Étui pour synthé – Phase 2

Aucun commentaire • Expédié le 23 février 2026 à 16:00 dans Doctor WhoImpression 3DNot A One Day Build

Avant toute chose

L’an dernier j’avais publié un article sur la construction d’un étui pour mon synthé, et comment je m’étais dirigée vers une esthétique TARDIS, même si celle-ci ne sautait pas franchement aux yeux.

J’ai profité d’une période de calme la semaine dernière pour reprendre cet étui et y ajouter un élément incontournable de son esthétique : la plaque située sur sa porte gauche, qui sert de petite porte pour le téléphone qui est dedans (sauf qu’ensuite le Docteur demandera à ce que le téléphone soit accessible depuis l’intérieur). Je vais m’attacher à reproduire cette plaque, mais avec quelques petites modifications car mon étui ne va pas abriter un téléphone mais un synthé.

Extrait d'un épisode de Doctor Who, l'épisode The Church on Ruby Road, avec le Docteur, incarné par l'acteur noir Ncuti Gatwa, qui s'apprête à rentrer dans la TARDIS tout en saluant quelqu'un hors cadre et derrière lui. Il a la main sur la poignée métallique. Sur l'autre battant de la porte, à gauche, on peut bien voir la plaque intitulée POLICE TELEPHONE et le reste de son texte.

Voici ma version de cette plaque, fait sous Inkscape, et donc vectorisée.

Texte du TARDIS modifié. Blanc sur noir, police mélange de Futura et de Din, tout en majuscule. En anglais, ça commence par : Keyboard, Free for use of Public, Music & Sounds obtainable immediately, Players & crew respond to urgent songs, Pull to Open.

Mon intention au départ était de faire appel à une entreprise locale spécialisée dans la découpe laser pour obtenir un jeu de lettres que j’aurais pu disposer sur une planche en bois peinte en noir. Ou sur une plaque de PVC noir. Peu importe. Pour apprendre que pour une découpe laser, les petits caractères allaient être compliqués à obtenir car le I par exemple fait à peine 2mm de large. Je dois donc changer mon fusil d’épaule et trouver une autre solution.

Cette autre solution viendra avec mon imprimante 3D, qui permettra une impression de toutes les lettres. Il ne me manquait quelques éléments supplémentaires pour m’y mettre sérieusement. De la peinture bleue, la même que j’avais utilisé avant. C’est de la peinture pour carrosserie sous forme de bombe. C’est dans un Norauto que je fini par en trouver. J’achète aussi de la peinture noire et blanche, de la colle dite « glycéro » pour une bonne tenue et un bon pouvoir couvrant. Enfin, une autre bombe, de vernis transparent, une laque quoi, pour verrouiller le résultat final.

Deux bombes, l'une de peinture bleue métallisée dédiée pour l'étui et la couleur TARDIS, l'autre pour le dépôt d'un vernis transparent. Plus bas, deux petits pots de peinture laquée noir et blanc. Le tout est posé sur l'étui dont peut voir la poignée de transport chromée.

Avant tout ceci, j’avais changé les loquets, ou fermoirs, car les précédents ne correspondaient pas à cette esthétique « coffre » que je voulais. J’en trouve et les remplace. Et ça donne bien mieux.

Loquet de fermeture brillant (ou chromé) vissé sur la fermeture. Il a l'allure d'un loquet qu'on trouverait sur un étui d'instrument de musique du commerce. Derrière, un peu dans le flou, un des anciens support des anciens loquets, qui ont été ôtés, laissant place à des petites zones de bois non peintes.

Vous constaterez que derrière se trouvent deux pièces de bois qui servaient de supports aux anciens fermoirs, surtout pour les vis qui risquaient de forer de l’autre côté. Ceux-ci seront enlevés, il faudra repeindre par dessus.

Vue à peu près identique, sauf que cette fois-ci le loquet fait face au ciel. Les pièces de bois servant de support aux anciens loquets ont été enlevées, révélant une zone de bois non peinte plus large. Les trous qui servent de passage aux vis sont visibles dans ces zones, qui ont été par ailleurs poncées pour les préparer à la peinture.

Du bois

Je m’attèle désormais à faire le support et le cadre. Je n’aurais pas d’autre choix que d’utiliser des lamelles en bois aux bords arrondis, car je n’en trouve pas aux bords durs. La plaque sera du contreplaqué 5 mm. Découpe, ajustements, papier de verre tout ça. Disposition pour voir. Car c’est là que sera posée cette plaque.

Test de disposition des différents éléments constituant la plaque TARDIS, qui forme presque un cadre photo, mais sans photo

J’imprime sur papier A4 le texte de cette plaque pour le mettre dans le contexte. Afin d’avoir un premier sentiment et une prévisualisation du résultat final.

Sur le dessus de l'étui sont disposés des tasseaux fins qui forment un cadre autour d'une petite planche de bois, recouverte par un papier imprimé du texte TARDIS modifié

Je marque les positions des divers éléments, et il est temps de coller le cadre. Pas le fond car j’en aurais besoin. Vous connaissez la chanson : colle à bois et séchage d’une journée.

La même scène, sans le papier imprimé, avec le pot de colle à bois et un pinceau plat. Tout est prêt à être collé, sauf la plaque centrale.

Le cadre a été collé, il est maintenant sous presse avec du tissu, une planche de bois aggloméré mélaminé blanc, mes deux contrepoids de télescope et un pot rempli de petites billes de verre

Du PLA

Le gros du sujet : le lettrage. J’avais déjà fait l’extrusion 3D du fichier vectoriel. Les lettres feront 1 mm d’épaisseur. Ça peut sembler faible mais ce sera vraiment visible.

Le texte TARDIS modifié en lettres 3D dans une fenêtre du logiciel Blender. Les dimensions qu'on peut lire à droite indiquent 184 mm de large, 224 mm de long pour 1 mm d'épaisseur

Et importation dans la découpeuse pour impression.

Le texte TARDIS modifié dans le logiciel dédié à l'impression 3D déposé sur une représentation visuelle de la plaque d'impression de la marque Elegoo

Allons-y !

Mon imprimante 3D qui imprime le texte TARDIS modifié. On peut voir qu'une bonne partie des lettres est déjà formée.

C’est quand même un drôle de sentiment de voir sous ses yeux un objet se construire après l’avoir vu qu’en 3D dans mon ordinateur. Au passage, j’ai du annuler la première impression car il y avait un gros problème : la hauteur de la plaque était inconsistante et les pièces n’adhéraient par correctement au support, ce qui a conduit à leur arrachage durant le process. J’ai donc du refaire la mise à niveau, la calibration tout ça. Le deuxième jet sera définitif avec des lettres tenant fermement au support. J’ai même mis de la colle « spéciale » (en fait juste de la colle en bâton d’écolier) pour être sûre et certaine de l’adhérence.

Puis, 1h30 plus tard, l’impression se termine. Je suis bluffée par le résultat. Ouiii y a quelques imperfections de ci et de là mais c’est peu visible. C’est grisant. J’ai pas envie d’y toucher. C’est trop beau !

L'impression est finie, les lettres du texte sont désormais existante sur forme de plastique.

Zoom sur la partie centrale des lettres, qui brillent sous une lumière tamisée, révélant le tracé de l'impression filaire dans les lettres

(suite…)

Hop ! Fabriquons un TARDIS !

Aucun commentaire • Expédié le 13 juin 2024 à 10:52 dans Doctor Who

Ouaip, parce que figurez-vous que je suis pas mal fan de Doctor Who. Série à laquelle je ne portais pas beaucoup d’attention ni ne prêtais beaucoup de crédits il y a 10-15 ans. J’ai redécouvert la série avec l’ère Whittaker («Oh, comment ? Qu’ouis-je ? Une femme dans le rôle du Docteur ? Mais c’est intolérable !»). Puis, définitivement convaincue par cet univers, j’ai décidé de revoir l’intégralité de la série (depuis le reboot en 2005, l’ère moderne de Doctor Who quoi).

Le dernier Docteur, interprété par l’incroyable, l’extraordinaire Ncuti Gatwa, possède une belle version du TARDIS (qui semble assez similaire à celui de Jodie, mais non, y a bien quelques différences). Je me suis dit : et si on le modélisait dans Blender ?

Allons-y !

On commence donc par un « blueprint », et du coup le bleu est justifié ici. Ce schéma des lignes principales du TARDIS, ainsi que l’échelle et la disposition de ses différents éléments, fait avec l’aide de captures d’écran tirés de la série (épisode The Church on Ruby Road, avec l’aide aussi de The Giggle).

Schéma du TARDIS, qui présente la forme d'une cabine téléphonique, mais ancienne, et britannique, servant aux appels pour la police. Sur le front on peut lire "Police Box, Public Call" avec Public Call placé entre Police et Box. Sur la porte de gauche, sous la petite fenêtre, il est inscrit : Police Telephone, free for use of public. Advice & Assistance available immediately. Officers and cars respond to urgent calls. Pull to Open.
Le design général est assez rudimentaire, très rectangulaire, aucune courbe, sauf pour la lampe située au sommet de la petite toiture de l'ensemble

Dans Blender ensuite. Vous allez voir, c’est un peu comme si je construisais en « vrai » le TARDIS. Mais de toutes façons c’est prévu, je compte bien me fabriquer le mien avec du bois !

Donc je place ce « blueprint » dans le logiciel. Ça me servira de guide.

Ecran de Blender, avec plein de menus et d'options sur la droite. Dans la zone principale, le schéma précédent du TARDIS

J’étais certaine d’avoir plus de captures d’écran des étapes intermédiaires, mais faut croire que non. Donc voici ce que ça donne après l’ajout de diverses formes. Le toit n’est pour le moment pas encore installé. Mais rien que là, c’est déjà pas mal je trouve 🙂

Même fenêtre, mais cette fois-ci le TARDIS est partiellement reproduit, en 3D, gris

Détail sur la modélisation d’une des deux poignée de porte de l’engin. Modélisation assez compliquée, pas toujours satisfaisante, mais en fin de compte, j’ai pu réaliser quelque chose qui colle assez bien aux photos de référence. Notez le lettrage, intégralement en 3D (je n’allais pas utiliser de textures).

Détail sur la petite porte Police Telephone, avec la poignée qui est sélectionnée

La forme générale du TARDIS est désormais complète. Des modifications interviendront plus tard, toujours sur les poignées de porte, mais aussi sur la lampe, qui n’est jamais visible en gros plan sur mes références. Fabriquer la serrure fut assez amusant, c’est un détail mais il est important.

Le corps du TARDIS est terminé, vu ici presque de face, avec tout ses éléments. Mais il est encore en gris. La couleur viendra après.

Et avec la couleur de base appliquée sur tout les éléments. J’insiste particulièrement sur le fait que j’ai traité chaque planche comme un objet à part entière. Ce n’est pas un objet solide. Note : le POLICE PUBLIC CALL BOX c’est une texture.

Même vue, mais cette fois-ci avec les couleurs de base, et les frontispices comportant le fameux texte POLICE BOX PUBLIC CALL

A propos de textures. LE TARDIS est en bois, et cela se voit bien sur les photos de référence. Et cela tombe bien : j’ai du bois à la maison. Donc voici le plan. Photographier mes plus belles planches. Celles-ci serviront de base pour ajouter du relief et intervenir sur le spéculaire et l’intensité de mes matériaux.

Voici un extrait de ma bibliothèque de textures, non traitée ici.

Grille de photo de différentes planches de bois, présentant clairement les différents fils et nœuds du bois

J’ai ensuite importé ces photos dans Darktable, je les ai passé en niveaux de gris (j’ai pas besoin de la couleur ici), et recadrées évidemment.

Dans Blender, je commence à ajouter ces textures. Et de suite, ça semble bien meilleur. J’essaie de faire en sorte qu’on ne puisse pas trop voir de répétitions. En effet, je n’avais pas autant de textures que j’ai de planches dans ma modélisation. Donc certaines textures sont utilisées plusieurs fois, mais avec un positionnement différent, pour donner l’impression que chaque planche est unique.

Zoom sur le TARDIS, dont certaines planches donnent l'illusion d'avoir du bois peint en bleu

Désormais, le TARDIS est intégralement texturé bois. J’en ai profité au passage pour donner du métallique aux poignées et à la serrure.

Vue générale du TARDIS, dont chaque planche est désormais pourvue de cette apparence bois peint

Rendu de la modélisation dans une ambiance coucher de Soleil. Référence à la régénération de la 13ème Docteur en 14ème Docteur. Voyez comme les textures boisées influent sur la réflectivité du matériau. Je suis assez satisfaite du résultat ! Notez au passage que j’ai également texturé les fenêtres. Mais le résultat n’est pas encore à la hauteur.

Le TARDIS dans une ambiance de coucher de Soleil, la lumière met en valeur les nœuds et le fil du bois

La lampe du TARDIS restera vraiment la partie compliquée de cette modélisation. On ignore exactement où est placée l’ampoule, ainsi que la forme de la forme en verre qui l’entoure. Par ailleurs, je reverrai aussi la forme de la protection métallique noire qui chapeaute la lampe. Toutefois, résultat plutôt satisfaisant.

Zoom sur la lampe située au sommet du TARDIS, qui dispense une lueur bleutée au travers d'un bulbe en verre arrondi pourvu d'un léger gonflement sur son pourtour central.

Mais voilà, j’ai mon TARDIS, celui du 15ème Docteur, achevé. Il reste encore des réglages à y faire. Certaines parties en bois sont beaucoup trop propres, trop régulières, notamment la base et le toit. C’est du bois, du vieux bois. Il n’est pas régulier en principe. Notez la protection supérieure de la lampe, que j’ai modifié une nouvelle fois après exament attentif de mes photos de références.

Le TARDIS achevé, avec la bonne couleur, bien détaillé, vu de trois quarts

 

Le TARDIS au crépuscule, mettant en valeur les lumières provenant de l'intérieur

Pour conclure, l’objectif de cette modélisation est de pouvoir réaliser des incrustations du TARDIS. La seule que j’ai fait pour le moment c’est celle-ci, avec l’appareil sur une place dans ma ville. C’est pas parfait, mais je vais faire avec pour le moment !

Le TARDIS sur une place type village français, avec des marroniers dépourvus de leur feuillages, une école primaire en arrière plan, un lampadaire à droite

Cela dit, je compte améliorer encore plus le photoréalisme de mes rendus, et je vais essayer de faire apparaître le TARDIS absolument PARTOUT !