pas non plus une panoplie de points de vue intéressants et accessibles.

Point de vue astro, quelques beaux phénomènes quand même, avec notamment et surtout l’éclipse partielle du 29 Mars, où j’ai pu tester en conditions réelles une partie du protocole que j’appliquerai cette nouvelle année 2026, en Espagne, le 12 Août. J’en toucherai quelques mots plus bas.
Une occultation de l’amas des Pléiades aura aussi constitué une belle surprise peu de temps après !

Cette dernière année, 2025, aura vu aussi passer les 20 ans de mon site Marsrovers Images. Je compte faire un article dédié à ce sujet, pour mettre à jour notamment les évolutions de design et de contenu de ce site web qui désormais tient plus de l’archive qu’autre chose.

J’accueille dans mes outils de production une imprimante 3D, un genre de cadeau de Noël que je me fais à moi-même, qui me permettra d’avoir de nouvelles possibilités et de nouveaux horizons. C’est un sujet encore neuf pour moi. Un article sera fait concernant la construction d’un caisson d’isolation hygrométrique, indispensable pour avoir des impressions de la meilleure qualité possible. Au moment où je tape ces mots, ce caisson n’est pas encore achevé, mais il va l’être bientôt. Pour la petite note, l’imprimante 3D de mon choix est une Elegoo Neptune 4 Plus, avec un joli volume d’impression d’environ 30cm de côtés (environ).

Le visuel de cette carte de vœux pour cette nouvelle année 2026 n’est pas un hasard, car je compte partir en Espagne durant la semaine de l’éclipse, et vivre pour la première de ma vie ce phénomène mystique pour moi. L’occasion pour moi de dévoiler le badge de mission associé. Car oui, j’envisage ceci comme une vraie mission spatiale !

Badge circulaire, au bordures aux couleurs du drapeau espagnol. Dans la bordure est écrit : Eclipse totale espagne 2026. A l'intérieur du cercle, une carte de la péninsule ibérique avec le tracé de l'ombre lunaire, symbolisée par une représentation schématique de l'éclipse totale. Juste dessous est écrit 12 de agosto.

J’aurais avec moi mon 200/1000, ainsi que mon 70D. Mais il me faudra aussi avoir d’autres dispositif de prise de vue, et un protocole vraiment en béton à l’instant crucial. La totalité ne durera même pas 3 minutes, ça va vite passer.

Bref, beaucoup BEAUCOUP d’attentes pour cette éclipse totale de Soleil, que je planifiait dans ma tête il y a déjà 20 années de ça ! Donc sachez que d’ores et déjà, le 12 Août 2026, et la semaine associée est réservée, bookée, bloquée, tout ça.

Logo d'une personne qui jette le logo d'OpenIA dans une poubelle

Vous voyez ce logo ci-dessus ? C’est ce que l’on devrait faire d’OpenIA et du reste des entreprises qui ont lancé leurs précieux LLM. Cette année 2025 aura été marquée par l’essor des IA génératives (ChatGPT, Grok, Gemini, Sora et j’en passe et des plus pires). A mon grand désarroi j’ai vu dans ma propre ville des affiches dont les fonds étaient tous IA générés.
L’IA générative est le grand fléau de notre époque, fléau qui écrase tout. Il vole les artistes, pille les librairies, les vidéastes, les musicien.ne.s. Il répands une esthétique fade, standardisée. L’IA générative c’est l’offre d’une prison sans saveur pour esprits aliénés par le capitalisme. C’est un monde de pollution et de saccage environnemental tant les besoins en énergie et en territoire de ces artifices sont énormes.
L’IA générative c’est la mort. La mort par étouffement. Par la désinformation. Par l’appauvrissement intellectuel.
Je refuse catégoriquement cet « outil » dont de plus en plus dans mon quotidien on me parle, pour tenter de me convertir à ce monde.

Si je devais avoir un seul souhait pour 2026 ce serait le suivant : que vole en éclat l’IA générative et tout son cortège macabre.

Merci de m’avoir lue,

Meilleurs Vœux pour 2026
Damia Bouic