Récemment, j’ai passé en revue un bon paquet de photos de famille et dans le lot, des photos que j’avais prises également, avec un simple appareil photo jetable. C’était la bonne époque ça, on voulait tout faire jetable. Mais c’est fini, n’est-ce pas ? On a fini par comprendre qu’il faut faire durer les choses, les réparer, et l’importance de pouvoir archiver et posséder nos médias. Non ? Comment ça ?
Quoiqu’il en soit, ça tombe quand même sous l’onglet « j’ai fais de la photo argentique« . J’ai pu numériser tout ça. Enfin, « tout ça ». L’équivalent d’une pellicule.
C’était lors de l’été 2004. Mois d’Août ? Je crois. A Saint-Julien-les-Martigues, j’ai passé un superbe été sous le toit de la maison familiale de feu mon grand-père, ainsi que mes oncles et tante.
J’avais emporté dans mon sac un appareil photo jetable, et j’avais l’intention de surtout photographier du paysage. Et comme j’étais en pleine obsession maladive pour ces sondes robotisées qui s’étaient posées sur Mars plus tôt dans l’année, avec un dossier que j’avais commencé à écrire et à alimenter en images, je me prenais un peu aussi pour un rover et je voulais faire des panoramas. Mais attention à gérer le nombre de poses correctement.
Allez, les photos. Il y en a pas beaucoup, car ce sont des panoramas. Ceux-ci attendaient depuis 21 ans qu’ils puissent être assemblés. Et je les présente tels que j’aurais aimé les voir il y a 21 ans, comme des panoramas issus des caméras des rovers Spirit et Opportunity, avec les bordures noires.
Ici, panorama 360°, le premier que j’aie fait de ma vie, et le seul que j’aie jamais fait avec un appareil photo argentique. C’est à Saint-Julien-les-Martigues, au sommet de la colline près de l’Ancien Moulin de Saint-Julien, dont les murs cylindriques en pierre calcaire forment les extrémités de l’image. J’avais adoré cette vue. Tout comme j’avais adoré arpenter la colline comme si j’étais Spirit qui arpentait les collines Columbia sur Mars.
Marseille. La Cité Phocéenne s’offrait à mon regard dans son intégralité pour la première fois dans ma vie. C’était une vision extraordinaire pour moi, petite bergeracoise qui n’a jamais vu la splendeur d’une telle ville.
J’ai pu exécuter deux panoramas. L’un face au Soleil de cette brillante fin de journée, avec la Côte Bleue. Et l’autre, montrant les collines situées à l’Est de la ville, dont une colline qui était encore pour moi encore anonyme, mais qui sera mon lieu favori sur cette planète les années à venir : le Mont Puget.
Enfin, on termine ce petit tour de Provence par une vue sur Toulon. Ville que j’ai trouvé moins resplendissante, à titre personnel.
Et en guise de scène post-générique post-scriptum, une photo de mon premier télescope, un SkyWatcher 130/900 sur monture EQ2, avec une petite motorisation un axe. Je l’avais déjà décoré de ces triangles jaunes dont j’avais fait mon outil visuel. Outil dont je me sers toujours à l’heure actuelle par ailleurs.
Un titre un peu british et un peu faux (le Fog c’est un brouillard de pollution, ce qui ne va pas être le cas ici en fait c’est le Smog, pas le Fog, merci au commentateur ci-dessous, donc «bataille de fion»¹), mais après tout, je fais ce que je veux.
Hier, Mercredi 27 Janvier, un banc de brouillard s’est formé sur le fleuve Dordogne (oui oui, c’est un fleuve), dans un contexte de redoux assez important : 9°C à 12h, pour 13.2°C à 16h. Le taux d’humidité est resté inchangé, ce qui en fait traduit une augmentation de la quantité d’eau dans l’atmosphère (car une masse d’air, quand elle se réchauffe, elle est plus sèche). Le point de rosée est monté aussi vite que la température. Par contre, la température de l’eau de la Dordogne, lui, n’a pas pu grimper aussi vite. D’où un contraste thermique qui se traduit par la condensation de l’eau juste au dessus du fleuve, sur à peine 5 m de hauteur.
Donc ni une ni deux, je m’empressais d’aller photographier ce phénomène rare.
«LA FRANCE EST CHAMPIONNE DU MONDE 2018 !! POUR LA SECONDE FOIS ! INCROYAAAABLE !!»
C’est à peu près en ces termes que la soirée de ce 15 Juillet 2018 se terminait, avec des images plein les mirettes, et une émotion palpable. J’étais là en 1998 quand les Bleus battaient le Brésil 3 à 0. Je suis là en 2018 quand les Bleus battent les Croates 4 à 2.
Une petite balade en extérieur avec mon compagnon et nous décidâmes de nous coucher. Il doit être environ 1h du matin.
Puis je me réveille, légèrement. Suffisamment pour entendre du tonnerre. Léger, diffus. Un œil au radar pluie de l’application Infoclimat.
Okay, des orages arrivent. Je suis encore pas mal dans le potage, les paupières qui pèsent une tonne. Je décide d’aller zieuter côté Sud. Ça flashe. Assez fort. Suffisamment pour que je me décide à sortir. Il est 3h45 du matin. Et c’est pas facile.
Mon compagnon est avec moi, on rejoint le bord de la Dordogne (pas le temps, ni le courage, ni l’envie de prendre le volant, surtout dans mon état).
Je sors le 70D, trépied, réglages, tout ça. Et ça parti ! Constatez la densité du rideau de pluie sur ce cliché.
Des foudroiements en zone sèche se produisent, tous très ramifiés et lumineux.
Mais la cellule que je suivais du regard et de l’objectif photo se décale vers l’Est et prends un caractère intramaniaque assez soutenu. Je jète mon dévolu sur la partie Sud de ce complexe orageux qui règne sur le Lot-et-Garonne. Zoom à fond. Couleur globale très rouge.
Ne dérogeant pas à la tradition annuelle de ce blog, florilège photographique du feu d’artifices à Bergerac. Un joli crû 2018. Pas de commentaires, juste les images 🙂
Ce Dimanche, je me suis changée en tourimse et j’ai arpenté les rues du Vieux Sarlat. Il faisait beau, c’était estival. Voici donc votre quota de vieilles pierres qui fleurent bon les Temps Ancestraux et le Patrimoine Eternel. Comment ça j’en fais trop ?
Je met les photos sans commentaires (sauf la dernière peut-être) car je ne sais pas trop quoi dire, les photos parlent d’elles-même et présentent un centre historique sarladais particulièrement riche et préservé (contrairement à celui de Bergerac que je trouve pauvre en comparaison). Quoiqu’il en soit, une très belle petite ville 🙂

Un panorama qui couvre environ 280°, sur la place [NoName] avec à droite la maison de ce cher Etienne de la Boétie et au centre une belle église romane (sans doute XIIème siècle).
Ouais parce que je vous ai pas dit mais j’ai fais un petite sortie astro vers Gardonne, avec un ciel un peu mieux que celui de Bergerac. Mais je n’ai pas fais suffisamment d’images pour que cela mérite un article. Donc je tanque ça ici, sans aucun rapport avec la vieille pierre.
Ci-dessous un filé sur le ciel étoilé avec la Lune croissante qui décroit sur l’horizon (krrkrrkrr). J’ai omis de flanquer l’APN en RAW, du coup pour l’élimination des pixels chauds, on repassera.
Et puis Jupiter, que j’ai voulu imager avec mon 500mm Starblitz. C’est pas mal mais ça ne casse pas 5 pattes à un T-Rex. Résumé du protocole : acquisition en recadré 5x en 1920x1080p sur 70D derrière un 500 f/6.1 de Starblitz. 658 images exploitées, alignées et additionnées sous Keith’s Image Staker, masque flou et ondelettes, réalignement RGB et voilà le résultat. On distingue quand même bien les bandes tropicales de Jupiter, mais c’est tout. Quoiqu’il en soit, je peux faire mieux (attendre que la planète soit plus haute dans le ciel, m’équiper d’un doubleur ou tripleur de focale).
A Bergerac donc.
Ce coup-ci j’ai opté pour une petite prise de distance avec le feu afin de pouvoir m’offrir quelques libertés de compositions et avoir une vue globale comprenant plusieurs éléments urbains. Hé bien c’était pas mal, ça change de l’an dernier où j’étais vraiment proche du pas de tir.
Galerie ci-dessous 🙂