Éclipse Totale de Soleil du 12 Août 2026

2 Commentaires • Expédié le 20 août 2026 à 11:39 dans AstronomieÉclipsesPaysageSoleil

Badge de mission pour l'éclipse totale de Soleil en Espagne aux couleur du drapeau de ce pays. Contour rouge avec bordure or. Inscrite à l'intérieur suivant la bordure Eclipse Totale Espagne 2026. L'intérieur en bleu royal, avec la péninsule ibérique contourée en blanc, et le trajet de l'ombre lunaire comme une écharpe du nord ouest vers le sud est, colorée en bleu nuit, avec quelques étoiles et le Soleil éclipsé

Remontons le temps

Cet article c’est un peu l’article du « Jamais j’aurais imaginé que ».

Jamais j’aurais imaginé écrire un article sur mon blog à propos de cette éclipse que je prévois d’aller voir depuis longtemps. Vraiment longtemps.

Je n’ai jamais vraiment parlé, ici, de mon rapport aux éclipses de Soleil (même si j’ai pas mal d’articles de photos d’éclipses, qu’elles soient solaires ou lunaires). C’est l’éclipse du 10 Mai 1994 qui se chargera de faire connaître à mes yeux et à mon esprit ces phénomènes. J’avais à peine neuf ans. Je me souviendrais toujours de cette image dans le JT projeté dans l’écran cathodique de mes parents. Celle d’un Soleil à l’état de gros croissant. Un disque mangé par un autre disque, se couchant dans l’Arc de Triomphe parisien. Mais cette image n’était pas que dans le poste de télévision. Elle était là, dehors, là où le Soleil se couche, déjà bien filtré par les couches de l’atmosphère.

Je garderai longtemps en mémoire cet instant magique.

Assez rapidement je prendrais connaissance du magazine Science&Vie Junior. Qui en 1996 annonçât une nouvelle éclipse, prévue pour le 12 Octobre. Visible au beau milieu de l’après-midi. Je l’observerais au travers d’un éclat de verre de soudure (ce qui est une mauvaise chose à faire en fait et j’ai eu de la chance). Presque 50% d’occultation, dans des cieux superbes pour un début Octobre.

Puis, la nouvelle d’une éclipse totale de Soleil visible en France le 11 Août 1999 me parvint. Une carte. La trajectoire de la totalité. Zut ! Elle passe sur le Nord du territoire ! Rien pour nous ici en Dordogne. Et je baisse les bras. Je sais d’avance que mon père refusera un tel voyage pour aller voir un phénomène céleste. Inutile d’essayer de le convaincre. C’est ainsi…

Le jour de l’évènement, un ciel voilé se présentait mais celui-ci devint moins important à mesure que la Lune progressait sur le Soleil. Pourcentage d’occultation pour chez nous : 93%. Et quelque chose auquel je ne m’attendais pas : l’assombrissement du ciel, cette lumière presque électrique qui touche tout, le rafraîchissement, le silence soudain de la Nature. J’étais faite. J’étais devenue accro aux éclipses et à ce qu’elles provoquent comme sensations.

Je parviens à me faire offrir une encyclopédie sur les éclipses intitulée Éclipses, Les Rendez-Vous Célestes (Serge Brunier, Jean-Pierre Luminet), qui raconte les infinis aspects des éclipses. Les solaires, les lunaires (dont j’ignorais l’existence !), les occultations d’étoiles, de planètes. Leurs impacts sur l’Histoire. Les drames qui ont accompagné la vie de ceux qui sont allés à l’autre bout du monde pour des mois, des années, pour tenter d’observer 2, 3 voire 6 minutes de nuit en plein jour. Et à la fin, à la toute fin, des cartes. Les prochaines éclipses, jusqu’en 2060 (si mes souvenirs sont bons). Et parmi tout un tas d’éclipses qui jamais ne toucheraient l’Europe, on avait une exception, celle de 2026, pile au Nord de l’Espagne. C’était déjà décidé dans ma tête : cette éclipse, j’irais la voir.

Pendant ce temps, des partielles, je continuerai d’en observer. 3 Octobre 2005, annulaire en Espagne, vue depuis Marseille, quelques photos argentiques ici. 29 Mars 2006, totale sur une partie de l’Afrique centrale et septentrionale, puis en Asie, observée également depuis Marseille. 4 Janvier 2011, depuis Marseille. Partielle sur le globe. Ciel bouché. 20 Mars 2015, observée depuis Dijon et documentée ici. Le 10 Juin 2021, partielle observée et photographiée pour la première fois au foyer de mon 200/1000, article ici. Et enfin, l’éclipse partielle du 29 Mars 2025, qui m’aura servie de répétition pour l’éclipse dont cet article va pouvoir parler.

Attente et préparatifs

Quelques mois avant l’évènement, les choses étaient pourtant incertaines quant à ma capacité à pouvoir me rendre sur place. Depuis Saint-Astier, cela ferait beaucoup de route pour aller en Espagne. Et je ne savais pas m’y prendre pour réserver un hôtel à l’avance. Sans parler des tarifs pratiqués. Finalement, une amie se proposa de m’héberger dans un gite de vacances en pays basque, non loin de Dax. Cela divisera par deux le trajet. Les choses s’accélèrent et pour la première fois dans ma vie, je peux enfin avoir les moyens de concrétiser ce rêve : voir une éclipse totale de Soleil.

Je veux en profiter mais aussi, je veux pouvoir faire des photos de l’évènement. Je met en place mon protocole qui se finalise quelques semaines avant le Jour J :

Plan assez ambitieux quand on sait que la totalité va durer 1 minute et 45 secondes, au site choisi depuis plus d’un an désormais, et qui est celui de Villahoz, à l’Ermita de la Virgen de Madrigal. Un site magnifique avec une large colline qui domine le plateau semi-aride et permet d’avoir une vue dégagée tout azimuts. Le village est tout petit, ce site touristique n’a pas l’air d’être très fréquenté. Je me dis avoir trouvé un bel endroit où il n’y aura sans doute pas beaucoup de monde (foreshadowing).

Pendant ce temps j’essaie de répéter la procédure, en imaginant le phénomène céleste se produire, à l’aide d’un chronomètre pour évaluer les durées. Difficile, mais pas infaisable.

Je partirai le Samedi 8 pour le gite et reviendrai le Samedi suivant, le 15. Et au milieu, se trouvera le trajet aller/retour dans la journée pour le site d’observation de l’éclipse. Dans le coffre de ma voiture, l’équipement est fin prêt. Jamais j’aurais imaginé que j’allais vivre cette éclipse.

Pour terminer, la veille du départ, je fais la connaissance de nos voisins de gite qui eux aussi vont partir en Espagne pour l’éclipse. Ils ont du matériel sérieux avec une lunette de 120 mm et un dobson de 400mm. Je leur parle de mon futur site d’observation et leur propose d’y venir en plan B si jamais leur plan A échouait (foreshadowing).

Le Jour J

Et nous y sommes. Le 12 Août 2026. L’un des jours les plus attendus de ma vie.

La route est quand même assez longue. 4h depuis le gite. Je suis agréablement surprise de voir que l’on va faire une très bonne partie de cette route via l’autoroute en Espagne, sans le moindre péage. Il fera chaud tout au long de la route. A Burgos, ville que l’on contourne avant de quitter « l’autovia » pour rejoindre de la nationale (ou départementale) la température s’élève alors, à 14h, à 35°C.

Finalement, l’Ermitage est en vue, il est 14h. Sauf que. J’aperçois des reflets alignés le long de la crête. Je ne tarde pas à comprendre qu’il s’agit d’autant de pare-brise de véhicules. En effet, arrivées sur place, nous constatons que l’endroit est très animé, avec pas mal de gens autour de l’Ermitage, et sur la colline attenante. Je décide de chercher une place. J’en trouve une finalement, entre deux camping-car installés là sans doute depuis plusieurs jours. Les amies qui m’accompagnent décident d’aller à l’ombre et au « frais » pour manger. Je les rejoindrais après.

Une fois le repas (très rapidement) englouti, je reviens près de ma voiture pour commencer à trouver un endroit où installer mon dispositif. Je comprends que toute une zone à gauche est réservée par des astronomes venus de Lyon, l’un d’entre eux m’explique où je peux me poser. Je fais un peu la moue en constatant que je vais devoir négocier avec un terrain pas très plat et en herbes sèches. Malgré tout je parviens à trouver un endroit où planter mon trépied.

Photo de mon futur poste de travail pour l'éclipse. Mon trépied astro et mon trépied photo sont posés côte-à-côte, et la vue se déploie sur le plateau semi-aride espagnol, sous un Soleil de plomb. A droite, un tout petit pin et un instrument placé sous une bâche de protection

Et la vue que j’aurais sur l’éclipse. C’est là, quelques part au milieu de la photo, que se présentera le Soleil Noir. La vue est parfaite. Pas un seul nuage. J’ai du mal à réaliser. J’aurais jamais imaginé que.

Le paysage du plateau espagnol. Devant, un grand champs de blé doré voir grillé au Soleil. Plus loin, les collines s'étirent, vallonnant entre de petits bocages. L'horizon semble vraiment loin, et le ciel est bleu.

Ici les trépieds poussent comme des champignons. C’est une vraie Star Party qui se profile.

Dans un paysage d'herbes grillées par le Soleil, avec une vue sur la plaine, de nombreux trépieds sont disposés, comme autant de petits arbres, certains coiffés de tissus et autres bâches de protection contre le Soleil.

Un petit échantillon de ce petit village improvisé. Et nous ne sommes qu’au début de l’après-midi. Des heures durant, d’autres véhicules arriveront. D’autres personnes viendront gonfler la population de Villahoz, la multipliant par deux voire par trois (estimation à vue de nez).

Une petite partie de ce village astronomique impromptu, écrasé de Soleil. Voitures, camping-car et autre forment des rues et des places, sur une herbe rase presque poussiéreuse.

Ainsi, commence un longue attente. Dans la chaleur. Sous un Soleil écrasant. J’entends que des voix s’élèvent depuis les abords du camping-car des lyonnais. Je reconnais ces gens, ce sont les voisins de gite. Ceux avec qui j’avais discuté deux jours plus tôt. Ils sont finalement venus ici. La raison de la querelle ? Trouver un endroit où poser le matériel. Seulement les camping-caristes étaient là depuis 3 jours (oui vous avez bien lu), et avaient déjà « réservé » depuis longtemps l’emplacement. Mais aussi et surtout, les montures sont parfaitement en station car alignées sur l’étoile polaire visible la nuit. Je décide d’intervenir et propose aux voisins de s’installer avec moi près de mon matériel. La tension finit par redescendre. Et je suis vraiment contente d’avoir des collègues astronomes avec qui partager les émotions à venir. On a encore plusieurs heures d’attente.

(suite…)

Eclipse solaire – 29 Mars 2025

Un commentaire • Expédié le 30 mars 2025 à 16:30 dans AstronomieÉclipsesSoleil

Comme souvent lors d’un saros, une éclipse de Lune (cf. article précédent) est rarement seule et bien souvent, est accompagnée d’une éclipse solaire. Elle peut être totale, annulaire, ou partielle quand l’ombre de la Lune ne touche pas la Terre, mais que la zone de pénombre rase quand même le globe.

C’est ce qu’il s’est passé ce Samedi 29 Mars en fin de matinée, avec une belle éclipse partielle, visible depuis l’Hexagone.

Cet éclipse c’était un peu un crash-test d’uns des protocoles que j’emploierais lors de l’éclipse -totale cette fois-ci- espagnole, le 12 Août 2026. Cette date est gravée dans le marbre, je n’en démordrai pas, j’irais la voir ! Quel est le protocole ? Prendre 10 images toutes les 10 minutes. Le but de prendre 10 images ? Les accumuler (alignement et addition) pour obtenir une image plus fine qui permet, en partie du moins, d’effacer la turbulence atmosphérique.

L’installation, vous la connaissez à force : télescope Sky-Watcher 200/1000 sur EQ5, filtre Astrosolar pleine ouverture, le 70D au foyer. Prises de vues à 100 Iso, 1/5400.

Le traitement : pour chaque lot d’images (10 pour la plupart des phases, 15 lors du maximum) alignement et addition dans Lynkeos, application d’un masque flou, et envoi dans Darktable pour traitement des rendus finaux afin de mettre la balance de blancs sur du très chaud (pour éliminer le rendu froid de l’Astrosolar). Assemblage dans Gimp pour concevoir la planche ci-dessous.

Montage dit en chapelet, qui alignent sur une légère différentes images de l'éclipse à ses différents stades. Se lit de gauche à droite à mesure que la Lune occulte partiellement le disque solaire et le libère. Gros texte en dessous qui dit Eclipse Solaire 2025 Damia Bouic db-prods.net

Et ici, le maximum du phénomène, dans une image presque à 100%. Constatez la granulation solaire (ainsi que du bruit aussi…), de nombreuses tâches dont une particulièrement grosse à gauche. Le rebord lunaire n’est évidemment pas parfaitement lisse, mais montre des aspérités : les reliefs de la Lune.

Disque lunaire avec une échancrure moyenne en haut à gauche, faisant de celui-ci un gros croissant. La surface solaire semble un peu rugueuse, avec des petites taches noires vers le milieu, et vers le bas, où siège une tache plus grosse.

Même si c’est pas du grand spectacle, ça reste toutefois le genre d’évènements que je ne veux pas rater. J’ai toujours été passionnée par les éclipses, surtout du Soleil, ma première observation remontant au 10 Mai 1994. Le Soleil s’était couché alors qu’il était éclipsé. Je garderai toujours en tête cette image de notre Soleil se couchant en croissant. J’ai été accrochée à ce moment-là. Et à me dire : à quand la prochaine ?

Et actuellement, la prochaine, c’est le 12 Août 2026, en Espagne. Je compte y aller, y séjourner, et enfin vivre ce rêve de toute une vie : la nuit en plein jour et cette sensation de vertige que de voir l’atmosphère se déployer autour d’un puits sombre. Le rendez-vous est pris !

Coucher d’éclipse lunaire et vapeurs

Aucun commentaire • Expédié le 14 mars 2025 à 11:16 dans AstronomieÉclipsesMétéoPaysage

Ce mois de Mars c’est le mois des éclipses. Une éclipse totale de Lune le 14, et une éclipse partielle de Soleil le 29. Toutefois… L’éclipse totale de Lune n’a pas grand chose de « total » sous nos latitudes. En effet, la Lune se couchera avant d’être totalement plongée dans l’ombre terrestre. En résumé, l’on aura peu de temps pour photographier un phénomène qui sera déjà bas sur l’horizon. Exit donc l’usage du 200mm, lourd et long à mettre en place.

J’opterai pour juste de la photo au 200mm, avec en premier plan l’église de notre ville.

Un clocher massif, bien rectangulaire, tout en pierre, qui trône fièrement près d'une Lune échancrée par l'ombre de la Terre. La Lune semble comme dans un brouillard.

Dans le jour naissant, à l’aube.

Vue plus large du même clocher, révélant l'intimité d'une rue basse illuminée par d'antiques lampadaires sodium. La Lune éclipsée s'apprête à disparaître entre deux toitures tout à droite de l'église

Et je rentrerai en passant par un parc près de l’eau, avec une rivière qui fulmine de vapeurs, et une végétation givrée. L’hiver daigne un petit retour en cette période de radoucissement.

Ambiance froide et hivernale, le givre recouvre la pelouse. A l'arrière, la rivière est fumante, et contraste vivement avec une forêt d'arbres encore décharnées

Même ambiance et même composition, sauf que la rivière occupe une portion plus importante, avec des fumeroles de vapeurs plus grandes, qui noieraient presque les arbres

Rendez-vous à la fin du mois pour des images de l’éclipse partielle de Soleil, qui ici, atteindra environ 20% d’occultation, ce qui est légèrement plus important que l’éclipse partielle de 2021.

Moon & Thunder

2 Commentaires • Expédié le 16 mai 2022 à 12:19 dans AstronomieÉclipsesMétéo

Donc dans la nuit du 15 au 16 Mai, on a eu de l’orage. Certes pas tout à fait à Bergerac (du moins pour la partie exploitable), mais de l’orage quand même qui permet l’ouverture de la saison 2022. Puis en fin de nuit, une éclipse totale de Lune. La totalité se déroulant jusqu’au lever de Soleil, cette éclipse n’aura été que partiellement visible.

⚡️ Thunder

La journée du 15 Mai aura été une journée placée sous le signe de l’instabilité, assez marquée par moment. Plusieurs grappes de cellules emprunteront le chemin habituel du Pays Basque pour remonter vers le Nord-Est. Peu de cellules passeront vraiment sur Bergerac, à part un orage bref mais électrique en début de soirée. Un peu plus tard, la nuit tombée, mon regard voyait des flashs vers l’Est. Je me décide à organiser ma première sortie. À pieds, sur la Voie Verte. Trois photos, certes pas exceptionnelles, mais qui me permettent d’inaugurer le début de la saison orageuse 2022.

Moon

Nuit sans sommeil. Parce que. D’abord. Ensuite. Enfin. Bref.

Il est 4h30, l’éclipse de Lune commence. Et c’est dans une ambiance extrêmement moite, à peine une heure après une forte averse, que j’installe mon matériel, au bord d’un champ. Celui qu’on voit à l’arrière-plan de ce blog incroyable, avec le gros coup de foudre (et sous réserve de modifications du thème actuellement en place). Durant le trajet, la voiture a traversé des bancs de brouillard, et les essuie-glace devaient être en marche car le taux d’humidité était tel que l’eau se condensait sur le pare-brise à vue d’œil. 15°C, HR à 98%, point de rosée à peine plus bas que la température ambiante, et absence totale de vent.

Paysage sombre, avec un champs de blé dans le noir. Au fond, d'inquiétantes silhouettes d'arbres noyés dans le brouillard baignent dans la lueur blafarde de la Lune, plus haut dans le ciel. Celle-ci perce au travers d'une couche nuageuse peu importante.

Conditions un peu difficiles. Plusieurs bancs de nuages défilent devant la Lune grisée et échancrée. Quelques clichés sont possibles cela dit.

Disque lunaire dont la partie en haut à gauche est mordue par une ombre. quelques nuages semblent survoler la scène

(suite…)

Eclipse partielle de Soleil 2021

Un commentaire • Expédié le 10 juin 2021 à 18:55 dans AstronomieÉclipsesSoleil

Ce 10 Juin se produisait une éclipse annulaire de Soleil entre Canada et Pole Nord. La France se situait dans la zone dite de pénombre, où l’éclipse était partielle. De ma position, à Bergerac, l’occultation était d’environ 18%. Pas très spectaculaire mais toujours intéressant à observer (et immanquable pour une friande d’éclipses comme moi). L’occasion de mettre à profit mon matériel avec un filtre solaire tout neuf, en Astrosolar. Et de faire les images les plus résolues d’une éclipse solaire que j’aie jamais faites.

Voici la planche en chapelet de cette éclipse, dont le portrait a été tiré toutes les 10 minutes. Le maximum est au milieu.

Plusieurs disques solaires, échancrés par la Lune, de plus en plus vers le milieu, et de moins en moins vers la droite

Et ici, en meilleure résolution, le moment du maximum. Avec un diamètre de 200mm, je peux bien voir la granulation solaire, ainsi que quelques tâches et des facules. Notez également la bordure irrégulière de la Lune, correspondant à ses reliefs accidentés.

Disque solaire dont la partie gauche est partiellement masquée par le disque lunaire dont le rebord est un peu irregulier. La surface du Soleil est d'aspect granuleux, avec un petit groupe de tâches vers le milieu. Quelques zones plus claires, comme des déchirures, correspondent à des facules

Eclipse Totale de Lune du 21 Janvier 2019

2 Commentaires • Expédié le 21 janvier 2019 à 20:19 dans AstronomieÉclipsesPaysageVénus

Commençons cette nouvelle année par un phénomène astronomique toujours merveilleux à observer : une éclipse totale de Lune. Rien de particulier concernant celle-ci, si ce n’est que la prochaine aura lieu d’ici trois ans (la prochaine visible dans sa totalité, entendons-nous).

L’occasion pour moi de vraiment mettre à l’épreuve mon objectif catadioptrique de 500mm.

La situation était loin d’être gagnée, avec un ciel envahit de nuages bas, qui persistaient. Toutefois, la modélisation Arôme (modèle à maille fine de Météo-France) montrait que nous pourrions bénéficier d’une éclaircie à peu près au moment de l’éclipse. Et ce fut le cas !

Nous voici donc à Malfourat, mon point de vue consacré aux orages plus habituellement.

L’éclipse est alors de 50% environ. Le halo autour de la Lune est dû aux nuages résiduels.
Sur cette photo on voit mieux les teintes de l’ombre terrestre sur la Lune.
Champs plus large destiné à montrer les étoiles autour de la Lune, qui arrive bientôt à la fin de ses phases partielles. Le rouge est sanglant.
La totalité. Ce sera ma meilleure image. Difficile de faire mieux étant donné le zoom à ma disposition, le temps de pose, la sensibilité (ici de 1600 iso) pour éviter du flou lié au bouger (un peu de vent faisait trembler l’appareil photo).
Champs très large montrant le ciel durant la totalité. Les étoiles sont très nombreuses, et la Lune comme presque absente.
Cette photo destinée à montrer l’amas ouvert visible en haut à droite.
La totalité s’apprête à toucher à sa fin. Notez que celle-ci est assez sombre.
La lumière revient sur la Lune, progressivement. C’est la fin.
Les nuages décideront de revenir pour masquer la Lune. Mais l’Est est bien dégagé, permettant de photographier le couple provisoire formé par Vénus et Jupiter, à gauche de la constellation du Scorpion.
La Lune est basse, éclipsée à 50%. Je joue avec les nuages, qui sont de plus présents.
Dernière photo que je pourrais faire, qui montre les teintes cuivrées de l’ombre terrestre, ainsi que les courbes de notre planète.