[Note avant de s’embarquer totalement dans l’histoire. Il s’agit d’une FICTION. Basée sur des faits réels, et à l’occasion du centenaire de la traversée et du naufrage du Titanic. Aussi, je prendrais quelques libertés durant le récit. Merci. Aussi, note concernant le genre employé dans ce récit : formulation masculine, car au moment où je l’ai écrit, j’étais encore dans le placard. Et in universe, je préfère quand même conserver la forme masculine, pour ne pas avoir à expliquer les implications d’être une femme trans au début du XXème siècle.]
Demain, je m’embarque pour Cherbourg. J’y prendrai le Titanic, navire flambant neuf, qui partira de Southampton, en Angleterre. Malheureusement, il m’est impossible de rapporter des clichés à cette époque. Je ferai quelques esquisses, dessins, selon mon envie, du voyage. J’occupe actuellement un hôtel proche de la Gare Maritime. Le Titanic devrait arriver demain en fin de journée, sur les 18h30 environ. Je suis assez enjoué à l’idée d’un tel voyage, mais un peu effrayé de son issue… J’ai bien pris soin cela dit d’avoir pris un billet de 1ère classe, certes cher, mais suffisamment abordable avec la monnaie de nos jours. De plus, et surtout, cela sera assez vital lorsqu’il faudra évacuer le navire lors de son naufrage.
Le voyage durera 4 jours. 4 jours durant lesquels je vais m’efforcer de vous faire découvrir le navire. Je ne compte pas vous accabler avec d’ennuyeuses descriptions ; aussi je ne parlerai uniquement que des choses qui me marquerons. Le 5ème jour, espérons qu’il y ait un 5ème jour, en principe à bord du Carpathia.
J’oubliais : cela sera ma première croisière.
Rendez-vous à peu près tous les jours en début de soirée, milieu de nuit, le seul moment tranquille de la journée où je pourrai sortir mon ordinateur en toute discrétion et envoyer mes articles depuis 1912. Comment je fais ? Dès fois l’espace-temps possède quelques brèches, il suffit de se rendre au bon endroit, au bon moment, pour aller où l’on veut.
Avec vue sur l’Archipel du Riou.
C’est à Callelongue que je me rends, en cette très douce journée du Vendredi 30 Mars. Aller là-bas, c’est comme se rendre dans un village reculé. Il faut d’abord prendre le métro jusqu’à Castellane, et emprunter le bus 19. Jusqu’au Terminus, situé à Montredon. Il ne reste plus qu’à attendre le bus 20. Ce bus n’est pas un bus comme les autres. Il tient plus du Van, peu fourni en places. Et pour cause ! Celui-ci passe par une route que les autres bus ne pourraient pas prendre.
Donc le bus 20 arrive, et nous prenons la route pour Callelongue. Passage par l’Escalette et son petit port de pêche ; nous prenons un chemin sinueux, qui longe la côte, nous offrant une vue merveilleuse sur les roches dégarnies exposées aux assauts de la mer. Nous passons par Les Goudes, véritable village, nommé par les marseillais comme étant « Le Bout du Monde ». Et après un ultime petit col, nous voici à Callelongue. Nous sommes toujours à Marseille, dans la 2ème ville de France. Et pourtant, il est difficile d’y croire ici.
Au pied du massif de Marseilleveyre, dans une Calanque, se loge Callelongue. Mon objectif ensuite est d’aller à la Calanque de Marseilleveyre. Je passerai par un sentier qui longe le bord de mer, avec une vue privilégiée sur l’archipel du Riou, ce groupe d’îles sauvages situées au Sud de la ville.
Le printemps finit quand même par arriver, malgré la sécheresse actuelle. Vue sur le Cap Croisette et l’île Maïre, qui est une réserve totale, avec interdiction d’accoster, et par conséquent de randonner. C’est un véritable sanctuaire, paradis des Gabians. Celle-ci culmine à 138 mètres, du haut du Pic des Gabians (ce n’est pas un hasard…). Notez à droite la route qui longe la côte ; c’est par ici que le bus 20 est passé.
L’Archipel du Riou se présente rapidement, en même temps que l’île Maïre se dissimule à l’Ouest, derrière une colline.
Je parviens dans une zone incroyablement sèche. La végétation n’y est pas exubérante, et rase. En contrebas, avant la mer, gît une zone totalement désertique, vierge de toute végétation. Je m’y rends, sous l’oeil du sémaphore abandonné juché sur le Rocher des Goudes.
Ô surprise. Ce soir, je découvre que les lampadaires du quartier étaient éteints. L’occasion pour faire quelques vues longue pause, sans griller le capteur.
La présence de la Lune et de Vénus est nettement mieux mise en valeur du coup.
Nous étions une quinzaine cette nuit là sur « notre » terrain d’observation à Rians, ce Samedi 24 Mars, pour la 29ème édition des RAGBR.
Mais tout d’abord, une parenthèse concernant mon télescope. Les miroirs avaient besoin d’un sérieux coup de nettoyage. Donc démontage du barillet du primaire, démontage du secondaire. Bain dans de l’eau avec quelques gouttes de liquide vaisselle, rinçage à l’eau déminéralisée, un peu de papier absorbant pour éliminer les quelques gouttes résiduelles à la surface. Et voilà !
Avant le nettoyage.
Et ici, après.
Il reste quelques saletés, mais celles-ci sont collées à l’aluminure. Hors de question de tenter de les enlever, cela endommagerait cette dernière, qui de plus va bientôt sur ses 10 ans.
Collection d’instruments sur le terrain. Cela ressemble à une star party pratiquement !