Le chapelet à la base c’est une façon de présenter les différentes phases d’une éclipse (qu’elle soit lunaire ou solaire) utilisant la technique photographique de l’exposition multiple. Celle-ci consistant à exposer sur un seul film plusieurs moments d’une éclipse (qu’elle soit lunaire ou solaire). Ce genre de photographie nécessitait de devoir immobiliser le film argentique pour qu’il ne bouge pas d’une pause à l’autre. Et le mouvement du Soleil au travers du ciel permettait d’avoir son image à autant d’endroits que l’on ouvrait l’obturateur. Il va de soi que les phases partielle d’une éclipse de Soleil nécessitaient un objectif équipé d’un filtre solaire. Seule la totalité pouvait permettre une exposition sans filtre, dévoilant au passage le paysage.
L’argentique permettait aussi de faire des planches de ces éclipses, de façon plus « artificielles » avec des montages (oui, durant le développement on peut faire plein de choses et agir sur plein de paramètres, ne croyez pas que l’argentique était plus authentique que le numérique de ce côté là).
Le numérique ensuite a permis de faciliter ce type de montages.
Bref, j’ignore pourquoi je parle de cela car j’ai déjà montré des chapelets d’éclipses par le passé.
Oui mais là, c’est pour l’éclipse totale du 12 Août dernier, qui méritait un petit traitement spécial, ainsi qu’un petit mot sur l’origine du chapelet.
Voici mes deux planches résumant les différentes phases de l’éclipse. Les phases partielle et la phase totale pour la première. Et les phases Anneau de Diamant / grains de Bailly avec la totalité.
Et lien vers le récit de cette journée hors du temps.
Et en petit « extra », ce montage des différentes étapes de l’éclipse au 450D, à grand angle, qui met bien en évidence l’assombrissement général à mesure que la Lune progressait sur le Soleil, jusqu’à la totalité elle-même.
Je ne pense pas qu’il y aie, contrairement à la grande époque des blogs où ce blog comme parmi tant d’autres recevaient beaucoup de visites quotidiennes, d’habitué.e.s ici qui fréquentent ces pages, et constatent les derniers changements apportés.
Quelques mots sur les éléments qui m’ont motivée à faire de gros changement sur le design de ce blog.
WordPress depuis pas mal d’années désormais, impose son modèle de personnalisation des thèmes. Ce qui me convenait de moins en moins. A base de blocs, avec des thèmes dont les feuilles de styles perdent leur sens, de plus en plus d’éléments de mise en page dans les codes PHP/HTML des thèmes. Je trouvais de moins en moins de souplesses pour adapter des thèmes aux fonctions intéressantes, mais difficiles à faire dialoguer avec mes intentions d’avoir un design clair, pas trop chargé, compréhensible et surtout : personnalisé.
Voici ce que j’avais en 2017 et après :
Et vers 2022 environ (mais je ne me souviens plus trop quand j’avais installé ce thème). Comme on le voit, pour ces deux thèmes, le gris est présent partout, c’est plat, même si je suis parvenue à rajouter péniblement quelques éléments de personnalisation. Je l’avoue, j’étais moi aussi tombée dans cette tendance du flat-design, initiée y a longtemps par Apple en opposition au skeuomorphisme à l’époque présent dans ses deux systèmes d’exploitation (iOS et Mac OS).
Depuis plus d’un an désormais, ce blog est sous le thème « db-prods 25 », entièrement développé à partir de rien, en reprenant quelques éléments de PHP d’antiques thèmes de blog WP (uniquement pour les fonctions de base), et avec une grosse inspiration provenant de mon site web Marsrovers Images (dont je parle ici d’ailleurs).
Désormais, plus de couleur y sont apportées, même si c’est pas l’explosion chromatique. Je met en avant plus de légèreté sur les pages avec des ombres bien prononcées, une transparence qui permet de conserver les teintes de la bannière, désormais fixe, tout comme le menu, qui lui aussi prends des couleurs. Les rondeurs aussi permettent de briser cette rigidité d’avant. Et depuis le début de l’année 2025, les bannières sont de nouveau saisonnières, avec le texte « db-prods » incrusté en 3D dans les scènes, comme aux origines de ce blog. Une largeur fixe aussi, avec un texte qui ne saute pas d’un bord à l’autre de l’écran pour plus de lisibilité. J’ai également pu gérer correctement cette histoire de lettrines où -enfin- celles-ci n’apparaissent qu’en début de section (et pas de paragraphe comme c’était le cas avant). Pour finir, je me suis efforcée de rendre ce blog aussi lisible sur grand écran que sur les petits écrans des smartphones. Je suis peut-être « vieille école » mais le design adaptatif c’est quand même cool (et aussi nécessaire car la majorité des gens consultent le web sur leur miroir noir de poche) !
Ce thème me permet de modifier en profondeur l’intégralité du design qui est vraiment le mien, avec un détachement clair entre les PHP et la CSS. Pas de non-sens à base de mise en page par blocs. Par ailleurs, j’utilise l’éditeur de texte classique et non celui qui a été imposé à tout le monde (le « Guttenberg ») qui apporte ses propres éléments de mise en pages qui cassent tout (d’ailleurs, de nombreux anciens articles sont un peu en désordre suite au changement de thème et progressivement je les nettoierai pour qu’ils s’affichent correctement).
Bref, le maître mot, c’est : réappropriation de cet espace web, et en finir avec les bidouillages de thèmes de l’époque. Quelques éléments seraient intéressants à intégrer à l’avenir, comme le retour d’images de Une dans chaque article.
Au passage, j’ai aussi fait un petit re-design de mon logo, où j’ai en quelques sortes arrondi les pointes pour un résultat plus doux. Et j’en suis assez satisfaite, et cela me permettra de pouvoir l’imprimer en 3D sans trop de soucis (je compte faire quelque chose avec ça).
Comme bien souvent, une éclipse de Soleil (partielle ou non) est liée à une éclipse de Lune (partielle ou non, par la pénombre ou non).
Je croyais au départ, assez naïvement, que l’éclipse de Lune qui suivait celle, solaire, du 12 Août n’allait pas être visible depuis la France. Or, ce n’étais pas le cas et une bonne portion du phénomène allait être visible. Toutefois, cette éclipse de Lune n’allait pas être totale, seulement partielle, mais avec un beau coefficient d’éclipse (96% environ).
Petite curiosité amusante : les conditions de visibilité de cette éclipse, ici, allaient être le miroir, mais en fin de nuit, de l’éclipse solaire du 12 Août, avec un coucher de Lune éclipsé, à peu près dans le même secteur du ciel.
La seule inconnue : la météo. Est-ce que le ciel allait être de la partie ? Jusqu’au dernier moment, les modélisations voyaient un ciel mitigé, bien qu’une large trouée était vue à partir de 5h du matin.
4h du matin. Le 28 Août 2026. Le réveil sonne, et je m’habille dans la foulée et charge la voiture. Direction un ensemble sportif qui allait offrir un horizon dégagé à l’Ouest.
Je pars alors que quelques gouttes tombent sur le pare-brise. Arrivée sur place, en peu de temps, la petite averse s’estompe. Je peux sortir le matériel, alors que le ciel est encore pas mal encombré. Vers l’Ouest et le Nord, des flashs signalent la présence d’orages en Gironde et en Charente. Ceux-ci ne vont pas m’intéresser ni me concerner.
Je finis de monter le télescope, de faire quelques réglages. À l’oculaire la Lune est éblouissante. Mais elle se masque de nouveau de nuages. Cela ne dure pas car une immense trouée se met en place. L’air lui-même semble s’assécher. Peut-être les orages ?
Quoiqu’il en soit, ça me permet de faire la mise en station correctement (cette fois-ci, mais de nuit c’est quand même plus facile) et de faire les premiers clichés, via le 70D.
L’éclipse est déjà bien avancée.
Avec une exposition plus importante, l’ombre terrestre offre ses couleurs.
Je m’offre une coquetterie : mon tout nouveau 450D que je met sur le trépied photo pour faire des photos contextuelles, comme lors de l’éclipse de Soleil en Espagne. Bah quoi ?
Une éclipse de Lune c’est moins d’émotions qu’une éclipse de Soleil (surtout quand on a vu une totale). C’est pas le genre de phénomène céleste qui attire les foules. Mais quelque part, ça renforce ce lien d’intimité qui se tisse avec la Lune. Je suis seule ici, dans cet endroit, sous ce ciel. Et notre satellite naturel plonge doucement dans l’ombre de l’astre sur lequel tout repose.
La Lune devient moins lumineuse à mesure que celle-ci s’éclipse.
Le maximum est désormais pour bientôt, il reste un petit quart d’heure. Je fais une exposition plus forte de la scène au télescope. Les étoiles se manifestent, et le fond du ciel n’est plus noir, car la nuit va toucher à sa fin, l’aube est déjà évidente à l’Est.
Puis, quelques minutes avant.
Je saisis une toute dernière fois le portrait de la Lune éclipsée juste avant que des nuages bas n’arrivent recouvrent définitivement le ciel.
Et je dois remballer le matériel. Consciente de ne pas avoir vu tout le phénomène, et consciente qu’une partielle de Lune est quand même frustrante. Mais je suis satisfaite car j’aurais pu voir deux éclipses ce mois-ci 🙂
La prochaine éclipse lunaire visible depuis chez moi se produira le 12 Janvier 2028, partielle également et la prochaine totale, le 20 Décembre 2029, ce qui commence à faire loin. Et en Décembre, les conditions météo seront plus qu’incertaines.
Je termine cet article par une planche qui récapitule cette éclipse, qui était malgré tout très belle à observer. Rendez-vous à la prochaine !
Entre le 8 et 15 août, je séjournais en Pays Basque français du côté de Dax avec des amies. L’un des objectifs étant de pouvoir se rendre plus facilement en Espagne pour l’éclipse totale de Soleil. L’autre objectif étant : repos. On va chill sur les plages, faire trempette. Et c’est à peu près ce qui s’est passé.
Début de séjour marqué par de l’instabilité, avec des orages qui se manifestent dès notre arrivée. En vérité, j’ai observé les premiers développements cumuliformes sur les Pyrénées dès le milieu de la journée et ceux-ci ont vite envahit le ciel durant l’après-midi, jusqu’au soir. Et cela faisait longtemps que je n’avais plus vu d’aussi belles structures orageuses.
Ambiance sur les Pyrénées.
Le lendemain, direction la plage, à Seignosse (plage des Casernes). Je renoue le contact avec l’océan, contact perdu depuis 10 ans désormais.
Et comme la veille, les conditions instables sont toujours présentes. L’on voit bien le cumulo-nimbus qui s’est déjà développé et va envahir progressivement le ciel de son enclume.
Masquant au passage le Soleil dans cette éclipse somme toute très banale. L’ambiance est toutefois sympathique et inédite pour moi.
Le soir-même, depuis le gite, l’agitation kéraunique est clairement visible et je peux prendre des photos, au calme, depuis la terrasse. De photos que je n’ai jamais pu réaliser depuis Saint-Astier, du fait de manque de points de vues adéquats et de conditions de visibilité de l’activité orageuse nulles (bien souvent intranuageuse et confinée au rideau de pluie). Ici, la pluie est plus modérée, et surtout, l’activité électrique est bien visible.
Je voudrais photographier plus, mais je dois économiser la batterie de mon 70D. En effet, j’ai oublié le chargeur à la maison et il ne me reste plus que 50% d’autonomie. Mais je découvrirai à la fin du séjour que j’avais encore suffisamment de capacité pour continuer les prises de vues. Mais je ne voulais pas risquer de me retrouver privée d’un boitier pour les photos de l’éclipse du 12 Août.
Soirée au coin de la lampe LED rouge avec les collègues astronomes, voisins du gite, sous la Voie Lactée, au lendemain de l’éclipse.
Dernière journée de plage avant le retour au bercail le lendemain.
Ces ambiances sont douces. L’air n’est plus brûlant, ni même vraiment chaud. C’est doux, l’eau n’est pas froide dans cette atmosphère déjà nostalgique.
On écouterait bien des chansons de Laurent Voulzy, lui et son rapport à la plage.
«Quand vient la fin de l’été.
Sur la plage.
Il faut alors se quitter.
Peut-être pour toujours.
Oublier cette plage.»