Voilà, depuis le temps que je voulais le faire, c’est fait ! Passer la nuit sur le Mont Puget. Et quelle nuit… J’avais fait l’acquisition il y a quelques mois d’une tente, spécialement pour bivouaquer. Avant de partir là-haut, je m’achèterais le nécessaire pour me faire un plat chaud. Sauf que… Sauf que REGLE NUMERO UN avant de faire un bivouac : vérifier le matériel, vérifier qu’il fonctionne, que tout marche ensemble, et qu’il ne manque rien ! Car c’est lorsque je me suis enfin installée dans ma tente que je me suis rendue compte que la cartouche de gaz n’allait pas avec l’embout du réchaud. Je n’avais même pas pris le temps de vérifier ceci, alors que pourtant j’avais pris le temps de monter et démonter la tente histoire de voir si tout se passait bien. Tant bien que mal je parviendrais à réunir du bois mort un peu humide pour faire chauffer des pâtes qui ne seront pas assez cuites. Exit donc le café bien chaud au petit matin par la même occasion… Toutefois, je parviendrais à bien me nourrir.
Vers 23h, je décide de m’équiper et de partir faire des clichés en nocturne sous la Lune Gibbeuse. Vue sur le campement. Evidemment, le but est de profiter du dépôt de neige qu’il y a au sommet. Cela dit, celui-ci a souffert du léger redoux de l’après-midi, surtout à cause d’une couche de nuages qui a dispersé les rayons infrarouges du Soleil. Toutefois, il y a de beaux restes.
J’arrive assez vite sur le corniche du Mont Puget, avec vue sur Luminy et le reste de Marseille.
Ce jour-ci était véritablement le seul que j’avais entièrement pour moi (hé oui, quand on est en vacances pour Noël, on est paradoxalement occupée). J’en ai donc profité pour rendre visite à plusieurs endroits qui me sont chers, et que je n’ai plus vu depuis des années. Tout d’abord je suis passée par Lanquais et Varennes, où j’ai suivi le tout début de ma scolarité, à la maternelle et en CP. Plusieurs coups de nostalgie, le sentiment étrange que tout ceci est passé bien vite. La vision de la cour de récréation de l’école de Lanquais aura été assez intense. J’ai rendu également visite à la maison où j’habitais avec mes parents, entre 1988 et 1992. Je ne montre pas de photos car celles-ci n’intéressent que moi. Tout ceci était il y a plus de vingt ans…
Je reprend la route en direction de Beynac et de son château, que je n’ai plus vu depuis presque dix ans. Passage via Limeuil.
Panoramas avant d’y parvenir, avec des champs bien verts malgré l’hiver.
Le Cingle de Limeuil, où la Dordogne forme un virage très serré dans la vallée.
Depuis Limeuil, vue sur une série de deux ponts qui enjambent le confluent de la Vézère et de la Dordogne (respectivement à gauche et à droite). Je prendrais la direction de la vallée de cette dernière. Arrivée à Beynac-et-Caznac. On peut voir sur le sommet de la colline un bout du château, avec notamment la chapelle.
Et je m’introduis dans les ruelles étroites et pentues de la cité. Les rayons déclinant du jour provoquent une lumière magnifique sur les murs en pierre.
L’entrée dans le premier niveau du château, pour se retrouver aux pieds des imposantes murailles de l’édifice féodal.
En hiver, le brouillard est une chose courante en Dordogne, notamment dans les régions proche de la vallée de la Dordogne, et de la Vézère. Par contre, il est rarissime à Marseille. Je ne peux pas passer à côté de l’occasion d’en avoir ici.
Tout d’abord de nuit avec quelques bancs qui se sont formés, dès le milieu de la nuit. Une petite mer de brouillard à droite?
Quelques ambiances dans les rues. Une petite vue façon « polar » à droite.
Lever très tôt le matin pour assister au lever du jour, dans un froid très présent (-4°C) et un givre déposé partout.
Le Soleil est à présent levé, après une longue attente dans un champs, dans le silence de la campagne endormie.
En cette fin d’année 2011, je passe une petite semaine en famille, près de ma ville de naissance : à Bergerac. Je n’avais vraiment pas fait d’article sur cette ville. Toutefois il y aurait trop de choses à montrer pour qu’un seul article suffise.
Petite visite du centre-ville, notamment la Cathédrale de Notre-Dame.
Et entrons à l’intérieur de cette église aux caractéristiques gothiques très marquées. La pierre calcaire est le matériau de construction de base de tout l’édifice, même le clocher est fait de cette façon.
Nef, transept, choeur, etc. Tout y est.
[3ème article de la journée. Vous êtes gâtés hein ? Normal car j’ai pris pas mal de retard dans la publication de mes images. Vous voilà comblés. Noël avant l’heure en somme.]
Ce Lundi 12 Décembre, ce fut l’occasion de faire enfin la Muraille de Chine. Je dois dire que cette randonnée m’aura surpris, dévoilant des paysages que je pensais pas trouver ici.
Tout d’abord, deux vues faites sur le Prado. Ciel bien bleu et Soleil hivernal sont le cocktail idéal pour photographier les bâtiments, dont celui de droite, qui abrite le cinéma Le Prado, et qui est dans la pure veine Art Nouveau.
Alors, décollons pour Luminy via le bus 21. Enfin, pas tout à fait à Luminy vu qu’il faut descendre au rond point qui en fait son entrée. Je ne suis pas seule, car accompagnée d’un ami, Olivier, passionné de marche, de paysages et de météo, comme moi.
Vue sur le Mont Puget (encore lui, hé oui !). A droite, les roches nues côtoient la végétation rase.
Ce paysage est assez typique toutefois. Cela dit, il faut signaler que ces collines ont connu l’incendie du 22 Juillet 2009, qui ravagea 1200 hectares.
La lumière à l’approche de l’hiver met en valeur les reliefs. La Muraille de Chine se présente face à nous.
Le programme de ce Lundi 5 Décembre était pourtant clair : longer la crête qui donne sur la Muraille de Chine, cet imposant mur calcaire qui domine le vallon de Vaufrèges, et qui borde la Montagne Carpiagne sur son versant Ouest. Mais je suis partie un peu trop tard, je n’ai pas pu me prendre à manger à la sandwicherie de Luminy car ils étaient à sec, et j’ai donc du me prendre de quoi manger au supermarché de Valmante avant de remonter sur Vaufrèges.
Tout d’abord, à Luminy. Le ciel était alors assez chargé sur plus de la moitié. Des altocumulus voguaient à moyenne altitude. Ceux-ci se sont densifiés jusqu’à provoquer des virgas (précipitations ne touchant pas le sol) et des mammatus (formation nuageuse caractéristique en forme de mamelles). Très spectaculaire.
Et puis, après mes déboires alimentaires, me voici en train de grimper cette petite colline de 243 mètres, au sommet de laquelle est plantée une antenne relais avec émetteurs à gogo. Quelques nuages à l’Ouest achèvent d’être détruits par le vent d’Ouest qui souffle parfois fort.
La vue sur le vallon de Luminy est vraiment inédite. On peut parfaitement voir le Mont Puget, et le campus de Luminy sur son flanc. Le Crêt Saint Michel surgit à droite, et au fond est visible une petite partie de la Crête de Morgiou. A gauche, le Mont de la Gineste sert d’accroche à la route qui mène à Cassis.