Sacré mois de Juillet à Dijon. J’ai envie de dire, sur tout le territoire étant donné la canicule de grande envergure qui s’est produit ce mois-ci.
Mais penchons-nous sur le cas de la ville de Dijon parce que… Parce que j’y vis surtout, depuis bientôt 3 ans, voilà pourquoi.
Jetons un œil à ce graphique d’abord, résumé des données météo renvoyées par la station de Dijon-Longvic, et accessibles ici, grâce à Infoclimat.
Les colonnes en rouge montrent les précipitations. A droite, l’échelle. Le jour où il a plu le plus c’était le 28 Juillet, avec tout juste 2 mm ! Ce qui est faible, très faible. Les autres jours ne parviennent même pas à franchir ces 2 mm symboliques. Bilan pluviométrique de ce mois de Juillet 2015 : 6.2 mm. L’an dernier, il était tombé environ 100 mm pour le même mois. Mais le plus marquant n’est pas là. Le plus marquant est que ce mois de Juillet 2015 restera dans les annales car étant le mois le plus sec depuis 25 ans ! Mois très sec qui succède à d’autres mois déficitaires : Juin avec 37,7 mm (-40%) et Mai avec 45,8 mm (-47%). Comparons avec une ville plus habituée à un pluviomètre moins rempli : Marseille. A Marseille, jusqu’au 31 Juillet 2015, il est tombé en tout et pour tout 294,4 mm. A Dijon, sur la même période : 276,8 mm.
Une sécheresse inhabituelle pour la région.
Et cela n’est pas sans conséquences… Plusieurs incendies se sont produits autour de la ville, notamment sur le plateau de Chenôve; les 20 et 21 Juillet.
Et le lendemain, reprise.
Quelques précipitations et un rafraîchissement ont pu éloigner la menace de nouveaux départs de feux, mais cela montre bien l’atypicité de la situation climatologique en Bourgogne pour ce mois de Juillet.
Revenons à notre graphique plus haut. Cette fois-ci les températures. Celles-ci sont restées très élevées en raison d’une forte canicule. Record mensuel de 37,7°C le Mardi 7 Juillet. Le record historique est de 38,1°C, en Juillet 1983. C’est le 3ème mois de Juillet le plus chaud depuis que la station existe. En toute fin de mois, les températures sont retombées, jusqu’à atteindre 6,9°C le 30 Juillet ! Notez que la température minimale absolue est de 5,2°C le 1er Juillet 1972. Un mois de Juillet 2015 donc avec de grandes amplitudes thermiques.
Je termine par l’ensoleillement. Cf. diagramme ci-dessous. De très larges périodes d’ensoleillement à cette station. 316 h et 53 min au total de Soleil ce mois-ci ! A Marseille (décidément !) pour ce même mois de Juillet, il y a eut 282 h et 50 min. Ce qui est inhabituel. 
Donc pour résumer : un mois de Juillet 2015 à Dijon très chaud et surtout extrêmement sec, le plus sec de ces 25 dernières années, et qui aura vu des feux de forêt, phénomène que l’on voit plus couramment se produire en Provence. Un peu de fraicheur et d’humidité les quelques derniers jours mais ce n’est pas cela que nous retiendrons.
J’essaierai de produire un bilan climatologique mensuel chaque 1er du mois environ.
Mon Canon EOS 400D m’a suivi durant 5 années de ma vie. 5 années à me suivre, sous la pluie, la neige, la grêle, l’orage, le vent, les embruns salés, la canicule, le brouillard, le givre, le ciel nocturne. Mais aussi sur les toitures, dans les souterrains, dans des espaces abandonnés. Mais également au bord de mer, à la montagne, dans les villes, les villages, les campagnes, les forêts, les champs. 5 ans de compagnie. Depuis Janvier 2010. Il a pu être le témoin de mes dernières années en école des Beaux-Arts. Le témoin indispensable de ma transition. J’ai pu le pourvoir d’un objectif ultra-grand angle Sigma 10-20 mm.
Ces 5 ans avec mon 400D c’est :
Mais hier, à ma grande surprise, sans signes avant-coureurs, je retrouvais l’appartement avec deux cadeaux de mon chéri :
Un 70D… Mon chéri est incroyable. Juste. Incroyable. Cadeau, comme ça !
Autant vous dire que cet appareil photo c’est juste de la bombe. Je passerai sur les nouveautés par rapport au 400D. Le mode vidéo full HD, l’écran escamotable et tactile multitouche, des ISO en veux-tu en voilà, le mode HDR, le Dual Focus, et tout un tas d’autre choses. Je passe d’un capteur 10 mpx à un capteur 20 mpx. Bref : un boitier qu’il est sérieux qu’il en a dans le ventre !
Maîtriser la bête ne fut pas totalement aisé et je suis encore en train de prendre mes marques à l’heure actuelle. J’attends de pouvoir faire de vraies sorties pour exploiter son plein potentiel. Et j’ai le temps 🙂 Mais toutefois, ma petite revue en quelques clichés obtenus avec ce nouveau bestiau.

Le tout premier cliché. Toujours important. Pour le 400D c’était la vue vers l’Est avec le Mont Puget. Ici, guère de Mont Puget, mais vue vers l’Est depuis le Vélux tout de même !

Vue extérieure. J’utilise le zoom fourni qui est le 18-135, 3,5/5,6 fourni de base, et qui donne de très bon résultats au grossissement maximum.

Le mode HDR m’a vite intriguée et j’ai fait un test. C’est assez convaincant : les ombres sont débouchées et le ciel n’est pas cramé. Faire attention durant l’acquisition car l’apn déclenche trois vues qu’il empile ensuite. Donc ne pas bouger durant la rafale.

Zoom sur la Lune avec le 18-200 mm. Cette image est un recadrage à 100%, dont les détails ont été réhaussés sous Gimp (ondelettes). Photo prise à MAIN LEVÉE !

En basse lumière il se défends bien mieux que mon 400D, et le traitement du bruit est bien meilleur. Ici une vue sur une bougie chauffe-plat, autant dire pas beaucoup de lumière dispo. Et pourtant. 12800 ISO pour ce cliché.

Test des capacités de macro du 18-135. Ceci est un recadrage à 100%. La photo est nette et sans bavure sur ce cliché fait à 800 ISO, sur le capuchon de protection de l’objectif.
J’ai réellement hâte de le tester sur trépied sous un ciel nocturne, pour voir si je peux obtenir la Voie Lactée avec le mode ISO élevé. Hâte également de filmer des orages de jour afin de saisir des impacts de foudre diurnes. Hâte de faire tout un tas de choses en fait…
Voilà, désormais, mes photos seront faites avec ce beau boitier, offert amoureusement par ma moitié 🙂
Ma dernière exploration urbaine remonte à Septembre 2012, quand, à Saint-Nazaire, j’avais escaladé une grue portuaire.
Le manque, ainsi que la motivation de mon chéri à vouloir prendre de la hauteur comme je le faisais avant, ont fait que cette nuit on a décidé de s’attaquer à une grue, située dans un quartier pavillonnaire à Dijon, proche de l’Université.
J’avais presque oublié la jubilation de la montée de l’échelle centrale, la prise de hauteur qu’on ne remarque pas tout de suite. Et puis l’arrivé là-haut, où le panorama est saisissant.
Allez, les images !

La nacelle située tout au sommet de la grue. J’irai m’y percher pour réaliser un panorama complet (voir plus bas)
Hé oui, 7 ans déjà ! Crée en 2008, mon domaine et le blog associé viennent de fêter leur 7 ans. Ce blog a vêtu plusieurs apparences (ou designs), vécu plusieurs périodes de visites très importantes du fait d’une actualité météorologique, astronomique ou spatiale brûlante. L’occasion de traduire db-prods.net en chiffres.
• Le blog : 240 000 visites depuis la création. 5164 vues en une seule journée, record absolu (23 Juillet 2009). 557 commentaires. 548 articles.
• Le domaine : 1 308 000 visites depuis la création. Avec une moyenne de 560 visites par jour (900 visites/jour sur l’année 2015). Et près de 4 millions de pages vues !
Le blog reste la partie du domaine la plus consultée, MarsroversImages vient en second.
Voilà pour ce petit point statistique avec des chiffres qui personnellement m’étonnent encore.
Pour ces 7 ans, j’ai décidé de partager des photos que j’avais dans mes archives et qui prenaient la poussière numérique. La plupart sont inédites, n’ont jamais pu figurer dans l’un des articles présents sur ce blog. D’autres articles viendront compléter celui-ci afin de garnir cette galerie d’images appelée db-prods Les Inédits. La période va de Février 2007 à Juin 2009. Toutes ces photos furent prises avec mon ancien bridge numérique Kodak Easyshare ZD710, qui m’a accompagnée durant plein d’évènement astro, météo, etc.

21 Février 2007 • Eclipse totale de Lune. La série de photos produite à cette époque justifiait à elle-seule l’achat d’un appareil photo numérique.
Avant même que le rover Curiosity n’arrive sur Mars, la description des caméras couleurs me faisait rêver. Et rapidement, je me suis mise à imaginer les merveilleuses images que l’on pourrait obtenir d’un coucher ou d’un lever de Soleil sur Mars.
Sol 956, 15 Avril 2015. Trois ans. Il aura fallu attendre trois ans avant que l’équipe en charge de la mission daigne ENFIN pointer les puissantes MASTCAM vers un coucher de Soleil. Et il va sans dire que les images sont merveilleuses.
Ces images sont arrivées en noir et blanc, avec matrice de Bayer. Il m’aura donc fallu les passer à la moulinette Gimp et G’MIC pour reconstruire les couleurs. Un passage dans Pixelmator pour retirer les horribles bandes verticales blanches dues à la surcharge dans les pixels. Un coup d’antibruit pour enlever les artéfacts de la matrice de Bayer, et voilà !
Voici les images de ce sol, toutes en format PNG. Les deux dernières vues ont été faites avec la Mastcam100.
Way before Curiosity’s Mars landing, the color camera description made me dream. And quickly, I had imagine what wonderful pictures we can get of sunset or sunrises on Mars.
Sol 956, 15th April of 2015. Three years. We had to wait three years before the team who is charge of the mission dare AT LEAST pointing the powerful MASTCAM toward a sunset. And I have to say, theses images are gorgeous !
Theses images came in black and white, with a Bayer matrix. I had to process them through Gimp and G’MIC in order to rebuild the colors. A little processing in Pixelmator to remove these ugly white stripes due to pixels overloading. A little bit of denoising to remove Bayer matrix artifacts, et voilà !
Here is the images of this sol, all in PNG format. The two last frames were taken by Mastcam100.
EDIT : Une planche pour montrer les différences entre un coucher de Soleil sur Terre, et sur Mars. L’angle de champs est strictement le même, ainsi que les proportions. Il est fascinant de se dire que c’est la même étoile que l’on voit sur les deux images. Deux mondes, Un Soleil.
A board to show differences between a sunset on Earth and Mars. The field of view is strictly the same, also the proportions. It is fascinating to tell ourselves that this is the same star we are seeing on these two pictures. Two worlds, one Sun.
EDIT 2 [08/12/2017] : Planche refaite avec une image provenant du Planetary Data System, montrant une image de bien meilleure qualité. Board remastered with a picture from the Planetary Data system, showing an improved quality of the picture.
Curiosity roule de nouveau et découvre un joli paysage au Sol 950. Il s’est introduit dans un vallon nommé « Artist’s Drive ». Cette vue panoramique englobe une partie de la plaine du cratère Gale, et laisse découvrir le Mont Sharp. Nous sommes encore à sa base, après un trajet de près de 10 km. J’ai soudainement eu l’envie de coloriser le panorama noir et blanc que j’avais produit à partir des vues Navcam. Voici le résultat !
Curiosity is driving again, and discover a nice landscape at Sol 950. She’s gone inside a valley named « Artist’s Drive ». This panoramic view is covering a part of Gale flats, and let us discover the Mount Sharp. We are still at the foothills, after a journey close to 10 km. I suddenly had the envy to colorized the black and white panoramic that I’ve produced from Navcam frames. Here is the result !
Below, find my livetweet about my processing technique (click on the tweet to discover the conversation) :
https://twitter.com/db_prods/status/586478186910855168