Curiosity a bien progressé le long de sa route. Il rencontre une vaste étendue de sables nommée Sands of Forvie. Cet endroit est le plus beau que j’aie jamais vu depuis le début de la mission, et il fallait que je lui fasse honneur. Au Sol 2991, le rover a effectué un panorama Mastcam34 complet du site, j’en ai extrait cette partie sous forme de carte postale. Profitez !
Curiosity has progressed along her journey. She encountered a big area of sands, called Sand of Forvie. This place is the most beautiful place I ever seen since the beginning of the mission, and I had to make it right. On Sol 2991, the rover recorded a 360° Mastcam34 panoramic, which I extracted this view, as a postcard. Enjoy !
C’est le nom d’une comète qui est devenue visible à l’œil nu dans l’hémisphère Nord. Quelque chose qui ne s’était plus produit depuis un certain temps. Et je peux affirmer sans me tromper que c’est la plus belle comète que nous avons dans notre ciel bien boréal depuis le passage de Hale-Bopp en 1997. Oui, à ce point.
AVERTISSEMENT DE CONTENU : INCENDIE
J’ai tenté ma chance d’abord le 9 Juillet, en début de matinée. Le ciel devait être clair. J’emporte avec moi, sur Malfourat, mon 200/1000. Sauf qu’il y a un problème.
C’est quelque chose d’un peu… embêtant.
Je tente une photo, mais la comète est incomplète, masquée en partie par ce nuage de cendres.
Situation compliquée donc. Car la comète sera masquée définitivement par le nuage de fumée. Et l’aube devenant de plus en plus lumineuse, la comète s’effacera rapidement.
Nouvelle sortie. Fructueuse cette fois-ci. Je me retrouve au même endroit, à Malfourat. Avec une vue magnifique.
Je commence les prise de vue d’abord au 200/1000 (un newton sur monture EQ5 je rappelle). Photo prise au foyer, 70D, mosaïque de deux images consistant chacune en l’addition de 10 poses de 10s à 1600 iso. Traitement sous Gimp et Darktable. Les étoiles ne sont pas franchement ponctuelles pour deux raisons : la première étant que la comète était peu haute dans le ciel, donc beaucoup de turbulences, la seconde étant que la comète s’est décalée d’une pause à l’autre. Oui oui. Donc il fallu aligner les images sur la comète, chose peu aisée. On peut identifier quelques détails dans la queue de l’astre, avec une zone plus sombre vers le milieu et jusque vers la droite.
Une seconde image, prise avec suivi sur la monture équatoriale, mais pas au foyer, mais avec l’objectif 18-200, placé à 200mm. Mêmes paramètres qu’au dessus (10 fois 10s à 1800 iso). On peut y voir, très très légère, la queue de gaz ionisé, en un bleu légèrement plus fort, sur la partie gauche de la queue de poussière.
En plan large, sur trépied tout simple, avec Bergerac dans l’angle de champs. L’aube devient plus forte.
Je plie mon matériel, je rentre et sur le chemin du retour, je tente une photo avec le clocher de l’église Notre-Dame en premier plan. Le ciel est limite trop clair malheureusement…
Je patiente le temps que la comète soit bien accessible le soir, bien après le coucher de Soleil. Et des cieux favorables également. Ce qui fut le cas lors de cette belle nuit d’été. J’ai pu avoir une meilleure netteté sur la comète au télescope, et avoir des extensions plus fines à 200mm.
L’image ci-dessous a été faite avec l’alignement et l’addition de 10 images de 30 s à 3600 iso. On repère de subtiles nuances bleutées, correspondant à la queue de gaz, avec aussi des irrégularités. Alignement fait sur la comète, d’où les étoiles filées.
L’image qui suit a été prise après la séquence du dessus, mais en pose unique de 4 minutes à 800 iso. Accidentellement, le suivi stellaire n’était pas parfait mais il a pu compenser le mouvement de la comète. Conséquence heureuse : une image nette de l’astre chevelu !
Image faite derrière un objectif 18-200 poussé à 200, en large champs, montrant la comète plus largement. Même configuration que pour la première séquence, qui montre clairement les deux queues : celle de gaz à gauche, rectiligne, et celle de poussière, incurvée.
Enfin, j’ai terminé la soirée en faisant un portrait de Jupiter et Saturne en compagnie de la Voie Lactée.
Je parviens à revenir dehors pour tenter un nouveau portrait de la comète. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est devenue décevante. A peine visible à l’œil nu, visible au chercheur et au télescope, mais elle a beaucoup perdu en luminosité. Et la présence ce soir là de la Lune et de rafales de vent n’ont rien arrangé à la séance photo.
J’ai du faire la série de clichés à 6400 iso, du coup cela ramène énormément de bruit. Mais la comète est bien là, et si on fait attention, on peut remarquer quelques structures dans la queue de C/2020 F3. Toutefois, traitement compliqué, qui ne fera pas ressortir grand chose. J’ai encore une certaine inexpérience en traitement d’images du ciel profond et il me manque les bons logiciels (il va falloir que je me mette à SIRIL, enfin, remette plus exactement car SIRIL est l’équivalent UNIX de IRIS, que je connaissais assez bien à l’époque).
Et un cliché de la Lune, pour le plaisir. On peut notamment y repérer la rainure d’Hyginus ainsi que la Vallée Alpine.
Le Vendredi 19 Juin devait se produire une occultation de Vénus par la Lune. Dans des circonstances un peu compliquées : le Soleil serait déjà levé, la Lune et Vénus à proximité de celui-ci. Il devait me falloir être prudente, car je comptais utiliser mon 200/1000.
Donc je met le matériel en place, depuis le petit balcon qui donne sur le Sud. Pointage peu aisé mais j’y parviens finalement.
Je place mon 70D au foyer, et je commence les photos. Ça va être rapide, et ça va pas forcément bien donner.
Puis Vénus se met à disparaître.
De nouvelles images disponibles sur la page PDS de la sonde japonnaise AKATSUKI. Donc quelques propositions ci-dessous. Toutes les images sont prises en ultraviolet et datent de 2018 et sont classées par ordre chronologique. Les images infrarouges seront de nouveau absentes de ce lot, car aucune n’a été transmise. Vous noterez que la colorimétrie n’est pas constante, malgré les corrections que j’ai apporté au lot.
Some new pictures are available on the PDS webpage from the Japanese mission AKASTUKI. A few propositions below. All the pictures were taken in ultraviolet and are dating from 2018, and sorted by date. Infrared pictures are yet not in the set because none were available. You will notice that the colorimetry is not very constent, despite correction applied to the set.
Sol 2711. Curiosity est juché sur un promontoire (si l’on traduit littéralement il s’agit d’un fronton) nommé Greenheugh. Il y découvre de nouvelles roches, d’une nature différente de celles rencontrées plus bas. L’occasion de faire un forage, et donc, dans la foulée, faire un panoramique Mastcam34 complet. J’ai enfin trouvé un moyen de rendre bien moins visible la trame de la matrice de Bayer (qui a du mal à s’effacer totalement du fait de la compression jpeg des données brutes immédiatement disponibles). Voici ce panorama, avec un ciel de synthèse pour bien apprécier les lumières et les contrastes de ce site incroyable.
Sol 2711. Curiosity is atop of a pediment called Greenheugh. She’s discovering new rocks, of a different kind to those met in lower places. The occasion to drill it, and so, take a full Mastcam34 panoramic. I found a way to render the Bayer matrix artifacts due to jpeg compression less visible. Here is this panoramic, with a synthetic sky to appreciate the lights and the shadowing of this amazing place.
Version plus brute ici.
Au Sol 2417 (25 Mai 2019), Curiosity a tourné ses caméras sur le ciel, pour capturer des nuages qui n’avaient jamais vraiment été observés sur Mars. Des nuages noctulescents.
J’avais, à l’époque, réalisé l’assemblage à partir des images jpeg immédiatement disponibles. Voici le résultat :
On Sol 2417 (May 25. 2019), Curiosity pointed her cameras toward the sky in order to catch clouds never really observed on Mars. Noctulescent clouds.
I had back in that time stitched the panorama from the jpeg pictures available then. Here is the result :
Mais bon, bien qu’assez bon, le résultat n’est pas impeccable. Il m’a fallu beaucoup de travail sous Hugin pour que les images fusionnent bien entre elles.
Le temps passe et les images du Planetary Data System furent disponibles. J’ai pu enfin les travailler pour obtenir un résultat plus appréciable, que voici.
But, whereas quite good, the result is not clean. I had to work the frames quite a bit to have a seamless panoramic.
Time’s passing. Pictures from Planeteray Data System are available. I finally had the occasion to work them to give a better result, see bellow.
La différence est sensible, avec des détails plus fins également. Mais je ne pouvais pas m’arrêter là, et j’ai fait une version colorisée, dont les couleurs ont été prélevées sur diverses images, dont un jeu d’images Mastcam réalisées sur d’autres NLC.
We can catch the differences, with finer details. But, I couldn’t stop there, so, I made a colorized version, using various image like a set of Mastcam pictures taken on other NLC.