Chasse à l’orage dans le pays Varois

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Aujourd’hui, cet après-midi, avec deux autres passionnés de météo, nous sommes allés chasser de la cellule orageuse à proximité de la montagne de la Sainte-Victoire. Ce relief haut d’un bon millier de mètres est un véritable tremplin pour les évolutions diurnes orographiques.

Sélection photographique, dont quelques clichés traités façon HDR.

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On a voulu s’approcher un peu plus mais la cellule s’est effondrée. Ici, une vue sous l’enclume avec virgas, un bout de mammatus et un voile gris correspondant aux précipitations sur la région de Vauvenargues.

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Trois photos « HDR »

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Pano pris un peu plus proche et l’on voit que l’orage s’affaiblit.

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Et enfin, voyant que l’activité orageuse s’était affaiblie de façon considérable, et pas seulement de lapin, nous sommes allés rendre visite au barrage de Bimont. Bel ouvrage, dont j’ai fait un panorama assez tarabiscoté.

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Nouvel orage à Rotterdam

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Belle surprise cette nuit en étant distraite par quelques flashs bien lumineux côté NO. Après une rapide consultation des radars pluie et détection foudre, j’en déduisis qu’un petit système orageux approchait.

L’occasion pour moi de prendre quelques photos.

Le cliché le plus réussi de la soirée est celui de gauche conteste. Celui de droite souffrant d’une mise au point merdique, j’ai du le rattraper tant que je pouvais pour l’affiner, à grand coups d’ondelettes et de contraste.

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Et puis quelques extranuageux timides. L’image de droite a des couleurs un peu étranges à cause d’une modification de la balance des blancs de l’apn (« éclairage artificiel » comme il dit). Résultat, une teinte vert-bleu irratrapable.

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Et puis une image qui se veut plus esthétique prise lorsque la pluie s’est abattue fortement. Passage en noir et blanc pour créer une ambiance un peu sombre et sinistre.

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Episode orageux du 25 et 26 mai depuis Rotterdam

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Suite à une concordance d’éléments météorologiques exceptionnelle, une série d’orage a frappé la France durant deux jours d’affilée. Mais la Belgique ainsi que les Pays-Bas ne sont pas restés simplement spectateurs. Et ici, à Rotterdam, les orages ont été bien sensibles.

Tout d’abord, un aperçu du ciel à peine une heure avant le début des hostilités.

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On le voit, le temps est à l’instabilité.

J’ai suivi de près l’évolution des orages via quelques sites internet tels que Infoclimat sur lequel je suis inscrite. Le site Sat24 pour suivre quart d’heure après quart d’heure et avec une remarquable réactivité l’évolution nuageuse sur toute l’Europe. Et puis le radar pluie Néerlandais.

J’avais repéré un premier front orageux en approche, dont la plus grande partie se situe toutefois en mer. Cela dit, la partie Sud n’épargnera pas la ville.

Sur cette image radar, on voit clairement l’arrivée de la première offensive. La flèche jaune indique le sens de déplacement.

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« Ça verdi… Ça verdoit. Tous en selle! »

Il est 21h40, et je me penche à la fenêtre de mon studio qui est orienté Est-Nord-Est. Je porte le regard vers l’Ouest pour voir comme ça se présente.

« Non, c’est pas possible! C’est pas vrai. Il arrive! »

Je me hâte de prendre tout mon matériel : appareil photo numérique (le Kodak Easyshare ZD710 que les fidèles lecteurs de ce blog doivent maintenant connaître), trépied photo, une poche plastique avec dedans une boite en plastique genre Tupperware©, une veste imperméable, un jeu de piles de rechange récemment rechargées à bloc. Je regarde une dernière fois l’image radar qui montre le développement soudain d’une cellule à l’avant du front orageux.

« Non mais c’est pas vrai, ça ne peut pas être ça! » dis-je en courant dans le couloir menant à l’extérieur. Et puis je me retourne pour contempler une vision que je n’avais plus vu depuis un certain temps. Un arcus. Et de belle taille. J’ai à peine le temps de poser mon trépied. Je vois la formation nuageuse en arc avancer à toute vitesse. A l’arrière, le ciel est noir. Je tente de faire un petit panoramique de la scène, que j’aurais du mal à bien assembler par la suite (entre les deux photos du panoramique, l’arcus s’est bien avancé, j’ai du user de quelques retouches directes).

Mais il est bien là.

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Une autre photo.

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Un véritable monstre nuageux.

La situation au moment de la prise de vue de l’arcus. Les paquets de pluie les plus au Sud se désagrégeront rapidement.

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Panique. Moment d’hésitation. Alors que les premiers éclairs se manifestent à l’arrière et même à l’avant de l’arcus, je me demande si je vais rester ici où bien aller plus haut, près d’un grand lac, à Kralingse Bos. Mon choix se porte vers le lac.

Je traverse en toute vitesse les rues, un petit square, et une autre rue. A cet instant, le vent se met à souffler en rafales alors que la pluie se met à tomber. J’enfile rapidement ma veste imperméable, j’emballe mon apn perché sur son trépied de la poche plastique. Et je reprend le chemin, contre le vent, et les feuilles d’arbres arrachées. Nombreux sont les éclairs. Et puis je parviens en bordure du lac. L’activité électrique se passe essentiellement dans le rideau de pluie, ce qui empêche de voir correctement les coups de foudre ramifiés. Je décide donc ne pas prendre de photos pour l’instant.

La pluie se calme au bout de 10 minutes. Une seconde cellule passe juste après la première, avec un ciel clair cette fois-ci qui permet la photographie de la foudre. Clic-clac, je réussi à en attraper quelques uns, malgré un temps pose limité à 8 secondes (et un autofocus capricieux qui m’oblige à faire le point sur les lampadaires).

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Mon attention est retenue par de nouvelles cellules se formant vers le SO, avec une activité électrique conséquente. J’en profite pour changer de place le temps que les deux premières cellules rejoignent des contrées plus septentrionales.

Les voici, entourées en noir sur l’image radar. Elles frôleront la ville sans la touche complètement (seule sa partie Ouest connaîtra des précipitations). Mais à l’arrière, sur le NE de la France, de nouvelles cellules sont déjà organisées.

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Nouvelle série de photos et la dernière car par la suite, les cellules s’éloigneront et diminueront en intensité.

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Et puis, il est environ 0h40 lorsque je me décide à rentrer. A cet instant là, je me dit que c’est fini pour cette nuit. Mais à mon retour, je découvre que non.

En effet, de puissantes cellules on fusionné sur le NE de la France, provoquant au passage d’importantes chutes de grêle, des vents impressionnants. Le système se présente sous la forme d’un front axé NO-SE et travers la Belgique en direction des Pays-Bas. Il lui aura fallu près de 3h pour arriver, puisant son énergie dans l’instabilité atmosphérique encore bien présente, malgré le passage d’orages plus tôt.

L’arrivée du monstre. Celui-ci file a une vitesse affolante vers le NNE, et dans une direction légèrement différente. A 3h35, l’ensemble est bien structuré. Mais alors que la partie Ouest prend une franche direction Nord, la partie Est du multicellulaire veut s’en écarter.

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Au moment où l’orage frappe Rotterdam, la partie Est de celui-ci se désagrège tout à fait.

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Sur les 3h30, je me rhabille, et file cette fois-ci en direction du Willemsbrug avec la ferme intention de prendre des impacts au dessus des immeubles ultra-moderne de la ville. Mais je fut brutalement stoppée bien avant par une soudaine augmentation du vent et de la pluie. Je trouve abris au pied d’un immeuble d’habitation. Un véritable déluge s’abat. Le vent est une véritable furie. A tel point que je me demande si y a pas quelque chose là-haut qui ne demande qu’à descendre. Je décide de prendre une série de vidéos avec mon apn afin de garder une trace précieuse de ces instants. Voici le montage qui en résulte.

Je vous recommande d’avoir une installation audio un peu bonne pour profiter du bruit des rafales et du tonnerre.

On peut voir en seconde partie de la vidéo, quand la pluie et le vent se calment, que l’activité électrique est incessante.

Je suis vraiment comblée pour cette soirée. Cette chasse s’est déroulée sans fausse notes. J’ai pu prendre en photos de beaux spécimens d’éclairs, et une vidéo pour la seconde partie de la soirée.

Il est 5h10 du matin. L’orage s’éloigne tandis que quelques éclairs se manifestent en Nord depuis la fenêtre de mon studio. Oui, je crois que je peux aller dormir maintenant.

Lorsque je décide de me coucher enfin, l’orage est déjà loin au Nord mais a perdu considérablement en puissance. Il s’étale de part et d’autre.

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Je vous propose le film radar de cette folle nuit. Images toutes les 5 minutes, de 20h à 6h du matin. Cela permet de voir de façon dynamique comment se sont organisées les cellules de l’orage de 4h du matin et l’effet « onde de choc » bien visible. Séquence Quicktime encodée en H.264, 4.6 Mo.

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EDITH PIAF (oui je sais, elle était facile celle-là) :

Quelques photos montrant des branches un peu importantes qui ont été arrachées par le coup de vent sous l’orage.

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Orage diluvien à Luminy – 2 Novembre 2008

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Toute la matinée, et la journée d’avant, un vent de Sud-Est souffle, avec parfois de violentes rafales. Des orages ont frappés durement plusieurs régions du Sud provoquant de grandes inondations.

Au large, à des centaines de kilomètres, des nuages se massent. Ils se développent, dopés par le contraste de température entre la mer, l’air doux situé dans les basse couches et celui plus frais en haute altitude. Ce sont des orages. Ils s’étirent sur un cordon très long, avançant de manière quasi frontale. Une onde radar se propage dans le coeur des nuages et se reflète sur les gouttes d’eau qui tombent lourdement dans la mer Méditerranée, par milliards. Cette onde radar provient du Nord, et une partie a rebondi et entame déjà le chemin inverse. A la vitesse de la lumière, elle percute une antenne métallique. Des électrons sont excités. Ils passent dans de longs fils de cuivre, et pénètrent dans plusieurs appareils. Des centaines de kilomètres plus loin, ce qui était une onde radar forme sur un écran d’ordinateur une longue forme rouge rectiligne, face à mes yeux.

Je décide d’y aller. Direction : le Belvédère, près des calanques de Sugiton, il y a une vue imprenable.

Trépied, appareil photo numérique, veste. Je suis fin prêt pour partir « en chasse ». Le vent est parfois violent. Sur le chemin, j’ai même eu quelque difficultés à avancer. Sur ce même chemin, je me prend à rêver à ce qui avance sur la mer. Les flots démontés. Les éclairs aveuglant. La pluie intense. Une ambiance particulière règne. Je parviens rapidement au Belvédère. La-haut, le vent est incroyable. Rien ne le stoppe avant de me toucher, pas un seul obstacle. Il est dans sa force d’origine. Le ciel est fragmenté, les nuages avancent à une allure impressionnante. Mais mon regard est obsédé par ce qui pourrait arriver là-bas, à l’Ouest.

En dix minutes, le ciel change. A l’Ouest, tout bascule. A l’Ouest, une bande sombre apparaît progressivement. Et au dessus, une zone plus claire. Oui, c’est bien ça : un arcus.

Et il prend de l’ampleur.

Le doute n’est plus permis. IL arrive. L’orage. Et dans une atmosphère agitée, je vois s’avancer ce dont je rêve depuis mon premier jour à Marseille : un orage précédé d’un arcus sur la mer. Je lutte comme je le peux contre le vent, agrippée à mon trépied, tentant de garder tant bien que mal mon doigt sur le déclencheur pour immortaliser cette scène.

Le déplacement des nuages est trompeur : ils vont du Sud vers le Nord alors que le système va dans un sens SO-NE. Quelques gouttes virevoltent.

Le dessous de l’arcus est agité.

Et puis ça se gâte. Le ciel s’assombrit. Je ne remarque pas le passage de l’arcus qui doit être au dessus de me tête.

La pluie met un temps à bien se mettre en place. La mer perd en contraste. Les premières pluies tombent. Mais propulsées par le vent, les gouttes d’eau filent presque à l’horizontale, avec violence. Elles percutent ma peau. C’est assez douloureux. Je décide de m’abriter du vent au pied de la table d’orientation.

La pluie maintenant tombe plus fort. Des coups de foudre frappent régulièrement la rade de Marseille. Un autre tombe plus près. Je me dis que ma position n’est sans doute pas la plus sécurisée, au sommet d’un éperon rocheux. Mais je ne me décide pas. Mais peu avant qu’un coup de foudre plus proche ne frappe, j’avais entendu comme une décharge électrique, très très proche. Sans doute des traceurs ascendant qui s’étaient élevés du Belvédère. Je choisis cette fois-ci de quitter les lieux.

Cela n’est pas évident, avec le vent toujours aussi puissant et la pluie qui redouble d’intensité. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Arrivée au milieu du chemin entre le Belvédère et une plateforme-croisement, la pluie se met à tomber avec une violence inouïe. Je me retrouve en l’espace d’une minute pris dans une véritable douche. Mes vêtements sont complètement gorgés d’eau. Je tente tout-de-même de prendre un cliché et une vidéo, mais cela est difficile. J’arrive en forêt, où je découvre que les chemins se sont transformés en véritables torrents. La pluie ne semble pas vouloir s’arrêter. Là-haut, se sont des tonnes d’eau qui tombent en quelques secondes. Je prend une dernière image, voyant que mon appareil photo ne réagit plus normalement.

Le chemin est bordé par ce qui est désormais une rivière, elle déborde par endroit. Je marche sans m’en préoccuper dans les flaques d’eau, mes chaussures étant déjà inondées.

Je regagne finalement mon studio alors que les pluies relâchent leur emprise. C’est dégoulinante, trempée que je reviens dans mon studio. Je me regarde dans le miroir… et éclate de rire. J’ai pris une douche toute habillée !

Orage marseillais d’automne (26 Septembre 2008)

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Juste quelques photos d’un orages qui est passé en fin d’après-midi sur Marseille, le 26 septembre, donnant quelques pluies parfois soutenues, du tonnerre, et du vent.

En premier, vue vers l’Est, l’arrivée de l’orage, avec un arcus peu consistant (on peut voir le Mont Puget à droite).

Ensuite, vue vers le NO, avec le sillage turbulent, et le rideau de pluie sur la droite.