Entre le 8 et 15 août, je séjournais en Pays Basque français du côté de Dax avec des amies. L’un des objectifs étant de pouvoir se rendre plus facilement en Espagne pour l’éclipse totale de Soleil. L’autre objectif étant : repos. On va chill sur les plages, faire trempette. Et c’est à peu près ce qui s’est passé.
Début de séjour marqué par de l’instabilité, avec des orages qui se manifestent dès notre arrivée. En vérité, j’ai observé les premiers développements cumuliformes sur les Pyrénées dès le milieu de la journée et ceux-ci ont vite envahit le ciel durant l’après-midi, jusqu’au soir. Et cela faisait longtemps que je n’avais plus vu d’aussi belles structures orageuses.
Ambiance sur les Pyrénées.
Le lendemain, direction la plage, à Seignosse (plage des Casernes). Je renoue le contact avec l’océan, contact perdu depuis 10 ans désormais.
Et comme la veille, les conditions instables sont toujours présentes. L’on voit bien le cumulo-nimbus qui s’est déjà développé et va envahir progressivement le ciel de son enclume.
Masquant au passage le Soleil dans cette éclipse somme toute très banale. L’ambiance est toutefois sympathique et inédite pour moi.
Le soir-même, depuis le gite, l’agitation kéraunique est clairement visible et je peux prendre des photos, au calme, depuis la terrasse. De photos que je n’ai jamais pu réaliser depuis Saint-Astier, du fait de manque de points de vues adéquats et de conditions de visibilité de l’activité orageuse nulles (bien souvent intranuageuse et confinée au rideau de pluie). Ici, la pluie est plus modérée, et surtout, l’activité électrique est bien visible.
Je voudrais photographier plus, mais je dois économiser la batterie de mon 70D. En effet, j’ai oublié le chargeur à la maison et il ne me reste plus que 50% d’autonomie. Mais je découvrirai à la fin du séjour que j’avais encore suffisamment de capacité pour continuer les prises de vues. Mais je ne voulais pas risquer de me retrouver privée d’un boitier pour les photos de l’éclipse du 12 Août.
Soirée au coin de la lampe LED rouge avec les collègues astronomes, voisins du gite, sous la Voie Lactée, au lendemain de l’éclipse.
Dernière journée de plage avant le retour au bercail le lendemain.
Ces ambiances sont douces. L’air n’est plus brûlant, ni même vraiment chaud. C’est doux, l’eau n’est pas froide dans cette atmosphère déjà nostalgique.
On écouterait bien des chansons de Laurent Voulzy, lui et son rapport à la plage.
«Quand vient la fin de l’été.
Sur la plage.
Il faut alors se quitter.
Peut-être pour toujours.
Oublier cette plage.»
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