Ce Samedi 18 Avril, je partais pour Salles-la-Source, au prix de 3h30 de route, pour aller retrouver des collègues d’Infoclimat, pour une rencontre entre membres du Sud-Ouest.
L’occasion de découvrir un bel endroit à la géologie et à la végétation variée.
Petit résumé en photo d’un bel après-midi ensoleillé, avec une chaleur quand même assez inhabituelle pour cette mi-Avril.
Nous partons depuis le village, au pied d’une belle chute d’eau. La « Source » qui confère son nom au village (notons que beaucoup de localités française comporte « source » dans leurs noms).
La balade est pour le moment assez tranquille. Devant nous, de beaux paysages de collines forestières et d’herbes verdoyantes et fleuries.
On découvre une autre chute d’eau, beaucoup plus chétive, mais qui offre une belle palette de couleurs !
Passage derrière quelques édifices abandonnés, aux caves ouvertes qui expulsent leur fraîcheur. Repos à l’ombre bien mérité.
La rando se corse quand il s’agit de grimper via un chemin rocheux étroit, très pentu, me rappelant certains passages que j’empruntais dans le Massif des Calanques. Toutefois, je n’ai plus la souplesse et l’efficacité que j’avais alors. J’arriverai là-haut vraiment essoufflée, regrettant de ne pas avoir pris avec moi ma Ventoline (vous ai-je dit que je suis asthmatique ? J’ai découvert ça l’an dernier. Figurez-vous que… Bon, pour une autre fois).
Là haut, une halte bien reposante, sous un renfoncement dans la falaise, provoqué par l’érosion au fil des éons.
On longe un chemin en corniche, la vue est vraiment belle sur cette vallée.
Puis, nous débouchons sur le plateau, avec un paysage de causses assez typique de la région.
Soudain : de la neige !
Oui, là-bas, tout au fond. Sur ces reliefs lointains. Le Massif Central on dirait, non ?
Avec les labels permettant de comprendre ce qu’on voit :
On découvre cet arbre solitaire, dans son champs d’herbes rases. Très photogénique.
Le paysage complet d’ailleurs est assez photogénique. La marche ici est aisée et on avance à belle allure. Mais il fait quand même chaud.
Soudain : re-de la neige ! C’est le Plomb du Cantal. Je crois… ? Ou le Puy de Sancy plutôt.
Et ici, avec les labels. Hé si c’était bien le Plomb du Cantal ! Le Puy de Sancy n’est pas visible ici.
«Il est fort dangereux, Frodon, de sortir de chez soi, on prend la route et si on ne regarde pas où l’on met les pieds on ne sait pas jusque où cela peut nous mener.»
Bilbon Saquet – La Communauté de l’Anneau
On revient sur la bordure du plateau, où la vue est tout aussi belle, avec un village qui semble être hors du temps, préservé.
Dernier point de vue depuis l’endroit dit du Belvédère. Ce serait sympa d’y photographier des orages…
Comme d’habitude, nous terminons notre rencontre en terrasse, verres en main.
Je devrais me résoudre à partir vers les 18h, car la route du retour va être longue également. J’arriverai de nuit en Dordogne, avec quelques flashs d’orages de chaleur qui se sont développés sur le Nord du département. Un genre de comité d’accueil en gros.
Je déciderai de me reposer ce jour-ci, car mon corps est criblé de courbatures, et il faut se dire les choses : les jours où je pouvais enchaîner les randonnées sont derrière moi. Mon corps n’est définitivement plus habitué à de telles marches.
Qu’à cela ne tienne, je veux quand même aller voir cette curiosité locale qu’est : la Pierre Branlante. Oui allez-y, rigolez un bon coup 🙂
Cet endroit culmine à 672m. Soit encore plus haut que le Mont Puget de Marseille. Ce qui est balèze. Il offre aussi apparemment une vue remarquable sur tout le Sud Haute-Vienne, voire même au delà.
Je prends donc la voiture et en solo, je rejoins le chemin qui me rapprochera le plus de la fameuse pierre.
Traversée de la forêt de sapins, dans un paysage qui -pour moi- évoque solidement les Vosges.
Et puis j’arrive au point de vue. Et quel point de vue !
De la même manière que le font les rovers martiens, après une vue contextuelle, je fais d’abord un panorama à large champs. La fameuse pierre qui est censée être branlante (non mais arrêtez de rire là, maintenant, tout de suite, cancel culture tout ça) et visible à gauche.
Panorama à plus haute résolution, Mastcam-100 comme j’aurais pu dire par le passé. Il se passe plein de choses dans ce paysage, et j’aimerai produire une nomenclature de tout ça. Mais je n’arrive plus à retrouver ce site web formidable qui permettait d’identifier des reliefs peu importe l’endroit.
Photo sous la pierre. Finalement, ça branle pas tant que ça (excusez-moi je vous en prie).
Je prends en photo au zoom maximum cette lointaine colline qui n’aura de cesse d’attirer mon regarde. Celle-ci n’est certainement pas en Haute-Vienne.
Le ciel et la lumière étaient extraordinaire.
Je finis par quitter ce lieu, non sans une dernière photo. C’était pas mal. Pas mal du tout !
Je terminerai mon séjour comme je l’avais commencé : dans la piscine. J’en profite autant que possible car le jour suivant, la route, le chemin de retour. Qui sait combien d’années se passeront avant que je puisse de nouveau participer à une rencontre nationale d’Infoclimat ?
La journée la plus fraîche de la rencontre, qui contraste fortement avec les températures caniculaires de la semaine qui vient juste de passer. Nous sommes Lundi 7, et nous décidons d’aller visiter la Tourbière des Dauges, dans les Monts d’Ambazac, au cœur d’une cuvette à 600 m d’altitude environ. Cet endroit doit par ailleurs être un formidable trou à froid. A quand une StatIC ?
Le début du périple, un tour de 6 km environ autour de la Tourbière, nous entraîne dans un paysage qui regorge visiblement de légendes.
La verdure est omniprésente. C’est le domaine du végétal, et de l’humide.
Un tronc d’arbre est complètement creux. Paraît-il que des fées émaneraient de ce tronc au formes défiant l’imagination. Était-ce le lieu de villégiature de Merlin ? Est-ce un Ent endormi ?
Nous continuons pour découvrir un abri bien trop petit pour des humains. Mais pour des gobelins peut-être ?
Nous parvenons à la tourbière. Paysage singulier, où les apparences sont trompeuses. En effet, l’eau n’est pas loin, et les sols sont de véritables éponges, agissant comme des filtres, la purifiant au passage.
Sous la mousse, l’eau.
C’est un endroit vraiment particulier, je n’avais encore jamais rien vu de tel. Il faut absolument préserver ces tourbières, et les zones humides d’une manière générales. Ce sont de précieuses richesses de la nature.
Soudain, un diapason géant dans la forêt.
Et une collection de champignons sur un arbre mort recouvert d’un épais manteau de mousse.
Nous finissons par quitter cet endroit baigné de magie et mystères.
Donc en ce début d’été, j’ai pu me permettre de prendre part à la rencontre estivale de l’association de passionné-e-s de météo et de climato Infoclimat.
Cette année la rencontre se déroule en Haute-Vienne, département limitrophe au Nord-Est de la Dordogne (c’est pour ça que j’ai pu venir, hé), dans la commune de La-Jonchère-Saint-Maurice.
Le jour zéro c’était le Samedi 5 Juillet, début de la rencontre, mais rien de spécial n’a pu être fait cette journée car d’une part je prenais la route et d’autre part j’avais décidé d’aller me servir de la piscine du gîte, avec les autres passionné-e-s.
Le lendemain, ciel couvert, car une front froid assez abîmé va passer la nuit prochaine. Le plafond nuageux est toutefois intéressant à observer. C’est strié, il y a des ondulations. Et -AH NON hein, me parlez pas d’aspératus.
Et de confirmer que la vue depuis ma piaule est pas mal quand même.
En cours d’après-midi, direction l’Arboretum situé sur la commune. Temps couvert encore, il se met même à pleuvoir. Donc les conditions photo sont pas idéales. Galerie d’images tout de même.
L’Isle en crue, j’ai pu y assister plusieurs fois depuis que je vis à Saint-Astier. Ici, et là.
C’est à peu près à quelque chose comme ça que j’assistais la journée du
Mais récapitulons d’abord. Le week-end précédent, une dépression est restée centrée sur le pays, apportant des quantités très importantes d’eau, dans ce que je qualifie personnellement d’épisode atlantique, un peu (et dans une moindre mesure), comme les épisodes méditerranéens.
Résultat : des lames d’eau impressionnantes que nous voyons rarement ici. Les 100 mm ont été dépassés plusieurs fois en Dordogne, comme indiqué sur cette carte Infoclimat montrant les cumuls sur 72h glissantes.
Les cours d’eau, comme je pouvais m’y attendre, réagissaient fortement. Je suis donc sortie pour immortaliser tout ça, après avoir constaté que VigiCrue avait mis l’Isle en vigilance orange.
Les photos de ce jour là, en commençant par l’un des chemins permettant l’accès au parc du Petit Près. Inondé en partie.
Plusieurs vues depuis le pont, assez parlantes.
Et le pont lui-même.
Depuis le même endroit, sans doute les maisons les plus basses de la ville, dont les murs sont régulièrement dans l’eau, et en tout cas, avec une telle hauteur d’eau.
Allons voir le Petit Près. Le parc est environ inondé au tiers, plusieurs installations sont dans l’eau, et le chemin qui donne l’accès à la Voie Verte est inondé.
Ce mois de Mars c’est le mois des éclipses. Une éclipse totale de Lune le 14, et une éclipse partielle de Soleil le 29. Toutefois… L’éclipse totale de Lune n’a pas grand chose de « total » sous nos latitudes. En effet, la Lune se couchera avant d’être totalement plongée dans l’ombre terrestre. En résumé, l’on aura peu de temps pour photographier un phénomène qui sera déjà bas sur l’horizon. Exit donc l’usage du 200mm, lourd et long à mettre en place.
J’opterai pour juste de la photo au 200mm, avec en premier plan l’église de notre ville.
Dans le jour naissant, à l’aube.
Et je rentrerai en passant par un parc près de l’eau, avec une rivière qui fulmine de vapeurs, et une végétation givrée. L’hiver daigne un petit retour en cette période de radoucissement.
Rendez-vous à la fin du mois pour des images de l’éclipse partielle de Soleil, qui ici, atteindra environ 20% d’occultation, ce qui est légèrement plus important que l’éclipse partielle de 2021.