Curiosity selfie at Vera Rubin Ridge – A postcard

Au Sol 1943 Curiosity a réalisé un autoportrait MaHLI. Du coup, c’est une bonne occasion de réaliser une nouvelle carte postale. Ciel de synthèse évidemment. J’aime bien ces images MaHLI qui montrent de belles nuances de couleurs.

On Sol 1943, Curiosity was taken a MaHLI self-portrait. So, a perfect occasion to make a new postcard. I particulary like those MaHLI pictures because they are showing beautiful color nuances.

Enjoy !

Curiosity at Vera Rubin Ridge – Sol 1903

Au Sol 1903, après avoir enfin atteint la crête Vera Rubin, Curiosity saisissait un magnifique panorama couleur complet du site autour de lui. Et quelle vue ! C’est bien simple : l’uns des panoramas les plus spectaculaires jamais enregistré.
Et il me fallait faire les choses bien. Notamment à la faveur de l’aide précieuse de Doug Ellison, chargé régulièrement de programmer des panoramas Navcam au JPL. Ce sol-ci, il a commandé au rover de prendre une série de clichés du rover lui-même, dans sa globalité, peu avant que celui-ci ne commence la longue procédure d’intégration Mastcam34. Le but ? Pouvoir compléter ce panorama comme tant d’autres qui n’intègrent pas le rover dans la scène. Et je suis parvenue à faire un résultat jamais obtenu auparavant : un panorama réellement complet et couleurs !
Le travail ne fut pas simple : tout d’abord les images Mastcam ne furent pas envoyées en couleur mais en noir et blanc avec matrice de Bayer. Ensuite, il me fallait faire correspondre images Mastcam et images Navcam de façon à ce qu’elles puissent bien se compléter. Après, la mise en couleur de la scène Navcam. Enfin, l’ajout d’un ciel de synthèse, crée à partir d’une base fournie par Steve Albers via UnmannedSpaceflight.

Le résultat est disponible ci-dessous.

On Sol 1903, after reached Vera Rubin Ridge, Curiosity was taken a beautiful color panoramic of the surroundings. And what a view ! It’s simple : it’s one of the most spectacular panorama ever recorded.
And I wanted to do things right. With the very helpful initiative of Doug Ellison, in charge of programming Navcam panorama at JPL, the dream was reachable. This sol, he commands the rover to take a set of pictures of the rover itself, full body, just right before a full Mastcam34 integration. The goal ? To complete this panorama because most of them don’t include the rover deck. And I did manage to have a result never obtain before : a true complet color panorama !
The process was not simple : first, Mastcam pictures weren’t downlinked in colors but in greyscaled-jpeged-Bayered form. Then, I had to match Mastcam and Navcam images in order to have a smooth transition between them. After, the colorization of the Navcam scenery. Finally, adding a synthetic sky with the help of an image provided by Steve Albers, via UnmannedSpaceflight.

The result is available below.

Version haute-résolution / High resolution version (17,4 Mo)

De Martigues à Bergerac

Ce week-end (les 6 et 7 Janvier), avec ma mère nous sommes descendues à Martigues pour y déposer mon frère (il s’installe à Aix-en-Provence). Si à l’aller je n’ai pas pu vraiment réaliser de photos, notamment car nous étions passé-e-s par l’autoroute, au retour on a pris une autre route, qui se calque pratiquement intégralement à mon périple de 2008 nommé Marseille-Bergerac. Et ramener quelques clichés.

Martigues. L’étang de Berre. Cela faisait depuis fin Août 2013 que je n’avais plus vu cette endroit. Et je fais découvrir ce paysage à mon 70D, qui n’a connu principalement que Dijon et Bergerac. C’est le matin, le Soleil est à peine levé. Un vent de Sud-Est souffle fortement. Dieu que cet endroit m’avait manqué !

Zoom sur la Sainte-Baume, au loin dans les brumes. En avant-plan, la surface de l’étang, fortement ridée par le vent.

Martigues et l’uns de ses ponts.

Juste avant de partir pour Bergerac, cliché au 10-20. Il me fallait le faire.

En route pour Sauve et Le Vigan. Des étapes du Marseille-Bergerac dont je me souviendrais tout le temps. 

Ce triangle jaune collé à Sauve, est là depuis 10 ans. Il est écorné, fendu, des parties manquantes, mais il est toujours là, malgré le climat de la région, alternant entre épisodes cévenols et fortes chaleurs provençales.

Cette route est l’une des nombreuses routes que j’ai traversé à pieds en 2008.

Et deux photos depuis ce pont en pierre qui traverse une gorge au fond de laquelle coule un tout petit ruisseau, qui doit probablement se changer en torrent lors d’épisodes méditerranéens.

On traverse les Cévennes puis le Larzac pour déboucher en vallée du Tarn ou trône la ville de Millau et son viaduc. Temps très agité, beaucoup de vent, de la pluie, de la grêle.

Le viaduc dans le lointain et dans les brumes. Cet ouvrage reste toujours aussi impressionnant.

Je me concentre sur le ciel vraiment tourmenté ici. Ciel précurseur d’épisodes orageux assez intenses sur toute la région Provence et Roussillon.

Dernière photo avant la tombée de la nuit, en Aveyron à deux pas du Cantal. Le point culminant de notre voyage et la bascule entre la zone d’influence méditerranéenne et atlantique.

J’espère pouvoir revenir vers Martigues voire mieux, Marseille pour de nouveau m’imprégner de ces endroits, qui me manquent terriblement.

Meilleurs Vœux 2018

Comme à chaque 1er Janvier sur ce blog depuis quasiment sa création, l’heure est venue de vous souhaiter une très belle année 2018 !

Que dire de l’année passée ? Bien, 2017 ne fut pas une année des meilleures j’ai envie de dire. Beaucoup de passages à vide, de remises en questions. Vous l’avez constaté, mais depuis deux ans maintenant, l’activité de ce blog est nettement moins élevée qu’avant. Je fais moins de reportages, et ne publie presque plus qu’uniquement du contenu d’origine extraterrestre. Martien on va dire. Et cela n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Je m’assurerai toujours de délivrer ici des productions de qualité, des productions exclusives.
Alors oui, au mois de Mars 2017, j’ai laissé tomber mes productions martiennes. La raison ? Elle est toute simple : je me sens dépassée par les « nouveaux » producteurs d’images. Ils font de l’excellent travail, mais je ne peux décemment pas me placer en « concurrence » avec ces gens qui possèdent des ordinateurs bien plus puissants que le mien et de meilleures compétences en logiciels.
Toutefois, je me suis remise au travail, et j’ai décidé de ne pas me laisser influencer par tout ceci, et me dire que -à quoi bon ?- cela fait 13 ans désormais que je suis dans le secteur, que j’aime faire ce que je fais. Et si je dois mettre plus de temps à sortir une belle image, tant pis ! J’ai conscience de mes capacités en ce domaine.

Mais il n’y a pas que Mars. Sur Terre, à Bergerac, cette année fut une excellente année à orages. J’ai pu exploiter le plein potentiel de mon récent appareil photo numérique, et j’ai produit des images comme je n’en avais jamais vraiment produites en fait. Et cela, j’en suis vraiment contente, même si je dois avouer que ma soif d’orages n’a pas vraiment pu être étanchée.

Jetons un œil du côté statistiques.

Cette année le blog n’enregistre que 11230 visites. Et c’est peu. Vraiment peu. La plus mauvaise année jamais faite. Jusqu’à l’année 2014, j’étais habituée à ce que chaque année il y ait un peu plus de visites. Et cela fait un choc.
Le top 3 des articles les plus visités cette année sont :
1 • Coucher de Soleil … sur Mars
2 • Explorons le tunnel du Rove
3 • Tutoriel : Hugin – Ou l’ultra grand angle gratuitement

J’espère pouvoir redresser un peu la barre et être un peu plus présente sur ce blog cette année.

De ma part, meilleurs vœux 2018 !

Un nouveau regard sur Vénus avec AKATSUKI

La sonde AKATSUKI (aussi appelée Planet-C, mais également Venus Climate Orbiter) est une sonde japonaise lancée par la JAXA (l’agence spatiale nationale), il y a 8 ans bientôt, en 2010. Cette sonde est un peu maudite car elle rate sa première insertion en orbite autour de Vénus lors de son arrivée à destination le 7 Décembre 2010 du fait d’une panne des moteurs qui auraient permis une insertion orbitale correcte. Ce n’est qu’en 2015, après plusieurs années d’errances autour du Soleil, que AKATSUKI réussit à se placer en orbite autour de l’énigmatique planète, sur une orbite hélas trop distante, ce qui ne permettra pas à la sonde de remplir correctement sa mission…

Voilà pour l’histoire. En ce qui me concerne, je ne m’intéressais pas trop à cette sonde, jusqu’au jour où j’ai décidé de pousser la curiosité à creuser le site web dédié, et tomber sur les images RAW de cette mission. Et je me suis dit que ça serait pas mal d’essayer de traiter quelques images, histoire de « voir ce que ça donne ». Je ne suis pas déçue du résultat, que je vous présente ci-dessous.

Note : deux caméras m’intéressaient principalement. La caméra UV1, qui capture des images en ultraviolet à 283nm et 365nm (ce qui permet notamment de faire des images en fausses couleurs, après un petit traitement visant à reconstruire une couche verte), destinée à observer l’atmosphère de la planète de façon détaillée. Et la caméra IR2, qui permet -entre autre- d’observer la « chaleur » de l’atmosphère de la planète sur son côté nocturne.

Cette image très particulière montre le côté nuit de Vénus en infrarouges thermique. Image en fausses couleurs donc, obtenue à partir de deux longueurs d’ondes différentes (1.74µm & 2,26µm). C’est donc la chaleur nocturne de Vénus que nous voyons ici.
Vénus en ultraviolets. Les couleurs (faussement RGB), permettent de distinguer les différents composants de l’atmosphère vénusienne. Les teintes ocres correspondent au dioxyde de souffre (SO²).
Notez que l’on distingue assez bien les zones climatiques : régions polaires plutôt claires, peu turbulentes, et les régions tropicales, larges, plus clairsemées.
Détail sur le pôle Sud de Vénus, et son « vortex » polaire. Il semblerait que les nuages clairs soient situés plus hauts en altitude que ceux des latitudes plus tempérées. On distingue ici parfaitement une bande de cirrus/cirrocumulus, qui est peut-être liée à un jet-stream.
La dynamique atmosphérique vénusienne est sans nul doute aussi complexe que celle de la Terre.
Cette image est ma première mise en couleur des images d’AKTSUKI.

Edit du 9 Janvier 2018. Ajout de deux nouvelles images.

Images acquise lors de l’orbite numéro 13 de la sonde japonaise. Celle-ci montre une quantité incroyable de détails sur les nuages équatoriaux, tropicaux et extra-tropicaux de la planète. Les teintes rouge indiquent une grande quantité de dioxyde souffre.
Image prise peu après la précédente, mais avec une distance plus grande, révélant la quasi totalité du globe.

Edit du 11 Janvier. Ajout de 5 images, notamment d’images IR2.

Il faut comprendre ces images comme étant des sortes de « masques ». La chaleur émane des couches profondes de l’atmosphère et est absorbée par l’épaisse couche nuageuse. Donc les zones les plus claires sont les zones les moins « épaisses ». Et les plus chaudes aussi. Donc à priori les plus actives.
Et on le voit, Vénus est une planète à la météorologie complexe.
Cette image d’une grande finesse montre ce qui semblerait être un front orageux (zone sombre en dents de scies).
Il me semble évident que ces images montrent assez bien l’activité météo dans les basses couches, notamment des conflits de masses d’air se traduisant par des fronts (chaud/froids) qu’on peut distinguer sur les zones claires.
Je termine par cette image UV1 montrant des détails remarquables sur tout la bande tempérée et tropicale.

Ajout du 13 Janvier.

Image composite consistant en deux images prises à deux distances différentes, me permettant de combler quelques manques et obtenir une image de Vénus bien large, et aussi détaillée.
Image UV1 qui révèle quantité de détails, notamment en matière d’activité convective.

Curiosity at Bagnold Dunes : remastered

Au mois de Mars je composais ce panorama acquis au Sol 1601 de la mission Curiosity à l’aide des images Mastcam envoyées par le rover. Le seul hic si je puis dire c’est que toutes les images avaient transmises en niveaux de gris, avec une matrice de Bayer et d’horribles artéfacts dus à la compression jpeg.
Mais avec les données du Planetary Data System, j’ai pu refaire ce panorama, dénué de tout artéfacts résiduels de cette matrice. En résultent des couleurs plus naturelles, des contours plus fins. Bref, tout bénéf !

Donc voici ce panorama, remixé !

At the month of Mars, I composed this panoramic acquired on Sol 1601 of Curiosity mission with the help of pictures sent by the rover. The only problem was that the images were downlinked in greyscale, with a Bayer matrix and horrid artifacts due to jpeg compression. But, with the datas of the Planetary Data System, I was able to remake this panorama, with no artifacts due to the Bayer matrix. Resulting in more accurate colors, finer details. So : all is finally right !

So, here is this panorama, remixed !

Version moyenne-résolution (12,5 Mo)

Version haute-résolution (42,5 Mo)

“La Terre Promise” – Sol 1887 Postcard

Un panorama Navcam pris lors du Sol 1887, le 27 Novembre 2017 (soit le jour de l’écriture de cet article), où l’on voit distinctement les mesas qui bordent la partie Ouest du Mont Sharp. C’est là-bas que se dirige Curiosity, dans une vallée qui commence à être parfaitement visible.

A Navcam panoramic taken on Sol 1887, the 27th November, 2017 (so, the day this article was wrote), where we can clearly see the mesas complex bordering the West side of Mount Sharp. This where Curiosity is heading, in a valley which become more and more visible.

Mars, by Curiosity – A Sol 1856 Postcard

Curiosity est hissée sur le plateau de la crête Vera Rubin. Sa vue est sans pareille. La vue la plus spectaculaire jamais obtenue depuis la surface d’un autre monde. Ce monde, c’est Mars. Le rover a pointé sa caméra la plus puissante pour obtenir ce panorama saisissant de son site d’atterrissage au cœur du cratère Gale. Devant un paysage caillouteux, se dressent, comme les ruines d’un autre temps, les buttes Murray. A l’arrière, à la douceur contrastant vivement avec l’aspect brut de l’endroit, les dunes Namib. Tous ces endroits ont été explorés par Curiosity. Et au loin, les immenses platitudes du fond du cratère, qui se terminent par ses montagnes, qui forment des remparts, aussi haut que les Pyrénées sur Terre. Si je ne devais retenir qu’une seule image devant résumer Mars, ce serait celle-ci.

Curiosity has reached the summit of Vera Rubin ridge. The view is like no other. The most spectacular view ever taken on the surface of another world. This world, is Mars. The rover have pointed her most powerful camera to capture this breathtaken panorama of her landing site, in the heart of Gale Crater. In front of a cobbled landscape, reach, like ruins from an other time, the Murray buttes. Just behind, with a smoothness contrasting sharply with the raw look of the place, Namib dunes. All of these places were explored by Curiosity. And far away lays the deep plains of the crater, which ends with is mountains, tall as the Pyrénées on Earth. If I had to keep one image that could contains all of Mars, I would choose this one.

Cassini Grand Finale – Celebration Mosaic

Le 15 Septembre 2017, la sonde Cassini nous disait adieu en plongeant dans l’atmosphère de Saturne, après une mission de 13 ans. La sonde a donc consommé ses dernières réserves d’ergols pour une ultime manœuvre la conduisant dans l’atmosphère de la géante aux anneaux. Cette mission fut incroyable, couronnée de succès et offrant un nouveau regard sur Saturne et son système.
Il m’est déjà arrivée de traiter les images des caméras de la sonde, mais pas autant qu’avec Curiosity&Co. J’ai pris la décision de rendre hommage à toute la mission en composant la toute dernière mosaïque jamais faite par la sonde. Un travail délicat, qui n’est pas parfait certes.

Merci à Cassini et à toute son équipe !

On 15th September, 2017, Cassini said goodbye with a dive into the atmosphere of Saturn, after a 13 years mission/ The spacecraft consumed her last drops of carburant for an ultimate maneuver conduct her in the atmosphere of the ringed giant. This mission was incredible, way beyond expectations, and offered us a new look on Saturn and its system.
Time to time I processed some of the pictures sent by the spacecraft, but not as much as with CuriosityCo. I took the decision to pay my tribute to the whole mission by composing the very last mosaic ever taken by the spacecraft. A delicate task, not so perfect yet.

Cassini and her team : THANK YOU !