Comme bien souvent, une éclipse de Soleil (partielle ou non) est liée à une éclipse de Lune (partielle ou non, par la pénombre ou non).
Je croyais au départ, assez naïvement, que l’éclipse de Lune qui suivait celle, solaire, du 12 Août n’allait pas être visible depuis la France. Or, ce n’étais pas le cas et une bonne portion du phénomène allait être visible. Toutefois, cette éclipse de Lune n’allait pas être totale, seulement partielle, mais avec un beau coefficient d’éclipse (96% environ).
Petite curiosité amusante : les conditions de visibilité de cette éclipse, ici, allaient être le miroir, mais en fin de nuit, de l’éclipse solaire du 12 Août, avec un coucher de Lune éclipsé, à peu près dans le même secteur du ciel.
La seule inconnue : la météo. Est-ce que le ciel allait être de la partie ? Jusqu’au dernier moment, les modélisations voyaient un ciel mitigé, bien qu’une large trouée était vue à partir de 5h du matin.
4h du matin. Le 28 Août 2026. Le réveil sonne, et je m’habille dans la foulée et charge la voiture. Direction un ensemble sportif qui allait offrir un horizon dégagé à l’Ouest.
Je pars alors que quelques gouttes tombent sur le pare-brise. Arrivée sur place, en peu de temps, la petite averse s’estompe. Je peux sortir le matériel, alors que le ciel est encore pas mal encombré. Vers l’Ouest et le Nord, des flashs signalent la présence d’orages en Gironde et en Charente. Ceux-ci ne vont pas m’intéresser ni me concerner.
Je finis de monter le télescope, de faire quelques réglages. À l’oculaire la Lune est éblouissante. Mais elle se masque de nouveau de nuages. Cela ne dure pas car une immense trouée se met en place. L’air lui-même semble s’assécher. Peut-être les orages ?
Quoiqu’il en soit, ça me permet de faire la mise en station correctement (cette fois-ci, mais de nuit c’est quand même plus facile) et de faire les premiers clichés, via le 70D.
L’éclipse est déjà bien avancée.
Avec une exposition plus importante, l’ombre terrestre offre ses couleurs.
Je m’offre une coquetterie : mon tout nouveau 450D que je met sur le trépied photo pour faire des photos contextuelles, comme lors de l’éclipse de Soleil en Espagne. Bah quoi ?
Une éclipse de Lune c’est moins d’émotions qu’une éclipse de Soleil (surtout quand on vu une totale). C’est pas le genre de phénomène céleste qui attire les foules. Mais quelque part, ça renforce ce lien d’intimité qui se tisse avec la Lune. Je suis seule ici, dans cet endroit, sous ce ciel. Et notre satellite naturel plonge doucement dans l’ombre de l’astre sur lequel tout repose.
La Lune devient moins lumineuse à mesure que celle-ci s’éclipse.
Le maximum est désormais pour bientôt, il reste un petit quart d’heure. Je fais une exposition plus forte de la scène au télescope. Les étoiles se manifestent, et le fond du ciel n’est plus noir, car la nuit va toucher à sa fin, l’aube est déjà évidente à l’Est.
Puis, quelques minutes avant.
Je saisis une toute dernière le portrait de la Lune éclipsée juste avant que des nuages bas n’arrivent recouvrent définitivement le ciel.
Et je dois remballer le matériel. Consciente de ne pas avoir tout le phénomène, et consciente qu’une partielle de Lune est quand même frustrante. Mais je suis satisfaite car j’aurais pu voir deux éclipses ce mois-ci 🙂
La prochaine éclipse lunaire visible depuis chez moi ce se sera le 12 Janvier 2028, partielle également. La prochaine totale sera le 20 Décembre 2029, ce qui commence à faire loin. Et en Décembre, les conditions météo seront plus qu’incertaines.
Je termine cet article par une planche qui récapitule cette éclipse, qui était malgré tout très belle à observer. Rendez-vous à la prochaine !
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