Clouds over Mount Mercou – Sol 3063

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Ou en french, «Nuages au dessus du Mont Mercou».

De magnifiques images ont été prises au Sol 3063 (19 Mars 2021), en soirée sur Mars au cratère Gale par le rover Curiosity. Plusieurs mosaïques ont été acquises ce soir là, avec une qualité suffisante pour en faire des cartes postales.

Donc voici trois cartes postales martiennes d’un crépuscule nuageux. Avec une découverte : la première image montrant la Ceinture de Vénus, sur Mars !

Beautiful picture were taken on Sol 3063 (19th. April 2021), during the evening at Gale Crater by Curiosity rover. Mosaics were taken, with sufficient quality to make Postcards.

So, here’s 3 martian postcards, with a cloudy twilight. With a discovery of my own : the first picture showing Venus Belt, on Mars.

Première séquence, montrant l’Ouest et la bordure de cratère Gale. Des nuages fibreux sont visibles.
First sequence. Westward the crater rim. Fibrous clouds are visible.
Deuxième séquence. Au dessus du Mont Sharp. Deux choses : on y distingue le satellite Phobos, à gauche à quelques pixels du flanc de la montagne. Et quelque chose que j’ai pris au départ pour un défaut de colorimétrie : la « ceinture de Vénus », sur Mars. Cette région dans le ciel qui apparaît après le coucher du Soleil, plus sombre et à l’opposé, qui forme comme une bande sombre sur l’horizon. La voici sur Mars !
Second sequence. Over Mount Sharp. Two things : we can see Phobos, on the left, a few pixels away from the horizon. And something I first suspected to be color artifacts, but actually is a picture showing what we call Venus Belt. This darkening of the sky, opposite to the sunset (or sunrise) corresponding to the shadow of the Earth projected into our atmosphere. Here we see it, on Mars, for the first time !
Pour terminer, la troisième séquence montrant le Mont Mercou sous ce ciel de cirrus du soir spectaculaire.
To finish, Mount Mercou is shown in the third sequence, with a spectacular cirrus display in the twilight sky.

Le Mont Mercou mais sur Mars

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Curiosity est actuellement en train de rendre visite à un gros escarpement rocheux, qui a été nommé (de façon officieuse) le Mont Mercou, en référence à la colline qui trône dans le département du Lot (en France donc), après que le rover aie traversé plusieurs lieux dont les éléments portent des noms de localité périgourdine (Monbazillac, Siorac-en-Périgord, Daglan, etc.).

Petite carte postale Navcam du Sol 3052 de ce site plutôt spectaculaire.

Curiosity is visiting a massive outcrop unofficially named Mount Mercou, in reference to a hill located in France, in the department of Lot, after the rover travelled places holding names from Périgord (like Monbazilla, Siorac-en-Périgord, Daglan, etc.).

A little Navcam postcard from Sol 3052 of this quite spectacular place.

Une colonne rocheuse plus large que haute, sur un sol penché, exposant de multiples strates géologiques

Lien vers le panorama 360° du même Sol

In other words

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English version after

Donc, le 18 Février dernier, se posait Perseverance. 9 ans plus tôt, en Août 2012, se posait Curiosity. Qu’est-il advenu de moi depuis ce temps ? Je ne parle pas de ma personne, de mon intimité, je parle de mon travail, de sa reconnaissance. Et de constater que contrairement au rover Curiosity, je n’ai pas vraiment évolué par rapport à mon site d’atterrissage, en 2005, quand Marsrovers Images a commencé.

Je vais donc utiliser comme marqueur, comme révélateur, le réseau social Twitter. J’ai joint ce réseau en Avril 2010, avec l’intention de communiquer sur mon travail, sur les images que je compose avec les données des Mars Exploration Rover. Un outil de communication, supplémentaire au blog. Démarrage du compte un peu confidentiel, mais une évolution plutôt constante. Je vais prendre comme outil de mesure le nombre de gens qui m’y suivent (followers). En 2013, mon prénom change et c’est l’occasion de sortir du placard. Je plafonnais à environ 200 followers. Le « 1K » followers je ne le franchirais que quelque part au début de 2018. Et le « 2K », en 2020.

Maintenant, prenons le compte d’un collègue, qui possède la même démarche que moi, produit à peu près les mêmes choses. Arrivé en 2011 sur Twitter. Actuellement possède 4400 followers.
Un autre, arrivé en 2016. Un an après son arrivée, il possède déjà 2K followers. Actuellement, il est à 23 K.

Je pourrais aussi prendre en exemples les partages, la visibilité numérique, et d’autres indicateurs.

Où est-ce que je veux en venir ? Simple : que ce que je vis c’est le sort réservé à bon nombre de femmes. Une reconnaissance moindre de leur travail par rapport à celui de leurs collègues masculins. Et ceci, je ne le sors pas de mon imagination, je ne l’invente pas. Je vous recommande chaudement la lecture de cet article (en anglais) :

https://www.insidehighered.com/news/2019/10/15/women-have-about-half-followers-men-twitter-and-otherwise-diminished-influence

Cette étude a conclu, globalement, que les femmes sur Twitter comptaient moins de suivis, de partages et de favoris que leurs équivalents masculins. Cette étude d’abord concernait uniquement les femmes travaillant dans le domaine médical académique, mais il se trouve que tous un tas d’autres champs sont touchés. Aussi, il ne me paraît pas invraisemblable que cela puisse aussi toucher le milieu, très restreint, de l’imagerie spatiale « amateur ».

Retour sur ma propre expérience.

Cela fait donc depuis 2005 que je fais ce travail, de longue haleine, sur les images envoyées par des rovers, mais aussi des atterrisseurs et des satellites. Je suis exigeante dans ce travail, je ne publie que ce que j’estime être digne d’être montré. Ce travail est compliqué car, même si l’infographisme est une chose que je sais faire, quand cela implique des images brutes, du traitement en masse (ex : mettre en couleurs des images à matrice de Bayer), je me confronte au problème de devoir écrire des scripts, alors que je suis mauvaise en mathématiques, en code. Je dois aussi faire des concessions par rapport à mon matériel, qui est daté (l’ordinateur que j’utilise date de 2014). Cela rends les choses difficiles quand il s’agit de montrer de grosses productions tels que d’immenses panoramiques couleurs avec ciel de synthèse. Mais j’y parviens. Je fais les choses.
Depuis 2005 donc, ce sont des centaines d’images produites. Un travail considérable. Et le bilan est amer quand je constate que la reconnaissance en retour est faible. Je ne suis pas celle qu’on invite à des conférences sur Mars ou bien Vénus. Je ne suis pas celle non plus à qui on va rendre suite quand, une fois, on lui donne à voir de près le laboratoire français qui travaille en collaboration avec le JPL. Je ne suis pas celle à qui l’on va proposer des solutions pour transformer ce travail en salaire.
Amer est le constat quand, 16 après, j’ai toujours la sensation d’être une débutante, pas vraiment intégrée au sein de cette petite famille qu’est le monde du traitement d’images spatiales.

Oui, cela me met un sérieux coup au moral et à ma motivation pour continuer quand je vois que le travail de mes confrères est plus partagé que le mien alors que j’y met beaucoup de moi-même, et que j’ai un gros niveau d’exigence, et que je sais que mes productions sont meilleures, même si j’ai encore un gros syndrome de l’imposteur (impostrice ?).

Si je me restreint à la France, mon travail n’aura pas vraiment intéressé. Je n’aurais eu qu’une seule interview, et elle date de 2009. Depuis, rien. Le seul évènement public auquel on m’a invitée, c’était à un livestream sur la chaîne d’un planétarium il y a moins d’un mois. Le seul.

Rendez vous compte que j’ai du masquer sur Twitter le seul collègue masculin français qui fait le même travail que moi, parce que j’ai fini par me rendre compte que cela m’empêchait de faire mon propre travail, que cela avait fini par avoir un impact sur ma santé mentale, au point même que j’ai du faire une pause de plus d’un an. Ce même collègue que j’ai aidé à multiples reprises pour qu’il puisse avancer dans ses débuts. Où est passé tout ceci ? Je l’ignore.

En conclusion, depuis des années j’assiste impuissante à tout ça, en silence. Cela ne pouvait plus durer, et en ce jour du 8 Mars, Journée Internationale pour les Droits des Femmes, il fallait que j’extériorise tout ça.

Merci de m’avoir lue.

Damia.

[English version]

So, this last 18th of February landed Perseverance on Mars. 9 years ago, in August 2012, landed Curiosity. What happened to me since then ? I don’t speak about my self, my intimacy, but about my work, about its recognition. And to make the observation that, contrary to Curiosity rover, I didn’t evolved so much regarding my own « landing site », in 2005, when Marsrovers Images began.

I will use as a marker, as an indicative, the social network Twitter. I joined this network in April 2010, with the intent of communicate about my work, the images I make with Mars Exploration Rovers datas. A supplementary communication to my blog. Starting confidentially, but a pretty constant evolution. I will use as scale the number of followers I get. In 2013, my name changed, and I came out of the closet. I was about at 200 followers? The « 1K » followers was in 2018. And the « 2K » in 2020.

Now, lets take the account of a male colleague, which is doing the same thing as me. Came in 2011 on Twitter. He’s having now 4400 followers.
One other, came in 2016. One year after, 2K followers. Now, 23K.

I could also take in examples sharings, visibility and other thing.

Where do that taking us ? Simple : what I’m living is what’s happening to a good number of women. Fewer recognition of their work in regard of their male coworkers. And this, I don’t invent it. I strongly recommand this reading :

https://www.insidehighered.com/news/2019/10/15/women-have-about-half-followers-men-twitter-and-otherwise-diminished-influence

This study concluded that, globally, women on Twitter get less followers, share and likes that their male equivalent. This study was first about women in medical acedemics, but it is found that other fields are concerned. So, it appears that the very closed field of « amateur » space imagery is having this same phenomenon.

Back on my own experience.

It’s been since 2005 I’ve been doing this work, on pictures sent by rovers, but also landers and orbiters. I’m pretty exigent about my work, I only published what I deemed to be published. This is a hard work, because if graphic design is my thing, something I know how to do, when it comes to raw images, mass processing (ex : put in color a batch of bayer pictures), I confront myself in the problem of writing scripts, while I’m not very good with numbers, with coding. I also have to make concessions because of my hardware (the computer I use date from 2014). This gets things complicated when I have to show big color panoramics with a reconstructed sky. But I get there. I do the things.
So, since 2005, it’s hundreds of pictures. A massive work. And the results are bitter when I see that recognition is low. I am not one of these to get invited to events on Mars or Venus. I am not one of these who get follow-up after getting invited in the only place in France which is working with the JPL. I am not one of these we talk about solutions to transform this work into salary.
Bitter is the observation when, 16 years later, I still have this feeling to be a beginner, not really integrated in this little family that is the world of space imagery processing.

Yes, it is affecting my morale and my motivation to continue when I see that my male coworkers job is more shared than mine, while I put so much in this, with a high level of quality, and I know my productions are very good, even if I still have a big impostor syndrome.

If I closed to France, my work didn’t interest that much. I had only one interview, and it’s dating 2009. Since, nothing. The only public event I even made was a livestream by a planetarium, one month ago. The only one.

I even had to mute on Twitter the only person in France doing the same thing as me, because I came to the conclusion that it was affecting my work, it had a impact on my mental health, to the point I had to make a one year break. This same colleague which I helped multiple time to understand how to begin. Where is all of this ? I don’t know.

In conclusion, since many years I witness, powerless, all of this, silently. This couldn’t go further, and in this 8 March, the International Day for Women’s Rights, I had to get all of it out of the box.

Thanks for reading me.

Damia.

Sands of Forvie • Sol 2991

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Curiosity a bien progressé le long de sa route. Il rencontre une vaste étendue de sables nommée Sands of Forvie. Cet endroit est le plus beau que j’aie jamais vu depuis le début de la mission, et il fallait que je lui fasse honneur. Au Sol 2991, le rover a effectué un panorama Mastcam34 complet du site, j’en ai extrait cette partie sous forme de carte postale. Profitez !

Curiosity has progressed along her journey. She encountered a big area of sands, called Sand of Forvie. This place is the most beautiful place I ever seen since the beginning of the mission, and I had to make it right. On Sol 2991, the rover recorded a 360° Mastcam34 panoramic, which I extracted this view, as a postcard. Enjoy !

C/2020 f3 (NEOWISE)

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C’est le nom d’une comète qui est devenue visible à l’œil nu dans l’hémisphère Nord. Quelque chose qui ne s’était plus produit depuis un certain temps. Et je peux affirmer sans me tromper que c’est la plus belle comète que nous avons dans notre ciel bien boréal depuis le passage de Hale-Bopp en 1997. Oui, à ce point.

9 Juillet

AVERTISSEMENT DE CONTENU : INCENDIE

J’ai tenté ma chance d’abord le 9 Juillet, en début de matinée. Le ciel devait être clair. J’emporte avec moi, sur Malfourat, mon 200/1000. Sauf qu’il y a un problème.

Flammes d'un incendie visible sur le lointain
Vue large sur la vallée de la Dordogne, panache de fumée qui la surplombe

C’est quelque chose d’un peu… embêtant.

Je tente une photo, mais la comète est incomplète, masquée en partie par ce nuage de cendres.

Fond crépusculaire sombre. En bas, paysage nocturne, quelques lueurs urbaines. En haut, nuées noires dues à l'incendie, et la comète juste en dessous

Situation compliquée donc. Car la comète sera masquée définitivement par le nuage de fumée. Et l’aube devenant de plus en plus lumineuse, la comète s’effacera rapidement.

12 Juillet

Nouvelle sortie. Fructueuse cette fois-ci. Je me retrouve au même endroit, à Malfourat. Avec une vue magnifique.

Je commence les prise de vue d’abord au 200/1000 (un newton sur monture EQ5 je rappelle). Photo prise au foyer, 70D, mosaïque de deux images consistant chacune en l’addition de 10 poses de 10s à 1600 iso. Traitement sous Gimp et Darktable. Les étoiles ne sont pas franchement ponctuelles pour deux raisons : la première étant que la comète était peu haute dans le ciel, donc beaucoup de turbulences, la seconde étant que la comète s’est décalée d’une pause à l’autre. Oui oui. Donc il fallu aligner les images sur la comète, chose peu aisée. On peut identifier quelques détails dans la queue de l’astre, avec une zone plus sombre vers le milieu et jusque vers la droite.

Comète NEOWISE au télescope

Une seconde image, prise avec suivi sur la monture équatoriale, mais pas au foyer, mais avec l’objectif 18-200, placé à 200mm. Mêmes paramètres qu’au dessus (10 fois 10s à 1800 iso). On peut y voir, très très légère, la queue de gaz ionisé, en un bleu légèrement plus fort, sur la partie gauche de la queue de poussière.

Comète, plan large, avec queue bien déployée sur fond stellaire bleuté

En plan large, sur trépied tout simple, avec Bergerac dans l’angle de champs. L’aube devient plus forte.

Vallée plongée dans le noir, ville lumineuse, dégradé coloré évoquant l'aube, comète à droite dans le coin

Je plie mon matériel, je rentre et sur le chemin du retour, je tente une photo avec le clocher de l’église Notre-Dame en premier plan. Le ciel est limite trop clair malheureusement…

Cocher d'église bien vertical montrant la comète située en haut de l'image

19 Juillet

Je patiente le temps que la comète soit bien accessible le soir, bien après le coucher de Soleil. Et des cieux favorables également. Ce qui fut le cas lors de cette belle nuit d’été. J’ai pu avoir une meilleure netteté sur la comète au télescope, et avoir des extensions plus fines à 200mm.

L’image ci-dessous a été faite avec l’alignement et l’addition de 10 images de 30 s à 3600 iso. On repère de subtiles nuances bleutées, correspondant à la queue de gaz, avec aussi des irrégularités. Alignement fait sur la comète, d’où les étoiles filées.

Comète dont la queue s'étire vers le haut à droite, nuances de bleu visibles à l'intérieur et tout le long

L’image qui suit a été prise après la séquence du dessus, mais en pose unique de 4 minutes à 800 iso. Accidentellement, le suivi stellaire n’était pas parfait mais il a pu compenser le mouvement de la comète. Conséquence heureuse : une image nette de l’astre chevelu !

La même image qu'au dessus, sauf que celle-ci est plus bruitée

Image faite derrière un objectif 18-200 poussé à 200, en large champs, montrant la comète plus largement. Même configuration que pour la première séquence, qui montre clairement les deux queues : celle de gaz à gauche, rectiligne, et celle de poussière, incurvée.

Champs stellaire large, la comète occupe une grande place, elle s'étire de gauche à droite, et montre une queue de couleur bleu profond au dessus d'une seconde blanche

Enfin, j’ai terminé la soirée en faisant un portrait de Jupiter et Saturne en compagnie de la Voie Lactée.

Morceau de Voie Lactée en haut à gauche, étoiles partout, et deux points très lumineux en bas vers la gauche. Il s'agit de Saturne et Jupiter, cette dernière étant plus éclante.

27 Juillet

Je parviens à revenir dehors pour tenter un nouveau portrait de la comète. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est devenue décevante. A peine visible à l’œil nu, visible au chercheur et au télescope, mais elle a beaucoup perdu en luminosité. Et la présence ce soir là de la Lune et de rafales de vent n’ont rien arrangé à la séance photo.

J’ai du faire la série de clichés à 6400 iso, du coup cela ramène énormément de bruit. Mais la comète est bien là, et si on fait attention, on peut remarquer quelques structures dans la queue de C/2020 F3. Toutefois, traitement compliqué, qui ne fera pas ressortir grand chose. J’ai encore une certaine inexpérience en traitement d’images du ciel profond et il me manque les bons logiciels (il va falloir que je me mette à SIRIL, enfin, remette plus exactement car SIRIL est l’équivalent UNIX de IRIS, que je connaissais assez bien à l’époque).

Comète sur fond stellaire, la queue s'étire depuis un genre de globule diffus et bruité vers la droite et le bas

Et un cliché de la Lune, pour le plaisir. On peut notamment y repérer la rainure d’Hyginus ainsi que la Vallée Alpine.

Quartier de Lune regardant vers la droite, de nombreux cratères sont visibles sur la ligne du terminateur

Juin 2020

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Orages, occultation, NLC (oui oui…). Voici le mois de Juin 2020 depuis Bergerac.

Occultation de Vénus par la Lune • 19 Juin

Le Vendredi 19 Juin devait se produire une occultation de Vénus par la Lune. Dans des circonstances un peu compliquées : le Soleil serait déjà levé, la Lune et Vénus à proximité de celui-ci. Il devait me falloir être prudente, car je comptais utiliser mon 200/1000.

Donc je met le matériel en place, depuis le petit balcon qui donne sur le Sud. Pointage peu aisé mais j’y parviens finalement.

Télescope noir sur une monture blanche, dirigé vers le ciel bleu

Je place mon 70D au foyer, et je commence les photos. Ça va être rapide, et ça va pas forcément bien donner.

Croissant de Lune peu contrasté sur fond bleu, et croissant de Vénus très lumineux, en bas à gauche tout contre le croissant lunaire

Puis Vénus se met à disparaître.

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