
Bien souvent dans mes articles je propose des photographies montrant un très large champs, comme si je disposais d’un objectif ultra-grand angle genre 10-20 de chez Sigma. Or, il n’en est rien, je ne dispose que de mon zoom 18-200. L’astuce réside dans un assemblage panoramique de 3 vues prises en mode portrait, assemblées entre elles, et mises en projection rectilinéaire, procurant cette sensation « grand angle ».
Depuis le temps que je veux le faire, voici un tutoriel à l’usage des gens fauchés comme moi qui ne peuvent pas se payer un 10-20 ou pire, un 8-16 et voudraient quand même faire du grand angle. Qu’à cela ne tienne : Hugin est là pour vous !
Je vous recommande de télécharger la toute dernière version de ce logiciel d’assemblage panoramique, qui est libre, open-source et gratuit, qui n’a rien à envier aux équivalents commerciaux du genre (Stitcher, Autopano Pro ou encore PTGui). Pourquoi s’en priver ?
Allez dans la section « Download » du site officiel, où des paquets sont disponibles, pour toutes les plateformes (PC Windows & Linux, Mac OS (ouf ! Leopard 10.5 n’est pas oublié !).
Normalement, vous ne devriez rien d’autre avoir à faire que de suivre la procédure d’installation. Le logiciel est installé prêt à l’emploi par la suite (car avant il fallait bidouiller pour faire tourner le petit programme d’ajout de points de contrôle automatique).
Vous êtes prêts ? Bon bah on y va.
Il vous faut tout de même un matériau de base : 3 images. Soit vous allez dehors, et effectuez 3 prises de vues, avec le minimum de focale possible, en format portrait (la longueur dans le sens vertical), ou soit vous prenez les 3 photos que je met gracieusement à votre disposition ici même (en format original, attention !).
Voici notre espace de travail. Les trois prises de vues, en mode vertical (ou portrait).
Ouvrons et découvrons Hugin. Il s’agit bien de la version “2011.4.0”. Dans le rectangle rouge, les onglets qui nous concernerons véritablement. En noir son pointés les deux boutons essentiels : l’optimisation du panorama, et le bouton qui affiche la fenêtre de prévisualisation en temps réel. Cette dernière servira à ajuster finement le panorama (projection, inclinaison, angle de vue), le recadrer au besoin, et vérifier le bon assemblage surtout.

Le 26 Mai 2008 j’ouvrais le domaine « db-prods.net » afin d’y installer un blog WordPress et montrer mes productions diverses, qui ont rapidement été d’ordre photographique. La plate-forme du blog ne fut installée que le 30 Mai, après que l’hébergement fut totalement fonctionnel (DNS, espace ftp, base MySql).
Quatre ans déjà. En fait, sous le flot de tous les changements opérés sur ce blog, mes études, etc. j’ai l’impression qu’il s’est passé plus que quatre ans. Un petit point statistiques.
Depuis sa création, ce blog a été vu 85 466 fois. Le jour de record de visite absolu est le 23 Juillet 2009 avec 5 056 visites. C’est aussi 1096 commentaires ! En fouillant dans les statistiques détaillées, je me suis rendu compte que la majeure partie des visites ne provenait pas des vues directe mais de la consultation du flux RSS (et ne sont pas comptées ni par l’outil intégré de stats, ni par Google Analytics). Cela m’apporte environ 300 visites par jour, mais à nuancer car il se pourrait bien que ce ne soit que le ping des agrégateurs de flux RSS sans que les personnes ne visitent forcément la page (taux de rebond très élevé, c’est un signe). Le taux de rebond actuel, et pour l’ensemble du domaine, est de 54%. Ce qui est un bon chiffre, car il y a quelques années il était de 80%, preuve de l’intérêt croissant porté à mes sites.
Cette première partie de l’année montre aussi un léger gonflement des visites par rapport à l’an dernier. A part ce mois-ci, qui n’est pas terminé, tous les autres mois montrent des visites supérieures à 2000. Et la moyenne de visiteurs pour cette année est de 79, ce qui est le record pour le moment.
Merci à tous ceux qui sont fidèles à mon blog, et qui apprécient ce que je fais. Que cela puisse durer de nombreuses années encore. 2012 pour moi je le sais sera une année décisive, que ce soit d’un point de vue personnel, comme professionnel.
PS : pour m’aider, vous pouvez toujours commander quelques unes de mes productions dans la Boutique en Ligne, ou bien en me faisant un don (voir en bas de la page d’accueil).
Depuis le temps que je voulais le passer sur des tons plus clairs, voici que cela est fait.
Dites bonjour donc à mon blog version 2012. Plus adapté à du texte (notamment la lecture de ma petite série Titanic 2012), et qui devrait être moins fatiguant à lire. Des caractères clairs sur fond sombre étant rapidement fatiguant. Les photos sont un peu moins bien mises en valeur, mais je privilégie un certain confort visuel. Celles-ci sont de toute façon soulignées par une légère ombre.
Le texte donc, est mieux mis en valeur. Merci à Google Font qui offre une diversité typographique plus riche que celle des contraintes traditionnelles du web. Police avec des empâtements, plus adaptées à la lecture. Le rendu global fait très « journal » et c’est bien le but.
Cette mise à jour s’accompagne de quelques traductions des plugins installés sur mon blog (que vous ne voyez pas pour la plupart), ainsi que d’un coup de balai dans la feuille de style. J’ai également fusionné la bannière avec le corps du site, pour un rendu plus cohérent.
En espérant que ces changements vous plaisent.
A bientôt.
PS : dans un peu moins d’un mois, db-prods fêtera ses 4 ans (et par la même occasion de me confesse car j’ai fait une grossière erreur arithmétique en publiant l’an dernier un article célébrant ces mêmes 4 ans, alors que de 2008 à 2011 il n’y a que 3 ans, mea culpa, carpe diem, amen).
Au moment où j’écris ces mots, je suis encore dans le Carpathia. Celui-ci est immobilisé, à New-York. Il pleut, le ciel est gris. Le voyage de bon nombre de personne, 711 au total, prends ici fin. Le mien aussi. Je suis encore sous le choc de ce que je viens de vivre il y a désormais trois jours. Il me faudra du temps pour m’en remettre. Ce n’est qu’en vivant le drame qu’on est mieux à même de prendre la portée de celui-ci. Ne soyez pas étonnés si je ne m’occupe pas de suite mes dessins, j’ai plus trop la tête à les regarder. Je suis nostalgique de ce navire, de ces longues heures passées sur la Promenade Solaire, de l’ambiance feutrée du fumoir, du calme reposant de la suite. Tout repasse dans ma tête comme un film.
Je crois surtout qu’il est temps. Temps de revenir. Ce soir, nous devrions pouvoir descendre du Carpathia et rejoindre la terre ferme. Ce n’est que depuis là que je pourrais revenir dans les temps présents, en 2012. A bientôt.
C’est depuis le Carpathia que je rédige cet article. Avec du retard car il m’a fallu un certain temps pour m’en remettre, tant psychologiquement que physiquement. Et un certain retard aussi car trouver un endroit tranquille à bord de ce paquebot, moins grand que le Titanic, n’est guère chose aisée. C’est donc depuis le fin fond du navire que je vous écrit.
Il est à présent 23h30. Je suis sur la Promenade Solaire. Il fait désormais nuit noire tout autour du Titanic. Nuit sans Lune, nuit sans un souffle d’air, nuit froide. La température de l’air doit être déjà négative, celle de l’eau sans doute légèrement en dessous de 0°C. Appréhensions. Mon regard se perd vers le Large, quelque part droit en avant du paquebot. 23h38. Il devrait être là, quelque part. Bien que mes yeux soient habitués à discerner le moindre détail dans l’obscurité (astronome amateur dois-je rappeler), je ne vois rien. Mais je ne tarde pas à distinguer quelque chose. La forme inquiétante d’une calamité sans nom. C’est bien lui. A peine plus clair sur le fond d’ébène de la mer. Aucune frange d’écume ne signale sa base. A peine quelques dizaines de secondes plus tard, j’entends sourdre au loin trois coups de cloche. Les veilleurs du nid-de-pie viennent d’apercevoir à leur tour l’obstacle : un iceberg, droit devant, à 500 mètres. Je cours en direction de l’avant, juste avant les grilles de la passerelle, côté tribord. L’iceberg arrive vite, très vite, trop vite. Mon cœur palpite. Doucement, je vois la proue s’écarter du danger. Mais tout cela se fait avec trop de lenteur. 200 mètres, 100 mètres, 50 mètres. Sa forme devient de plus en plus imposante. Je sors à tout vitesse mon carnet pour en exécuter le croquis. A peine ai-je le temps d’en esquisser les contours que celui-ci arrive au niveau de la proue. Trop tard, l’impact est imminent. Je me penche. Des pans de glace rayent la coque sans toutefois l’endommager. La lumière des hublots se reflète sur la surface du bloc de glace. Je pose mes oreilles contre le bastingage. J’entends clairement le bruit sinistre du métal déchiré, et autant de bruits sourds, dus à l’explosion des rivets sans doute. Il arrive à ma hauteur. Je le vois défiler, il dépasse d’une dizaine de mètres me semble-t-il le pont promenade. Je ne sens plus une seule vibration dans la coque. Désormais, nous nous écartons de l’iceberg qui déjà, s’évade dans l’obscurité. Cet instant n’aura duré que 2 minutes. 2 petites minutes. 2 minutes qui vont faire basculer le sort de ce navire réputé insubmersible, tellement insubmersible que même la main de Dieu ne pourrait le couler. Il ne fallait pas le défier…