Journée très ensoleillée, et malgré la fatigue relative (couché à 5h environ -NLC obligent- et levé vers 9h45), je suis sortie pour continuer ma série de photos en IR de la ville. Je me suis cantonnée à deux parcs du côté de Gerdiaveg. Il y a de la végétation et des plans d’eau, ce qui donne des résultats assez spectaculaires.
J’ai tenté ce qu’on appelle l’IR « couleur ». C’est simple, au lieu de photographier en N&B, je fais ça en mode standard, donc couleur. Par contre le traitement n’est vraiment pas des plus évident.
Cela commence toujours de la même façon : tout d’abord une rumeur à l’Est. Serait-ce nos yeux qui nous jouent des tours ? Seraient-ce des jeux de contrastes sur les couches de brumes ? L’aurore n’est pas encore arrivée, et déjà la rumeur se fait de plus en plus présente.
Puis les prises de vue de l’appareil photo confirment la rumeur qui devient réalité tangible. Et puis les choses semblent s’emballer. Il fait toujours nuit, et les nuages noctulescents sont déjà là !
A partir de là, tout peut être possible. Vont-ils provoquer une véritable éruption de filaments électriques ? Vont-il s’estomper trop vite ? Vont-il irradier à l’horizon ?
La réponse ne tarde pas à se faire connaître. Dans l’aube naissante, les voiles gagnent en intensité. Et ils se parent de subtiles dentelles.
Le spectacle au dessus des tours de verre et d’acier est sublime. Je prend un panorama à haute-résolution sur les voiles diaphanes.
Le noeud du spectacle se déroule à ce moment là. Cet instant où la lumière solaire illumine avec force les nuages noctulescents, et que l’aube n’est pas encore trop insistante.
Mais cette dernière arrive, inéluctablement.
Des draperies déchaînées résistent encore. Je reste comme hypnotisé par elles.
Oui, il est temps de rentrer. Les NLC tirent leur révérence au dessus du centre urbain.
Jour 4 oui, car le jour 3 c’était celui des NLC.
J’ai baroudé avec mon Bestiau fièrement et récemment pourvu d’un filtre infrarouge. Voici le résultat de mes prises de vues. Pose de 30 s à chaque image (100 iso, ouverture variable). 18 mm et deux zooms à 50 mm.
Décidément, j’aime beaucoup les ambiances que ce filtre IR crée. De plus, la longue pose a pour effet de « vider » les rues.
A Beurs, place très agitée, avec énormément de monde.
Le centre de Rotterdam avec la véritable artère que constitue Coolsingel.
Mais Beurs (le centre Bourse en fait) se prolonge de l’autre côté de Coolsingel. A droite, un quartier assez vieillissant en retrait de Beurs.
Petit tour du côté de Blaak, avec la Willem de Kooning Academy, l’école que j’ai fréquenté lors de mon séjour Erasmus l’an dernier.
Direction le Willemsbrug pour y prendre une vue de Rotterdam, au dessus de la Maas.
L’Erasmusbrug. A droite, verdure du côté de Westesingel.
Plan d’eau et herbes du côté de Eendrachtsplein. Le contraste est violent.
Journée en 3 parties
Je me suis baladé avec mon filtre IR pour faire quelques clichés dans la ville. Chaque vue résulte d’une pose de 30 s (100 iso). Cela procure l’étrange sensation que les rues sont vides alors qu’en réalité elle sont agitées.
Le ciel s’est dégagé en fin de journée, j’ai pris quelques clichés à proximité de l’endroit où je passe la nuit.
Parti sur les quais pour aller voir si ça NLC, j’ai surpris la Lune en train de flirter avec la tour Euromast et une grue située en avant plan. L’occasion de jouer avec l’astre.
Vue plus large montrant la Lune qui joue à cache-cache avec la grue, et Vénus à droite.
Le soir venu, je suis allé du côté de Wilhelminaplein histoire d’avoir un excellent point de vue sur les NLC (car je suis quand même venu en partie pour ça).
Eh bien j’ai pu avec plaisir en voir. Bon, pas très intenses mais suffisamment visibles. Sur les longues poses cela dit, on peut en voir un peu plus.
Contexte au 18 mm. La zone concernée n’est pas très large.
Assemblage panoramique de deux clichés.
Et puis vers la fin l’ensemble a perdu en clarté.
Mais ce qu’il faut retenir : je suis vraiment contente de pouvoir revoir ces NLC tant convoités.