Après un décevant épisode pluvio-orageux aux alentours du 16 au 20 Juin (et une bêtise monumentale de ma part. Je vous raconterais, c’est édifiant), j’ai quand même eu l’occasion de transformer l’essai (sic) ce Samedi 26 Juin. Et c’était pas mal, même si assez classique somme toutes.
Donc pendant qu’une ligne orageuse sévère remonte tranquillou des Landes, Gers & Co, je m’installe toute aussi tranquillou à mon point de vue tranquillou.
Il fait encore jour, mais ça arrive assez vite. Belle ambiance cela dit.
Les rayons du couchant frôlent les nuages de la face inférieure de l’enclume orageuse.
Et ça, c’est à l’Ouest, où il y a des tentatives de convection. Qui évolueront par ailleurs pour devenir orageuses (mais cela ne nous concernera pas).
Au Sud, le ciel s’assombrit. Parce que le Soleil est couché, mais aussi parce que la ligne orageuse, à présent sur Marmande, approche à grands pas.
Je dois prendre mon mal en patience et attendre que le fond du ciel soit assez sombre pour tenter des poses longues. Car il fait trop clair pour saisir quoique ce soit.
Mais finalement, l’électricité se fixe sur mon capteur numérique.
Ce 10 Juin se produisait une éclipse annulaire de Soleil entre Canada et Pole Nord. La France se situait dans la zone dite de pénombre, où l’éclipse était partielle. De ma position, à Bergerac, l’occultation était d’environ 18%. Pas très spectaculaire mais toujours intéressant à observer (et immanquable pour une friande d’éclipses comme moi). L’occasion de mettre à profit mon matériel avec un filtre solaire tout neuf, en Astrosolar. Et de faire les images les plus résolues d’une éclipse solaire que j’aie jamais faites.
Voici la planche en chapelet de cette éclipse, dont le portrait a été tiré toutes les 10 minutes. Le maximum est au milieu.
Et ici, en meilleure résolution, le moment du maximum. Avec un diamètre de 200mm, je peux bien voir la granulation solaire, ainsi que quelques tâches et des facules. Notez également la bordure irrégulière de la Lune, correspondant à ses reliefs accidentés.
C’est le matin sur le site de Jezero. Il est 6h50, nous sommes au Sol 96, en Ls 51 (27 Mai 2021). L’éclairage solaire encore bas permet de mettre en avant les reliefs, les dunes, les roches de ce site martien. Ce panorama a été acquis avec la caméra MastcamZ pour un zoom de 110mm. Version complète ici.
This is morning on Jezero. It is 6:50 AM, we are on Sol 96, at Ls 51 (May 27th. 2021). Low solar ray lights are enhancing the landscape, the dunes, the rocks, of this martian site. This panorama was taken with MastcamZ using a 110mm zoom.
Sol 3120, a nice end of Sol on Mars, by Curiosity.
The Sun is getting low on Mars.
Clouds are getting brighter.
Science-fiction become real.
C’est le tout premier autoportrait du rover Perseverance effectué avec son instrument WATSON (similaire au MaHLI de Curiosity). Mais celui-ci est spécial : on y voit un nouvel objet, un petit hélicoptère, plus un drone, posé sur Mars. C’est Perseverance qui l’a déposé. A l’instar de Sojourner déployé par Mars Pathfinder pour valider la technologie rover, ce petit jouet nommé Ingenuity sert à valider la technologie vol sur Mars. D’ici une semaine, nous devrions connaître quelques éléments de réponse. Cette mosaïque a été acquise au Sol 47 de la mission (7 Avril 2021), et montre également la tête des caméra qui ne nous fait pas face mais comme étant en train d’observer Ingenuity.
This is the very first self-portrait of Perseverance rover, taken with its instrument WATSON (similar to MahLI onboard Curiosity). But this one is special : we can see a new object, a little helicopter, more like a drone, standing on Mars. It was deposed by Perseverance. Like Sojourner deployed by Mars Pathfinder to validate the rover technology, this little toy nammed Ingenuity is used to validate fly technology on Mars. Starting a week from now, we would have some clue of its whereabouts. This mosaic was taken on Sol 47 of the mission (7th April, 2021), and is also showing the cameras head not facing us, but is like observing Ingenuity.