(XL = 40 en chiffres romains pour les perdu-e-s qui seraient tombé-e-s sur ce blog par hasard en croyant chercher une taille de tee-shirt)
Ce Samedi 25 Juin 2012 avait lieu la 40ème édition des Rencontres Astro Gastro en Bouches-du-Rhônes (même si celles-ci se déroulent préférentiellement dans le Var, il n’y a rien à comprendre là-dedans, mis à part que le ciel nocturne est merdique dans le 13).
Nous n’étions que 4 ce soir là, mais peu importe, tant que le coeur y est. Nous débarquons sur notre site de Rians peu après le coucher du Soleil. Installation du matos, quelques observations, et premiers clichés.
A gauche, Lune à main levée sur le 130/900, directement au foyer, à droite, les postes d’observations.
Grand champs à 200 mm, mettant en valeur la lumière cendrée et quelques étoiles.
Entre le Mont Puget et la Montagne Carpiagne, réside toute une série de reliefs, dont le plus important s’appelle « Le Pain de Sucre ». Il culmine à 417 mètres, soit plus que Marseilleveyre, sommet ô combien connu des Phocéens. A chaque fois qu’il m’arrivait de passer par le Col Ricard, je voyais ce petit sommet, à portée de main, avec l’envie d’y aller.
Voici une carte pour bien s’y retrouver. J’ai mis en hautlumière le fameux relief.
Je vous offrir du rêve d’abord, en prenant le métro puis le bus. Pourtant je suis partie détendue hein.
Lever pour aller au boulot (je vous raconterais plus tard mais c’est quand même marrant : on m’a repris pour bosser à la Rue Montgrand !). Donc il est 9h quand je décide de profiter de l’heure de dispo pour aller à Notre Dame de la Garde afin de « chasser » les cellules orageuses qui arrivent de l’Ouest, à toute vitesse. Je n’ai même pas le temps de me préparer que le ciel est déjà bien encombré et parcouru de remous.
Et en un coup de métro, me voici à la Préfecture, à deux pas de Notre Dame de la Garde (bon faut quand même un peu marcher hein). Là haut m’attends une jolie vue sur les quelques cellules orageuses. Il est 10h du matin pratiquement, et il fait vraiment sombre.
Derrière le Frioul se situe une ligne orageuse qui se prolonge jusqu’en dessous du Gard (au large). Les contrastes sont vraiment très intéressants sous ce ciel orageux. Des lenticulaires se forment sur l’image de droite.
Le lendemain de la série d’orages rapides, dont un qui m’a permis d’immortaliser ce coup de foudre sur le Frioul (cf. article précédent), d’autres orages ont frappé la Cité Phocéenne, apportant son lot de pluies et de vent, assez tempétueux.
J’appris en cours de journée que le quartier de Vaufrèges (9ème arrondissement de Marseille, juste avant Luminy) a été frappé par une rafale de vent destructrice, qui a mis à terre plusieurs dizaine de pins, dont quelques uns sur des habitations, ne faisait vraisemblablement pas beaucoup de dégâts matériels, ni humains par ailleurs. Avec des amis, passionnés de météo comme moi, nous sommes allé voir ce qu’il en était. C’était de nuit, sous la pluie, donc pas évident d’apporter des conclusions. Je pensais au départ à une tornade, avis partagé par mes deux compagnons. Or, après une petite investigation plus poussée aujourd’hui au grand jour, je penche de plus en plus en faveur de ce que l’on appelle une « micro-rafale descendante ». Alors derrière ce terme technique effrayant se trouve un phénomène assez simple mais qui peut être très destructeur, et la plupart du temps confondu avec un tornade (ou mini-tornade comme disent les médias alors que ce terme est totalement incorrect). Le mécanisme est assez bien expliqué de nos jours. Dans un orage il y a des courants ascendants et des courants descendants. Parfois, dans des contextes de masses d’air à forts contrastes thermique, il peut arriver que de l’air froid descende à toute vitesse au sein du courant descendant, provoquant une violente rafale de vent qui, en touchant le sol, peut engendrer des dégâts assez considérables. Celle-ci s’étale ensuite, perd en vitesse et en vigueur.
Vaufrèges est un quartier s’étalant sur la colline éponyme, allant jusqu’au pied de la Muraille de Chine, cette formation rocheuse infranchissable, que l’on peut voir en allant vers le Col de la Gineste. Mon hypothèse est que la micro-rafale descendante à dévalé avec force les pentes de la colline, ce qui lui a donné de la puissance, et détruisant en forêt de nombreux pins. Tous sont tombés dans à peu près la même direction.
Alors voici les photos. Elles témoigneront elles-même de la violence du coup de vent. Par endroits ce sont de véritables enchevêtrements de branchages, avec plusieurs arbres les uns sur les autres. Il faut noter enfin que certains de ces pins avaient été touchés assez durement par le feu de forêt du 22 Juillet 2009 (article ici), et par l’épisode neigeux du 7 Janvier 2009 (article ici).