La pierre

Aucun commentaire • Expédié le 14 juillet 2025 à 13:40 dans MétéoPaysage

45ème Rencontre Nationale d’Infoclimat – 3ème Jour

Je déciderai de me reposer ce jour-ci, car mon corps est criblé de courbatures, et il faut se dire les choses : les jours où je pouvais enchaîner les randonnées sont derrière moi. Mon corps n’est définitivement plus habitué à de telles marches.

Qu’à cela ne tienne, je veux quand même aller voir cette curiosité locale qu’est : la Pierre Branlante. Oui allez-y, rigolez un bon coup 🙂

Cet endroit culmine à 672m. Soit encore plus haut que le Mont Puget de Marseille. Ce qui est balèze. Il offre aussi apparemment une vue remarquable sur tout le Sud Haute-Vienne, voire même au delà.

Je prends donc la voiture et en solo, je rejoins le chemin qui me rapprochera le plus de la fameuse pierre.

Traversée de la forêt de sapins, dans un paysage qui -pour moi- évoque solidement les Vosges.

Une forêt de sapins qui présentent de longs et parfaitement rectilignes troncs, jusqu'à perte de vue. Le bleu du ciel est discernable entre les branches.

Vue assez similaire, mais verticale, pour mettre en avant la parfaite verticalité de ces dizaines de toncs de sapins.

Et puis j’arrive au point de vue. Et quel point de vue !

Près du sommet, sur des rochers de granites, la vue porte très loin et montre un paysage varié de forêts, de bosquets et autres clairières. L'horizon qui s'enfonce dans la brume ondule doucement, sous un ciel ponctué de cumulus dans un fond bleu roi et un Soleil insolent

De la même manière que le font les rovers martiens, après une vue contextuelle, je fais d’abord un panorama à large champs. La fameuse pierre qui est censée être branlante (non mais arrêtez de rire là, maintenant, tout de suite, cancel culture tout ça) et visible à gauche.

Vue presque identique, un peu plus large car panoramique

Panorama à plus haute résolution, Mastcam-100 comme j’aurais pu dire par le passé. Il se passe plein de choses dans ce paysage, et j’aimerai produire une nomenclature de tout ça. Mais je n’arrive plus à retrouver ce site web formidable qui permettait d’identifier des reliefs peu importe l’endroit.

Panorama très serré sur l'horizon, offrant une vue extrêmement détaillée ce qu'y s'y trouve, avec des collines multiples, beaucoup de végétation, forêts, clairière, et maison diverses, toutes petites, telles des maquettes dans un diorama

Vue haute-résolution (10 Mo)

Photo sous la pierre. Finalement, ça branle pas tant que ça (excusez-moi je vous en prie).

Photo prise sous la fameuse roche branlante, qui est assez plane en dessous, sur un large point de contact. Quelques fougère à la base et au fond le paysage lointain.

Je prends en photo au zoom maximum cette lointaine colline qui n’aura de cesse d’attirer mon regarde. Celle-ci n’est certainement pas en Haute-Vienne.

Zoom maximum sur une colline lointaine en particulier, au sommet plat, barrée par d'autres collines au premier plan

Le ciel et la lumière étaient extraordinaire.

Vue mettant en avant le ciel, qui occupe la quasi totalité de l'image, avec des cumuls, du ciel bleu et le halo solaire qui dépasse en haut.

Je finis par quitter ce lieu, non sans une dernière photo. C’était pas mal. Pas mal du tout !

Des branches et un tronc d'arbre font office de cadre pour cette photo montrant le paysage et sa vue impressionnant. Des rochers granitiques achèvent de former ce cadre en bas de la photo

Je terminerai mon séjour comme je l’avais commencé : dans la piscine. J’en profite autant que possible car le jour suivant, la route, le chemin de retour. Qui sait combien d’années se passeront avant que je puisse de nouveau participer à une rencontre nationale d’Infoclimat ?

La Tourbière

Aucun commentaire • Expédié le à 13:05 dans MacroMétéoPaysage

45ème Rencontre Nationale d’Infoclimat – 2nd Jour

La journée la plus fraîche de la rencontre, qui contraste fortement avec les températures caniculaires de la semaine qui vient juste de passer. Nous sommes Lundi 7, et nous décidons d’aller visiter la Tourbière des Dauges, dans les Monts d’Ambazac, au cœur d’une cuvette à 600 m d’altitude environ. Cet endroit doit par ailleurs être un formidable trou à froid. A quand une StatIC ?

Le début du périple, un tour de 6 km environ autour de la Tourbière, nous entraîne dans un paysage qui regorge visiblement de légendes.

Paysage de boccage, avec bosquets et forêt, des champs en herbe haute, et fougères massives en premier plan. Le tout ondule généreusement

La verdure est omniprésente. C’est le domaine du végétal, et de l’humide.

Vue rapprochée sur de la mousse à la surface d'un rocher, on distingue bien la forme en étoile des brins de mousse individuelles

Un tronc d’arbre est complètement creux. Paraît-il que des fées émaneraient de ce tronc au formes défiant l’imagination. Était-ce le lieu de villégiature de Merlin ? Est-ce un Ent endormi ?

A l'intérieur d'un arbre au tronc creux, on a une vue privilégiée sur les bois sec qui contstitue les parois, qui sont trouées de ci et de là, laissant apparaître le plafond de feuilles de la forêt

Le même arbre mais vu de l'extérieur. Son tronc est noueux, troué et creux, mais des branches en feuilles indiquent un arbre vivant

Nous continuons pour découvrir un abri bien trop petit pour des humains. Mais pour des gobelins peut-être ?

Dans une clairière, entourée de fougères denses, un rocher est disposé de manière à offrir un trou en dessous, comme l'entrée d'une grotte improbable

Nous parvenons à la tourbière. Paysage singulier, où les apparences sont trompeuses. En effet, l’eau n’est pas loin, et les sols sont de véritables éponges, agissant comme des filtres, la purifiant au passage.

Vue sur la tourbière, avec quelques arbres épars, une végétation herbue dense, sous un ciel couvert qui se déchire à peine.

Vue assez similaire, mais avec moins d'arbres, et de hautes herbes en premier plan

Sous la mousse, l’eau.

Vue rapprochée du sol de la tourbière, où l'on voit des blocs de mousse dont une partie est imergée dans un eau translucide. De grosses touffes d'herbes au feuilles fines et longues agrémentent ce drôle de paysage humide

Vue à peu près similaire à la précédente, qui montre plus d'eau, et des touffes d'herbe plus imposantes.

C’est un endroit vraiment particulier, je n’avais encore jamais rien vu de tel. Il faut absolument préserver ces tourbières, et les zones humides d’une manière générales. Ce sont de précieuses richesses de la nature.

Soudain, un diapason géant dans la forêt.

Dans la forêt. Une grandd branche d'arbre en forme de diapason est cassée et repose en biais entre le tronc et le sol. L'ensemble est abondamment recouvert de mousse. Le sol est jonché de fougères.

Et une collection de champignons sur un arbre mort recouvert d’un épais manteau de mousse.

Vue rapprochée sur les trois troncs d'un arbre tombé au sol, dont l'écorce est moussue et est peuplée de champignons typiques des arbres (en forme de demi-disques).

Nous finissons par quitter cet endroit baigné de magie et mystères.

L’Arboretum

Aucun commentaire • Expédié le à 12:32 dans MétéoPaysage

45ème Rencontre Nationale d’Infoclimat – 1er Jour

Donc en ce début d’été, j’ai pu me permettre de prendre part à la rencontre estivale de l’association de passionné-e-s de météo et de climato Infoclimat.

Cette année la rencontre se déroule en Haute-Vienne, département limitrophe au Nord-Est de la Dordogne (c’est pour ça que j’ai pu venir, hé), dans la commune de La-Jonchère-Saint-Maurice.

Le jour zéro c’était le Samedi 5 Juillet, début de la rencontre, mais rien de spécial n’a pu être fait cette journée car d’une part je prenais la route et d’autre part j’avais décidé d’aller me servir de la piscine du gîte, avec les autres passionné-e-s.

Le lendemain, ciel couvert, car une front froid assez abîmé va passer la nuit prochaine. Le plafond nuageux est toutefois intéressant à observer. C’est strié, il y a des ondulations. Et -AH NON hein, me parlez pas d’aspératus.

Vue sur un paysage boisé et quelques champs, la vue porte loin. Absorbées par la brume, plusieurs collines sont visibles sur l'horizon. Le ciel est couvert de nuages striés et ondulés, procurant une ambiance assez lourde.

Et de confirmer que la vue depuis ma piaule est pas mal quand même.

Vue relativement identique, mais plus large, révélant quelques bâtiments en premier plan, et un ciel effectivement bien perturbé

En cours d’après-midi, direction l’Arboretum situé sur la commune. Temps couvert encore, il se met même à pleuvoir. Donc les conditions photo sont pas idéales. Galerie d’images tout de même.

Vue en contreplongée d'arbres gigantesques, tels des tours dans une mégalopole. Le ciel est indescernable car surexposé

Ambiance très verte, beaucoup d'arbres au fond dont les troncs parfaitement verticaux s'alignent au milieu d'une végétation dense. Nombreuses sont les branches feuillues qui encadrent la vue

Au pied d'un séquoia géant, dont l'écorce frippée et creusée évoque la surface du papier crépon. Le tronc de l'arbre semble d'étirer jusqu'à l'infini

Sous la canopée arboricole, les troncs rectilignes semblent soutenir un couvert feuillu dense.

Tout contre un autre arbre géant, dont le tronc s'élance vers le ciel, au centre de l'image.

Au bord d'un paisible plan d'eau, la forêt s'éclaircit et laisse voir une partie du paysage forestier, dont la colline au fond entre deux arbres, touche les nuages gris

Crue de l’Isle – Avril 2025

Un commentaire • Expédié le 22 avril 2025 à 14:12 dans Météo

L’Isle en crue, j’ai pu y assister plusieurs fois depuis que je vis à Saint-Astier. Ici, et .

C’est à peu près à quelque chose comme ça que j’assistais la journée du

Lundi 21 Avril

Mais récapitulons d’abord. Le week-end précédent, une dépression est restée centrée sur le pays, apportant des quantités très importantes d’eau, dans ce que je qualifie personnellement d’épisode atlantique, un peu (et dans une moindre mesure), comme les épisodes méditerranéens.

Résultat : des lames d’eau impressionnantes que nous voyons rarement ici. Les 100 mm ont été dépassés plusieurs fois en Dordogne, comme indiqué sur cette carte Infoclimat montrant les cumuls sur 72h glissantes.

Carte météo montrant les cumuls, en millimètres, de précipitations sur la Dordogne et départements voisins. Sur celle-ci les cumuls vont, voire dépassent les 100 mm. Carte datant du 21 Avril 2025, 72h glissantes

Les cours d’eau, comme je pouvais m’y attendre, réagissaient fortement. Je suis donc sortie pour immortaliser tout ça, après avoir constaté que VigiCrue avait mis l’Isle en vigilance orange.

Les photos de ce jour là, en commençant par l’un des chemins permettant l’accès au parc du Petit Près. Inondé en partie.

Zone très végétale, une chemin, inondé, est bordé de haies. au fond, rangée de gros platanes, les pieds dans l'eau, sous un ciel gris

Plusieurs vues depuis le pont, assez parlantes.

Vue de l'Isle, qui déborde allègrement sur les rives. Un muret émerge à peine de l'eau, avec un lampadaire en son milieu. Des jardins plus à droite sont recouvert d'une faible profondeur, sous un ciel tourmenté

L'eau boueuse fait des remous, on voit même un tourbillon. Au font, les berges de la rivière sont partiellement inondées

Et le pont lui-même.

Un peuplier est dans l'eau, luttant contre un fort courant. Le pont de la ville, constitué de plusieurs arches, est immergé presque à moitié

Depuis le même endroit, sans doute les maisons les plus basses de la ville, dont les murs sont régulièrement dans l’eau, et en tout cas, avec une telle hauteur d’eau.

Façades de vieilles maisons dont la base est dans l'eau

Allons voir le Petit Près. Le parc est environ inondé au tiers, plusieurs installations sont dans l’eau, et le chemin qui donne l’accès à la Voie Verte est inondé.

(suite…)

Coucher d’éclipse lunaire et vapeurs

Aucun commentaire • Expédié le 14 mars 2025 à 11:16 dans AstronomieMétéoPaysage

Ce mois de Mars c’est le mois des éclipses. Une éclipse totale de Lune le 14, et une éclipse partielle de Soleil le 29. Toutefois… L’éclipse totale de Lune n’a pas grand chose de « total » sous nos latitudes. En effet, la Lune se couchera avant d’être totalement plongée dans l’ombre terrestre. En résumé, l’on aura peu de temps pour photographier un phénomène qui sera déjà bas sur l’horizon. Exit donc l’usage du 200mm, lourd et long à mettre en place.

J’opterai pour juste de la photo au 200mm, avec en premier plan l’église de notre ville.

Un clocher massif, bien rectangulaire, tout en pierre, qui trône fièrement près d'une Lune échancrée par l'ombre de la Terre. La Lune semble comme dans un brouillard.

Dans le jour naissant, à l’aube.

Vue plus large du même clocher, révélant l'intimité d'une rue basse illuminée par d'antiques lampadaires sodium. La Lune éclipsée s'apprête à disparaître entre deux toitures tout à droite de l'église

Et je rentrerai en passant par un parc près de l’eau, avec une rivière qui fulmine de vapeurs, et une végétation givrée. L’hiver daigne un petit retour en cette période de radoucissement.

Ambiance froide et hivernale, le givre recouvre la pelouse. A l'arrière, la rivière est fumante, et contraste vivement avec une forêt d'arbres encore décharnées

Même ambiance et même composition, sauf que la rivière occupe une portion plus importante, avec des fumeroles de vapeurs plus grandes, qui noieraient presque les arbres

Rendez-vous à la fin du mois pour des images de l’éclipse partielle de Soleil, qui ici, atteindra environ 20% d’occultation, ce qui est légèrement plus important que l’éclipse partielle de 2021.

Meteosat Third Generation – Tentative de traitement

Aucun commentaire • Expédié le 28 octobre 2024 à 11:56 dans AstronomieMétéo

Récemment, un nouveau satellite d’observation météo géostationnaire a été mis en ligne pour remplacer le précédent. Il s’agit de Météosat Troisième Génération (MTG), qui succède donc, de façon étonnante et inspirée à Météosat Seconde Génération (MSG).

Après ce trait d’esprit fulgurant de ma part, quelques explications quand même : MSG possédait une résolution d’environ 1km sur la surface de la Terre (rendez-vous compte que le satellite est placé en orbite géostationnaire, soit à environ 36 000 km). Et avec une résolution temporelle de 15 minutes. Ce qui était pas mal à l’époque, où il remplaçait le tout premier Météosat, qui lui possédait une résolution spatiale de 2.5 km pour une résolution temporelle de 30 minutes).

Là, MTG possède une résolution spatiale de 500 mètres ! Et une résolution temporelle de 10 minutes. Ce qui est quand même pas mal, non ?

Tout est disponible via l’interface d’Eumetsat, qui a d’ailleurs considérablement évoluée depuis ces dernières années :

https://view.eumetsat.int/productviewer?v=default

Et je me suis dit allez, et si je refaisais ce que je faisais avec les images de MSG disponibles via l’antique Dundee ? A savoir, prendre une image en niveaux de gris haute résolution (le 500 m/px donc) pour la coloriser avec la plus faible résolution mais couleurs cette fois-ci (mais à 1km/px) ?

C’est chose faite, et je vous présente l’Europe de l’Ouest il y a quelques jours, le 25 Octobre, qui présente un enroulement très esthétique sur l’Atlantique :

Image satellite couleur de l'europe de l'ouest, couverte en partie de nuages, surtout l'Espagne et une partie de la France, ainsi que la totalite du Royaume-Uni et de l'Irlande, sous une dépression spirale particulièrement développée

Je tenais à vous montrer ceci, qui peut être une très bonne solution de remplacement pour les images MODIS (dont la résolution spatiale peut atteindre 250 m/px, certes), qui présentent souvent un effet de « banding » car les satellites AQUA et TERRA sont défilants.