Dystopia

Un commentaire • Expédié le 25 juillet 2026 à 16:20 dans CapharnaümMétéo

Image satellite d'un grand quart Sud-Ouest de la France hexagonale, avec un panache de fumée clairement visible, émanant juste au Nord du bassin d'Arcachon. Ces fumées se dispersent vers l'Atlantique, s'enroulent, reviennent vers les terres et survolent le Tarn, la Haute-Garonne, etc.

Cette année 2026 a un goût spécial.

Même quart Sud-Ouest, 24h plus tard. Les feux de forêts ont pris de l'ampleur, le panache de fumées associé à un pyrocumulus pointe vers le Nord-Est. On voit juste à droite du panache, comme en basse couche, d'autres fumées qui prennent plein Est. De nombreux développements orageux prennent placent en même temps sur les Pyrénées, ainsi qu'au large vers l'Ouest

Amer.

Le lendemain, même zone capturée par le satellite, des nombreux nuages recouvrent le Sud-Ouest, mélangés aux fumées des incendies qui se sont diluées dans l'atmosphère.

Acre.

Le réchauffement climatique atteint des niveaux jamais imaginés il y a 10 ans.

Les 40°C dépassés plusieurs fois. Ici chez moi. Ailleurs en France.

Le bâtiment de la Fabrique à Saint-Astier, aux formes très évocatrices d'une ancienne manufacture, toiture imposante et triangulaire vue de face, larges fenêtres, notamment au rez-de-chaussée, avec les inscriptions Espace Culture, Cinéma, La Fabrique. Tout ceci sous un ciel nuageux jaunâtre très inhabituel

J’observe tout ces changements qui s’opèrent. Ici chez moi, avec la nature meurtrie qui porte les stigmates du manque d’eau. Et ce matin avec ce ciel chargé, mélange de nuages bas et de cendres d’arbres brûlés hier en Gironde.

Rue en contrebas de l'imposante église de Saint-Astier, sorte de gros bâtiment en pierre d'allure médiévale avec quelques mises à jour plus modernes de l'époque gothique. La rue à gauche monte devant des façades anciennes. Le tout sous un ciel chargé de fumées de feux forestiers

Sentiments d’impuissance. Je photographie, pour garder en mémoire ce ciel étrange, qui deviendra familier.

Vue sur la rivière de l'Isle, dont le niveau très bas est trahit par les rives à sec. Le ciel est chargé et jaunâtre

Différents visages d’une époque marquée par le changement climatique.

Trop chaud. Trop sec. Trop de fumée.

Vue presque identique, mais plus centrée sur la rive droite, avec des pelouses rases et quelques voitures garées devant des portails d'habitations.

Trop d’eau. Trop d’humidité. Pas assez de modération.

Vue légèrement décalée, plus vers la droite, montrant mieux les jardins dans l'eau, ainsi qu'un lampadaire à moitié immergé

Catastrophes.

Pendant ce temps.

Autre vue sur l'Isle, au niveau très bas donc. Un barrage est surmonté d'une fine pellicule d'eau qui indique bien un faible débit des eaux. Beaucoup d'arbres à gauche et une forêt au fond au milieu perdue dans les brumes de pollution.

Pendant ce temps l’on interroge les astres.

Pendant ce temps ça demande à ChatGPT ou à Gémini en espérant une salvation de ces hypothétiques intelligences, hérauts d’un futur peu réjouissant, où l’on oublie les objectifs à atteindre pour « plus jamais ça ».

Dans un cadre très végétal et humide, au dessus d'un des bras de l'Isle, le pont de la ville qui enjamble la rivière. Le ciel reste identique.

Quels espoirs ? Je l’ignore.

Je sais une chose.

Je veux changer de timeline. Je veux pouvoir sauter dans une autre branche de cette réalité nauséabonde gangrénée par le capitalisme et son projet mortifère, eugéniste, écocide, implacable.

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Un commentaire »

  1. Euge — 25 juillet 2026 à 17:09

    J ai mal.
    J ai mal de voir notre beau monde s épuiser, au nom de toujours plus…. Toujours plus de quoi… On ne sais même pas…

    Les photos parlent d elles même… Tristesse, destruction…

    J ose garder la foie d un lendemain meilleur et demande à l humanité de se réveiller, à l univers d aider les consciences à se réveiller…

    Merci pour ce partage Damia
    Amicalement.
    Eugénie.

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