Quand je faisais de l’argentique (jetable)

Aucun commentaire • Expédié le 13 février 2026 à 17:43 dans PaysageUrbanité

Récemment, j’ai passé en revue un bon paquet de photos de famille et dans le lot, des photos que j’avais prises également, avec un simple appareil photo jetable. C’était la bonne époque ça, on voulait tout faire jetable. Mais c’est fini, n’est-ce pas ? On a fini par comprendre qu’il faut faire durer les choses, les réparer, et l’importance de pouvoir archiver et posséder nos médias. Non ? Comment ça ?

Quoiqu’il en soit, ça tombe quand même sous l’onglet « j’ai fais de la photo argentique« . J’ai pu numériser tout ça. Enfin, « tout ça ». L’équivalent d’une pellicule.

C’était lors de l’été 2004. Mois d’Août ? Je crois. A Saint-Julien-les-Martigues, j’ai passé un superbe été sous le toit de la maison familiale de feu mon grand-père, ainsi que mes oncles et tante.

J’avais emporté dans mon sac un appareil photo jetable, et j’avais l’intention de surtout photographier du paysage. Et comme j’étais en pleine obsession maladive pour ces sondes robotisées qui s’étaient posées sur Mars plus tôt dans l’année, avec un dossier que j’avais commencé à écrire et à alimenter en images, je me prenais un peu aussi pour un rover et je voulais faire des panoramas. Mais attention à gérer le nombre de poses correctement.

Allez, les photos. Il y en a pas beaucoup, car ce sont des panoramas. Ceux-ci attendaient depuis 21 ans qu’ils puissent être assemblés. Et je les présente tels que j’aurais aimé les voir il y a 21 ans, comme des panoramas issus des caméras des rovers Spirit et Opportunity, avec les bordures noires.

Ici, panorama 360°, le premier que j’aie fait de ma vie, et le seul que j’aie jamais fait avec un appareil photo argentique. C’est à Saint-Julien-les-Martigues, au sommet de la colline près de l’Ancien Moulin de Saint-Julien, dont les murs cylindriques en pierre calcaire forment les extrémités de l’image. J’avais adoré cette vue. Tout comme j’avais adoré arpenter la colline comme si j’étais Spirit qui arpentait les collines Columbia sur Mars.

Panorama complet sur 360°, de plusieurs photos assemblées entre elles, qui montre un paysage de garrigue typique, la méditerranée en fond quand celle-ci n'est pas cachée par quelques collines de pins. Le Soleil est écrasant, les couleurs sont vives, on pourrait presque sentir la chaleur de cette journée d'été. Quelques lignes électriques de THT hantent le site jusqu'à l'horizon.

Marseille. La Cité Phocéenne s’offrait à mon regard dans son intégralité pour la première fois dans ma vie. C’était une vision extraordinaire pour moi, petite bergeracoise qui n’a jamais vu la splendeur d’une telle ville.

J’ai pu exécuter deux panoramas. L’un face au Soleil de cette brillante fin de journée, avec la Côte Bleue. Et l’autre, montrant les collines situées à l’Est de la ville, dont une colline qui était encore pour moi encore anonyme, mais qui sera mon lieu favori sur cette planète les années à venir : le Mont Puget.

Panorama de 3 photos sur la ville de Marseille vue de Notre Dame de la Garde, avec le Soleil qui décline sur l'horizon, se reflétant fortement sur la mer. La ville est devant nous, en contrejours multiples de découpes de bâtiments, bordée par des collines plus loin et le trait de la Côte Bleue

L'Est Marseillais vu depuis la Bonne Mère, qui montre son océan de bâtiments couverts de tuiles ocres et autre immeubles plus récents, plus éloignés. Imperturbables, les collines, pareilles à des montagnes, semble contenir ce raz-de-marée urbain. Celle située plus au Sud présente ses immenses strates calcaire et sa forme étagée. C'est lui le Mont Puget.

Enfin, on termine ce petit tour de Provence par une vue sur Toulon. Ville que j’ai trouvé moins resplendissante, à titre personnel.

La ville de Toulon depuis l'intérieur des terres, vision tournée vers l'extérieur où l'on voit la mer, et des collines à droite et à gauche. Devant nous, les végétation provençale mélange de petits arbres et grandes herbes.

Et en guise de scène post-générique post-scriptum, une photo de mon premier télescope, un SkyWatcher 130/900 sur monture EQ2, avec une petite motorisation un axe. Je l’avais déjà décoré de ces triangles jaunes dont j’avais fait mon outil visuel. Outil dont je me sers toujours à l’heure actuelle par ailleurs.

Mon télescope assemblé sur sa monture, dans ma chambre, dont on ne voit qu'une toute petite partie, devant la porte grande ouverte, dévoilant le couloir. Sur mon télescope des triangles jaunes autocollants colonisent le tube optique. Sur le mur à gauche, quelques photos de galaxies côtoient des photos de Saturne.

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